<link>http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog</link> <description /> <language>fr</language> <pubDate>Fri, 06 Jan 2012 11:48:22 GMT</pubDate> <lastBuildDate>Thu, 19 Apr 2018 11:59:14 GMT</lastBuildDate> <ttl>60</ttl> <item> <title>CHILI & BOLIVIE http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/le-chili <p> <em><strong>COMME UN BOOMERANG...</strong></em></p> <p> <img original-height="463" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_d85a14f15d944ee2b2ef77e4283761ce.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 463px;" /></p> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Chemin de fer vers Uyuni &copy; Melissa Mari</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>En octobre dernier nous vous amenions au Chili, &agrave; la d&eacute;couverte de la r&eacute;gion du Maule&nbsp;: son fleuve, ses lagunes, une nature aussi sauvage que passionnante et puis la grande Cordill&egrave;re. D&eacute;paysement absolu&nbsp;! Il nous en a fallu peu pour motiver un nouveau voyage sur cette terre aux mille contrastes. </strong></p> <p> <strong>En route pour le Nord du Chili et le Sud Lipez Bolivien…</strong></p> <p> Comment envoyer du r&ecirc;ve avec un petit budget en partant &agrave; l’autre bout du monde&nbsp;? Environnement, patrimoine, activit&eacute;s culturelles et sportives, prix, accessibilit&eacute; et surtout, accueil&nbsp;! Si vous voulez avoir un souvenir unique de votre voyage, organisez votre propre itin&eacute;raire, cela se r&eacute;v&egrave;lera beaucoup plus excitant. C’est en suivant cette m&eacute;thode que nous avons opt&eacute; pour le Nord &nbsp;du Chili, avec une petite extension sur le Sud Lipez Bolivien. Pour vivre une belle exp&eacute;rience, sans se frotter &agrave; une horde de touristes, nous sommes partis hors-saison, en choisissant la p&eacute;riode de l’automne sur le continent. Voyageurs peu exigeants, sans besoin d’un grand confort et en bonne condition physique, les mois de mai et juin sont id&eacute;aux pour visiter le Grand Nord du Chili, le Sud Lipez Bolivien et une p&eacute;pite, plus au sud bordant l’oc&eacute;an Pacifique. Le temps y est relativement cl&eacute;ment, m&ecirc;me si les temp&eacute;ratures sont fraiches, voire tr&egrave;s fraiches dans le d&eacute;sert, mais c’est l&agrave; tout l’int&eacute;r&ecirc;t de l’exp&eacute;rience!</p> <p> <strong>Le Grand Nord et le Sud Lipez Bolivien</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <img original-height="366" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_ce59a50d37ba4887bd18440571a9a734.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 366px;" /></p> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>laguna colorada Bolivie &copy; Melissa Mari</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> En termes de d&eacute;paysement, c’est vraiment le haut niveau, il est m&ecirc;me possible que vous soyez si &eacute;poustoufl&eacute;s qu’il vous faudra chercher longtemps une destination qui saura &eacute;galer la beaut&eacute; de vos souvenirs. L’un des points de d&eacute;part pour r&eacute;aliser une excursion dans ce pays des merveilles, se trouve &agrave; <strong><em>San Pedro de Atacama</em></strong>, l’un des derniers villages t&eacute;moins de la culture traditionnelle indig&egrave;ne du Chili. Bien que v&eacute;ritable carrefour touristique, aujourd’hui peupl&eacute; d’anciens routards ayant d&eacute;velopp&eacute; le business du voyage &laquo;&nbsp;&agrave; la roots&nbsp;&raquo;, vous ne serez pas d&eacute;&ccedil;us par la beaut&eacute; des panoramas entourant l’oasis de San Pedro, ni m&ecirc;me par les activit&eacute;s propos&eacute;es&nbsp;: VTT, randonn&eacute;es, observatoires astronomiques naturels, sites arch&eacute;ologiques, thermes…</p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="435" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_5f4d02b6e6f14465832fa1e6c4cfd41e.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 435px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>la vall&eacute;e de la Luna Chili&nbsp;&copy; Melissa Mari</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Petit conseil, tentez l’exp&eacute;rience du &laquo;&nbsp;sandboard&nbsp;&raquo; (surf sur dune de sable) dans la <strong><em>Valle de la Luna&nbsp;</em></strong>: quelques kilom&egrave;tres de v&eacute;lo au milieu des roches et des cr&ecirc;tes parsem&eacute;es de sel gemme pour arriver aux pieds des dunes de sable…et paysage lunaire porte bien son nom. Le plus grandiose reste n&eacute;anmoins l’excursion de 5 jours dans le <strong>Sud Lipez bolivien</strong>, obligatoirement organis&eacute;e par une petite agence de San Pedro (sinon c’est &agrave; vos risques et p&eacute;rils&nbsp;!). Un 4x4, des litres d’eau, de quoi tenir le choc face au mal d’altitude, des v&ecirc;tements chauds et, dans notre cas, bien se mettre en t&ecirc;te que la douche ne fera pas partie des options pendant 4 jours et le &laquo;&nbsp;tour&nbsp;&raquo; commence par l’ascension jusqu’&agrave; la fronti&egrave;re bolivienne, situ&eacute;e au milieu des montagnes et mat&eacute;rialis&eacute;e par un cabanon qui ne paye pas de mine. C’est &agrave; couper le souffle, au sens litt&eacute;ral comme au figur&eacute; (d&eacute;j&agrave; plus de 2000 m&egrave;tres d’altitude)&nbsp;! A ce moment-l&agrave;, vous n’imaginez pas que vous allez partir pour des kilom&egrave;tres au milieu de nulle part, sans croiser &acirc;me qui vive avant des heures, simplement vous et l’immensit&eacute; qui vous entoure, vous donnant l’impression d’&ecirc;tre au centre de la terre.</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="435" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_7b5a4eb178b3410ca635689d41f8bdcc.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 435px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>salar de Uyuni&nbsp;&copy; Melissa Mari</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Tout commence par le <strong>Salar d’Uyuni</strong>, une &eacute;tendue de sel o&ugrave; ciel et terre ne font plus qu’un, cr&eacute;ant un horizon flou et d&eacute;routant. S’en suivent des d&eacute;serts &agrave; perte de vue, &agrave; 5 km pr&egrave;s des terres volcaniques puis des montagnes enneig&eacute;es, des dunes de sable et des &eacute;tendues rocheuses, abritant &agrave; tour de r&ocirc;le, des lagunes blanches, vertes, rouges, peupl&eacute;es d’animaux inattendus en ces terres si inhospitali&egrave;res. Les couleurs &eacute;clatantes des terres vierges, du ciel, s’&eacute;tendent &agrave; l’infini, l’air pur prom&egrave;ne des senteurs inconnues, les nuits &eacute;toil&eacute;es et les levers de soleil &agrave; 5000 m&egrave;tres d’altitude sont indescriptibles… Sensations incomparables, sentiment de libert&eacute; incommensurable&nbsp;! On rentre &eacute;puis&eacute;s apr&egrave;s un tel p&eacute;riple, ajout&eacute; &agrave; cela le froid, le manque de sommeil et l’envie de manger &agrave; nouveau vari&eacute;. En choisissant le tour &laquo;&nbsp;premier prix&nbsp;&raquo; les h&eacute;bergements sont typiques mais parfois primaires (maisonnette de sel ou de briques) sans chauffage, avec peu d’eau (denr&eacute;e pr&eacute;cieuse), repas simples &agrave; base de poulet, soupe, patates… ce n’est pas le 3 &eacute;toiles&nbsp;! En revanche, en termes de rencontres c’est in&eacute;galable. Des familles attachantes vous accueillent au sein de leur petit foyer et vous donnent sans compter, c’est une belle exp&eacute;rience humaine dont on sort grandis.</p> <p> Apr&egrave;s la nature, direction le littoral pour d&eacute;couvrir la &laquo;&nbsp;<strong><em>Costa de Santiago</em></strong>&nbsp;&raquo;, principale zone c&ocirc;ti&egrave;re touristique du pays. Qui dit touristique ne signifie pas forc&eacute;ment d&eacute;nu&eacute; de charme, il y a nombre de tr&eacute;sors inattendus &agrave; d&eacute;couvrir, &agrave; commencer par la &laquo;&nbsp;<strong><em>Perle du Pacifique</em></strong>&nbsp;&raquo;, la ville portuaire de<strong><em> Valparaiso</em>. </strong>Repoussante pour certains, fascinante pour d’autres, <strong><em>Valparaiso</em></strong> est un &eacute;lectron libre. Les rues de cette cit&eacute; en d&eacute;clin forment un labyrinthe aux mille couleurs&nbsp;: tags, commerces atypiques, &eacute;difices historiques, tous vestiges d’un pass&eacute; pluriel. D’un escalier tortueux &agrave; un funiculaire instable, d’une colline abrupte &agrave; un front de mer lin&eacute;aire, les r&eacute;cits se retrouvent et se confrontent. Marins et mauvais bougres des mers, artistes et intellectuels, filles de joie et vagabonds, graffeurs et autres peintres des rues, <strong><em>Valparaiso</em></strong> ne vous laisse pas indemne. Une journ&eacute;e n’est pas suffisante pour se faufiler dans toutes les ruelles et d&eacute;couvrir les secrets de ce mus&eacute;e &agrave; ciel ouvert. Incontestablement insolente et ind&eacute;niablement incomprise, cette ville crasseuse est d’une beaut&eacute; rare. Aujourd’hui victime d’une r&eacute;alit&eacute; destructrice, elle lutte n&eacute;anmoins pour rester un mythe intouchable. A ne pas manquer&nbsp;!&nbsp;</p> <p> Le Chili est un vaste territoire plein de contrastes, il faut prendre son temps pour en visiter les moindres recoins. Du <strong><em>Grand Nord </em></strong>&agrave; la <strong><em>Tierra de Fuego</em></strong>, en passant par <strong><em>l’Ile de P&acirc;ques</em></strong>, pas une parcelle ne se ressemble, pas un chilien n’est identique, pas une histoire n’est commune. Comment quitter ce pays si authentique, sa nature indompt&eacute;e, son peuple si chaleureux et sa culture passionnante&nbsp;? L’unique moyen &eacute;tant de lui dire&nbsp;: &laquo;&nbsp;A bient&ocirc;t&nbsp;!&nbsp;&raquo; Apr&egrave;s 20 jours de voyage, nous voil&agrave; r&ocirc;d&eacute;s et pr&ecirc;ts &agrave; enfiler de nouveau les baskets de rando pour revenir explorer les autres contr&eacute;es chiliennes. C’est la larme &agrave; l’œil que l’on quitte ce continent, un peu d&eacute;boussol&eacute;s par cette aventure au pays des merveilles…</p> <p> <strong>Texte et photo M&eacute;lissa Mari&nbsp;</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <u><strong>Toutes nos interviews sur&nbsp;<a href="http://www.magma-magazine.fr ">WWW.MAGMA-MAGAZINE.FR</a></strong></u></p> <p> &nbsp;</p> Fri, 29 Aug 2014 12:57:17 GMT e7cbed0c-6841-4ade-a29a-85a75813ec9c EL CIUDADANO (Le Citoyen) http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/el-ciudadano-le-citoyen <h2> <em>LA CONSCIENCE EVEILLEE DU CHILI</em></h2> <h2> &nbsp;</h2> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="580" original-width="600" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_57892798d0624b5cbd7f6bd6e5b198cd.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 600px; height: 580px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>El Ciudadano &copy; El Ciudadano</em></p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Communiquer!&nbsp; C’est sans doute un exercice que nous devrions r&eacute;apprendre ou apprendre diff&eacute;remment… Il faut savoir que dans certains pays, &agrave; l’autre bout du monde, la communication n’est plus simplement le monopole de m&eacute;dias au service d’une &eacute;lite industrielle ou d’un organe d&eacute;cisionnaire mais l’arme puissante d’un peuple auparavant baillonn&eacute; qui a d&eacute;cid&eacute; de se faire entendre en usant de son droit &agrave; s’exprimer pour rester, un tant soit peu, ma&icirc;tre de son destin. Porte-parole de cette expression, El Ciudadano, incarn&eacute; par son directeur et fondateur Bruno Sommer, revient pour nous sur l’histoire d’une prise de conscience citoyenne.</strong></p> <p> &nbsp;</p> </div> <h2> <span style="font-size: 12px;">MB&nbsp;: Comment est n&eacute; El Ciudadano&nbsp;?</span></h2> <p> &nbsp;</p> <h2> <span style="font-size: 12px;">El Ciudadano&nbsp;est n&eacute; d’une pr&eacute;occupation personnelle et politique pour une transformation sociale par la communication. L’id&eacute;e &eacute;tant de rendre les gens et les organisations sociales acteurs de ce changement &agrave; travers un outil de communication sociale&nbsp;: El Ciudadano. Bient&ocirc;t des coll&egrave;gues nous ont rejoints et le journal est devenu au fil du temps le deuxi&egrave;me moyen de communication de l’histoire du Chili. Bien que n&eacute; en r&eacute;gion, le journal a rapidement trouv&eacute; une diffusion nationale et, en se rendant disponible sur des lieux strat&eacute;giques, des lieux de prise de d&eacute;cision tels que Santiago ou Valparaiso (Le Chili &eacute;tant un pays tr&egrave;s centraliste), nous avons gagn&eacute; en influence. Contrairement &agrave; la plupart des m&eacute;dias au Chili, nous n’avons ni le soutien d’un parti politique ni d’un groupe &eacute;conomique ou religieux, nous sommes tout simplement le m&eacute;dia des mouvements sociaux dans le pays.</span></h2> <p> &nbsp;</p> <h2> <span style="font-size: 12px;">MB&nbsp;: Vous faites partie de la &laquo;&nbsp;<a href="http://www.mediosdelospueblos.org/">Red de Medios de los Pueblos</a>&nbsp;&raquo;. Pouvez-vous nous parler de cette organisation&nbsp;?</span></h2> <p> &nbsp;</p> <h2> <span style="font-size: 12px;">Nous sommes les fondateurs et promoteurs de cette structure qui r&eacute;unit diff&eacute;rents&nbsp; moyens de communication&nbsp;: imprim&eacute;s, web, tv et radio. La RMP (Le R&eacute;seau des m&eacute;dias des Peuples) a pour but de cr&eacute;er un espace d’information collectif entre les diff&eacute;rents m&eacute;dias o&ugrave; nous&nbsp; apprenons les uns des autres et partageons du contenu journalistique. Ce r&eacute;seau est une r&eacute;ponse au blocus&nbsp; h&eacute;g&eacute;monique impos&eacute; par le mass m&eacute;dia capitaliste. Nous nous trouvons &agrave; la fois dans la d&eacute;fense du droit &agrave; l’information et &agrave; la communication et dans l’impulsion d’une nouvelle loi sur les m&eacute;dias dans le pays.</span></h2> <p> &nbsp;</p> <p> <img original-height="799" original-width="600" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_813848523f2548d89c15dbc374388c53.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 600px; height: 799px;" /></p> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>El Ciudadano</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <h2> <span style="font-size: 12px;">MB&nbsp;: El Ciudadano, c’est plus qu’un journal, c’est un parti pris&nbsp;! Quels sont les combats que vous avez men&eacute;s&nbsp;? Vos victoires?</span></h2> <p> &nbsp;</p> <h2> <span style="font-size: 12px;">Gagner notre place sur la sc&egrave;ne des grands m&eacute;dias du pays fut notre principale bataille. Se retrouver dans les kiosques et fid&eacute;liser les lecteurs nous a permis d’op&eacute;rer et d’am&eacute;liorer notre travail journalistique. Nous avons consolid&eacute; la diffusion nationale du support papier puis, peu &agrave; peu, am&eacute;lior&eacute; notre site internet qui est en constants progr&egrave;s. D&eacute;sormais, El Ciudadano est le troisi&egrave;me m&eacute;dia le plus puissant du pays sur les r&eacute;seaux sociaux, devant les m&eacute;dias historiques nationaux qui&nbsp; ont, de loin, beaucoup plus de ressources. L’aventure du journal et les combats que nous avons men&eacute;s avec les mouvements sociaux sont nos victoires. Conjointement, nous avons plac&eacute; dans le d&eacute;bat public des sujets importants tels que ceux pour une &eacute;ducation gratuite et de qualit&eacute; ou celui sur la n&eacute;cessit&eacute; d’une assembl&eacute;e constituante et d’une nouvelle constitution pour mettre fin &agrave; l’h&eacute;ritage &eacute;manant d’une dictature…</span></h2> <h2> &nbsp;</h2> <h2> <span style="font-size: 12px;">MB&nbsp;: Existe-t-il une d&eacute;fiance de l’Am&eacute;rique Latine vis-&agrave;-vis des Etats Unis ou au contraire une certaine fascination&nbsp;? Vous publiez sur votre site, par exemple, un article d&eacute;crivant une th&eacute;orie sur la mort d’Hugo Chavez sign&eacute; d’Eva Golinger ou encore un papier (RT) parlant de la proposition de Ann Coulter pour stopper l’&eacute;migration mexicaine vers les EU…</span></h2> <h2> &nbsp;</h2> <h2> <span style="font-size: 12px;">Je pense que la frustration n’a jamais &eacute;t&eacute; aussi importante face &agrave; la promesse de d&eacute;mocratie. Je crois que nous sommes fatigu&eacute;s d’&ecirc;tre l’arri&egrave;re cour des Etats-Unis et de l’Union Europ&eacute;enne et pour qui connait un peu la r&eacute;alit&eacute; g&eacute;opolitique, on peut remarquer qu’il y a un processus de n&eacute;o-colonisation par les grandes puissances l&agrave; o&ugrave; le socialisme, les questions d’identit&eacute;s et de territoires ne leur conviennent pas. Nous vivons dans une soci&eacute;t&eacute; domin&eacute;e par l’int&eacute;r&ecirc;t de ceux qui contr&ocirc;lent le capital, dirigent aussi la plupart des m&eacute;dias. Ils peuvent ainsi instrumentaliser une v&eacute;rit&eacute; selon leur volont&eacute;. Soulever un doute, avoir un autre point de vue, une opinion contraire, ou faire de la r&eacute;sistance apparait alors comme du terrorisme&nbsp;!&nbsp;</span><span style="font-size: 12px;">La m&eacute;fiance g&eacute;n&eacute;r&eacute;e par les EU dans le monde est la cons&eacute;quence de sa propre politique &eacute;trang&egrave;re o&ugrave; le &laquo;&nbsp;soft power&nbsp;&raquo; r&eacute;v&egrave;le peu &agrave; peu son vrai visage. Ses d&eacute;sirs imp&eacute;rialistes ne sont pas morts, loin sans faux&nbsp;!</span></h2> <h2> &nbsp;</h2> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="399" original-width="600" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_e75c0e88299f41dc865bdaaa75c95bf7.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 600px; height: 399px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Manifestation 2011 pour une &eacute;ducation gratuite et de qualit&eacute; &copy; El Ciudadano</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <h2> <span style="font-size: 12px;">MB&nbsp;: Suite aux sanctions internationales contre la Russie, le rapprochement (commercial dans un premier temps) de l’Am&eacute;rique latine et de la Russie n’est-il pas &agrave; craindre pour les EU&nbsp;?</span></h2> <h2> &nbsp;</h2> <h2> <span style="font-size: 12px;">Les EU n’aiment pas trop l’id&eacute;e que nous puissions nous associer avec les pays du BRICS (Br&eacute;sil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Ils ont besoin d’une &eacute;conomie r&eacute;elle pour soutenir leur propre &eacute;conomie et les ressources naturelles sont ici&nbsp;! La collaboration entre Am&eacute;rique Latine et BRICS peut avoir un co&ucirc;t inattendu pour l’&eacute;conomie anglo-saxonne.&nbsp;</span><span style="font-size: 12px;">Mais apr&egrave;s des ann&eacute;es d’extraction, avoir &eacute;t&eacute; le seul exportateur de mati&egrave;res premi&egrave;res &agrave; caus&eacute; de forts dommages &agrave; notre environnement. Ce que nous voulons d&eacute;sormais, c’est &eacute;tablir un nouveau trait&eacute; o&ugrave; les choses seraient plus &eacute;quilibr&eacute;es au moment d’&eacute;tablir des relations culturelles et &eacute;conomiques. Et plus qu’aux Etats-Unis, aujourd’hui, nous devons faire attention aux grandes corporations et aux fa&ccedil;ons d’agir d’une &eacute;lite transnationale anarchocapitaliste qui est capable de tout pour accroitre sa puissance.</span></h2> <h2> &nbsp;</h2> <h2> <span style="font-size: 12px;">MB&nbsp;: Michelle Bachelet (qui a de lointaines origines bourguignonnes) a &eacute;t&eacute; r&eacute;&eacute;lue au Chili cette ann&eacute;e. Est-ce une bonne chose pour l’&eacute;galit&eacute; dans votre pays&nbsp;?</span></h2> <h2> &nbsp;</h2> <h2> <span style="font-size: 12px;">C’est &eacute;videmment quelque chose que nous allons suivre. Son premier mandat a &eacute;t&eacute; le &laquo;&nbsp;meilleur&nbsp;&raquo; des 4 gouvernements de la coalition mais il y a encore beaucoup de retard dans l’action sociale. Elle est arriv&eacute;e au pouvoir avec un programme qui d&eacute;place l&eacute;g&egrave;rement &agrave; gauche l’action politique. Son premier d&eacute;fi sera d’investir sa majorit&eacute; sur le programme qui l’a port&eacute;e &agrave; l’&eacute;lection. Elle devra ensuite chercher l’appui social de la rue pour faire aboutir son programme sans pactiser avec la droite. Son d&eacute;fi, enfin, sera de faire que les changements&nbsp; s’op&egrave;rent de mani&egrave;re participative et non en portes closes.&nbsp;</span><span style="font-size: 12px;">Si elle a suffisamment de courage elle pourrait faire du Chili un pays plus d&eacute;mocratique, plus diversifi&eacute;, plus &eacute;galitaire, plus fraternel… Un pays meilleur&nbsp;!</span></h2> <h2> &nbsp;</h2> <h2> <span style="font-size: 12px;">MB&nbsp;: Avec bient&ocirc;t dix ans d’activit&eacute;, le visage du Chili a-t-il &eacute;volu&eacute; gr&acirc;ce &agrave; votre travail&nbsp;? Quelle est l’importance d’un m&eacute;dia comme le v&ocirc;tre en Am&eacute;rique Latine&nbsp;?</span></h2> <h2> &nbsp;</h2> <h2> <span style="font-size: 12px;">Ce que nous faisons, c’est simplement relater ou montrer au monde des &eacute;v&eacute;nements&nbsp; d’un point de vue libertaire. Nous voyons la communication, l’information&nbsp; comme des outils au service de la transformation sociale des peuples du Chili et de l’Am&eacute;rique Latine. Nous croyons qu’avec notre travail et celui des autres m&eacute;dias&nbsp; &laquo;&nbsp;fr&egrave;res&nbsp;&raquo; du continent, nous participons &agrave; la cr&eacute;ation d’une plus grande prise de conscience de notre droit &agrave; l’autod&eacute;termination dans les domaines &eacute;conomiques, sociaux et politiques, m&ecirc;me si le chemin est encore long...&nbsp;</span><span style="font-size: 12px;">L’affrontement est in&eacute;gal, nous sommes plusieurs David contre un Goliath blind&eacute;, mais nous sommes convaincus qu’avec la communication et une action directe de toute part, nous arriverons &agrave; faire comprendre qu’un changement solide ne peut &ecirc;tre construit que du bas vers le haut, que du local au global et uniquement de la main de l’ensemble des citoyens.</span></h2> <h2> <span style="font-size: 12px;">Propos recueillis par J&eacute;r&ocirc;me Gaillard,</span></h2> <h2> <span style="font-size: 12px;">Traduction de l’Espagnol par Guillermo G&oacute;mez et J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</span></h2> <h2> <span style="font-size: 12px;"><a href="http://www.elciudadano.cl/">http://www.elciudadano.cl/</a></span></h2> <h2> &nbsp;</h2> Fri, 29 Aug 2014 11:46:01 GMT b125ed62-8ae2-4160-96ca-14056d990b34 YVES JAMAIT http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/yves-jamait <p> <em><strong>UN DESTIN EPANOUISSANT</strong></em></p> <p> &nbsp;</p> <p> <img original-height="448" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_06a8b5ff76da4ca59bbaf95fb71e486a.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 448px;" /></p> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Yves Jamait &copy; J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Sur l’&eacute;criture d’un nouvel album pour fin 2015, Jamait n’en finit plus de collectionner les projets. Si certains artistes se noient dans les reprises ou les duos parce qu’en panne d’inspirations ou de courage, Yves lui, n’a jamais &eacute;tait aussi prolifique. Au-del&agrave; des hommages et des tributes classiques, ses aventures ressemblent plus &agrave; des d&eacute;fis artistiques qu’&agrave; une retraite. Un hommage au grand Brel avec 850 choristes, un au po&egrave;te Allain Leprest, un spectacle tribute &agrave; Guidoni en collaboration avec Benoit Lambert (metteur en sc&egrave;ne et directeur du TDB CDN) et un 6<sup>&egrave;me</sup> album studio en chantier… Rien &agrave; dire, le point de mire de Jamait reste ancr&eacute; au cœur de la po&eacute;sie et de la chanson fran&ccedil;aise. Et s’il n’est pas un artiste engag&eacute; sa conscience citoyenne, elle, reste plus que <em>Jamait</em> vivante&nbsp;!</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>M&nbsp;: La derni&egrave;re fois que je t’ai vu sur les planches, tu interpr&eacute;tais du Guidoni, un grand moment pour les spectateurs et pour moi. Tu reviens avec ce spectacle &agrave; la rentr&eacute;e, combien de date sont-elles pr&eacute;vues&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Jamait</strong>&nbsp;: Oui et je suis &eacute;tonn&eacute; de ce succ&egrave;s. M&ecirc;me si j’&eacute;tais assez content du travail effectu&eacute; en amont on ne sait jamais au final comment cela sera per&ccedil;u par le spectateur et j’avoue que j’ai &eacute;t&eacute; agr&eacute;ablement surpris par cet accueil. Pour ceux qui l’ont manqu&eacute;, on revient effectivement avec ce spectacle pour une quinzaine de dates dont trois &agrave; Dijon, du 18 au 20 septembre. Cette tourn&eacute;e s’ach&egrave;vera le 14 janvier &agrave; Arcachon.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>M&nbsp;: C’&eacute;tait une nouvelle exp&eacute;rience pour toi cette mise en sc&egrave;ne d’un &nbsp;&laquo;&nbsp;cabaret spectacle&nbsp;&raquo; ?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>YJ&nbsp;</strong>: Oui, c’&eacute;tait quelque chose de totalement nouveau pour moi, c’est vraiment la rencontre avec Benoit Lambert qui a motiv&eacute; cela. On s’est rencontr&eacute; deux ou trois fois, on s’est appr&eacute;ci&eacute; &nbsp;puis on s’est dit que ce serait marrant d’arriver &agrave; travailler ensemble d’autant qu’on savait que personne ne s’attendrait &agrave; cette collaboration. Moi venant de la vari&eacute;t&eacute; et lui de la culture avec un grand C, c’&eacute;tait un peu improbable. C’est Guidoni, qui, au fil de nos discussions nous a rapproch&eacute;s mais au d&eacute;part il n’y avait pas de plan. On trouvait juste dommage qu’une œuvre telle que celle de Guidoni ne soit pas repr&eacute;sent&eacute;e comme une œuvre th&eacute;&acirc;trale.</p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="385" original-width="257" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_b51f7ebc2feb43b88e3b9e94337bd92c.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 257px; height: 385px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Yves Jamait &copy; J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>M&nbsp;: Guidoni a-t-il assist&eacute; au spectacle&nbsp;? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>YJ</strong>&nbsp;: Jean l’a vu, oui, il &eacute;tait assez interloqu&eacute;. En effet, on visite son pass&eacute; et ce qu’il fait encore aujourd’hui car il continue de chanter certaines de ses chansons m&ecirc;me s’il ne les joue plus de la m&ecirc;me fa&ccedil;on. Il n’a plus son maquillage maintenant mais des titres comme <em>Djemila</em>, <em>Les Draps Blancs</em> sont encore dans son r&eacute;pertoire. En ce moment, on est r&eacute;uni dans un spectacle qui s’appelle&nbsp;<em>O&ugrave; vont les chevaux quand ils dorment&nbsp;?</em> autour d’Allain Leprest que l’on joue &eacute;galement avec Romain Didier. Nous sommes devenus assez proches ce qui me permet de dire que <em>Tout va Bien</em> a &eacute;t&eacute; un peu d&eacute;sar&ccedil;onnant pour lui. On a pas mal discut&eacute; et il a &eacute;t&eacute; jusqu’&agrave; me dire que j’interpr&eacute;tais mieux que lui certaines chansons dont <em>Je pourris camarade</em> qu’il a &eacute;crite. C’est assez agr&eacute;able &agrave; entendre, j’avoue. Je pense que cela &agrave; du &ecirc;tre assez bouleversant pour lui de revivre tout cela.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>M&nbsp;: La salle &eacute;tait pleine, beaucoup de personnes d’un certain &acirc;ge, beaucoup de monde boulevers&eacute; mais aussi une certaine g&ecirc;ne…</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>YV&nbsp;:</strong> C’est s&ucirc;r que les textes peuvent d&eacute;ranger, Pierre Philippe, l’auteur des trois quart des chansons creuse des choses qui sont parfois des r&eacute;miniscences de rancœur, des th&egrave;mes qui sont loin d’&ecirc;tre les plus nobles chez l’&ecirc;tre humain.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Dans un autre registre mais toujours dans la chanson fran&ccedil;aise, tu vas chanter du Jacques Brel &agrave; Troyes, durant les Nuits de Champagne, comment appr&eacute;hendes-tu ce r&eacute;pertoire&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>YJ</strong>&nbsp;: Oui, belle transition&nbsp;! Je vais donc revoir Jean Guidoni Aux Nuits de Champagne pour l’hommage &agrave; Allain Leprest dont je te parlais tout &agrave; l’heure. Donc trois spectacles &agrave; Troyes, le mien autour de l’album <em>Amor Fati</em>, <em>O&ugrave; vont les Chevaux quand ils dorment </em>autour de Leprest et le spectacle autour de Jacques Brel avec les 850 choristes que je vais partager avec Clarika et Pierre Lapointe. On a chacun deux ou trois chansons de Jacques Brel &agrave; interpr&eacute;ter et une chanson de notre propre r&eacute;pertoire. Pas d’appr&eacute;hension particuli&egrave;re, je suis m&ecirc;me plut&ocirc;t enthousiaste et je dirais que j’ai 850 raisons d’&ecirc;tre enthousiaste&nbsp;! J’ai eu la chance au mois de mai d’aller faire un spectacle avec Romain Didier qui m’avait &eacute;crit un r&ocirc;le sur mesure dans le cadre du festival Nancy Voix du Monde et j’ai chant&eacute; avec 250 choristes et Elisa Tovati qui tenait l’autre r&ocirc;le. 250 &ccedil;a secoue bien les trippes, alors 850… Et qui plus est sur un r&eacute;pertoire qui n’a plus besoin de faire ses preuves&nbsp;! On aura chacun des chansons qui sont relativement connues (mais myst&egrave;re&nbsp;!) et qui ont d&eacute;j&agrave; fait chavirer un paquet de gens, bref, j’y vais vraiment en confiance&nbsp;! J’ai envie de faire mon travail de mon mieux, &ccedil;a c’est clair, mais&nbsp; interpr&eacute;ter l’œuvre de Allain Leprest et celle de Jacques Brel, c’est un vrai plaisir et une grande chance.&nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>M&nbsp;: Penses-tu que &ccedil;a se fera dans l’autre sens un jour&nbsp;? Chantera-t-on du Yves Jamait avec la m&ecirc;me ferveur&nbsp;sous de grands festivals ? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> YJ&nbsp;: Je ne sais pas, je serai mort d’ici l&agrave;. Je n’ai bien s&ucirc;r pas l’impact d’un Brel ni le m&ecirc;me &eacute;cho m&eacute;diatique et puis, aujourd’hui, c’est plus difficile de se faire une place. Jamait on le reconnait gr&acirc;ce &agrave; sa casquette pas &agrave; ses chansons.</p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;<strong>MB&nbsp;: Un titre de ton premier album a longtemps raisonn&eacute; comme un hymne aux oreilles du peuple ouvrier, un titre qui a certainement particip&eacute; &agrave; ton succ&egrave;s <em>Y’en a qui</em>. Que penses-tu aujourd’hui de la tournure des &eacute;v&eacute;nements pour les intermittents du spectacle d’une part et plus largement pour le travailleur fran&ccedil;ais&nbsp;? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>YJ</strong>&nbsp;: Oui, c’est marrant, il y a une chanson dans mon premier album qui a fait de moi un chanteur engag&eacute; c’est pour cela que sur le second j’ai dit partout&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je ne suis pas un chanteur engag&eacute;&nbsp;!&nbsp;&raquo;. Je suis un artiste pas un politicien sinon j’aurais fait de la politique et pas de la chanson mais forc&eacute;ment en tant qu’artiste j’ai un regard sur la soci&eacute;t&eacute;, un regard social et si dans mes chansons je ne parle pas de social alors mes chansons deviennent creuses&nbsp;! Mais pour revenir &agrave; <em>Y’en &agrave; qui,</em> je l’ai &eacute;crite quand je travaillais chez Urgo apr&egrave;s avoir vu un employ&eacute; se voir refuser une augmentation de 200 francs par son patron qui quelques heures plus tard sortait avec une Camaro de l’usine. J’ai trouv&eacute; cela plut&ocirc;t ind&eacute;cent, voil&agrave; l’histoire.</p> <p> En ce qui concerne l’actualit&eacute; sociale, je suis le premier &agrave; la d&eacute;noncer mais le probl&egrave;me maintenant en d&eacute;non&ccedil;ant est qu’on se retrouve aux c&ocirc;t&eacute;s du Front National et c’est quelque chose de tr&egrave;s d&eacute;sagr&eacute;able&nbsp;! J’ai toujours peur de cette r&eacute;cup qu’il peut y avoir. Pour ce qui est des intermittents, je pense qu’ils sont vraiment le reflet de ce qui se passe dans cette soci&eacute;t&eacute; et&nbsp; je participe &agrave; certaines des manifestations. Il n’y a qu’&agrave; regarder dans tous les livres d’Histoire, quand on n’investit plus dans la culture &ccedil;a peut &ecirc;tre dramatique derri&egrave;re. Je suis aussi le premier &agrave; &ecirc;tre r&eacute;volt&eacute; de voir des gens se faire licencier par paquet. Quand Amora, &agrave; Dijon, licenciait 400 personnes j’ai invit&eacute; les gens, la veille de la manif, &agrave; venir soutenir ces futurs ch&ocirc;meurs qui avaient tous une histoire commune avec nous. Ils &eacute;taient nos voisins, des amis ou des amis d’amis, des membres de la famille. On est tous concern&eacute;s par ce genre d’histoire. Je suis engag&eacute; mais en tant que citoyen parce que beaucoup de choses m’&eacute;nervent, me r&eacute;voltent, h&eacute;las, je n’ai pas les solutions. Mais quand on donne 6, 6 milliards d’euros &agrave; la banque Dexia et qu’on n’arrive pas &agrave; donner aux ch&ocirc;meurs, l&agrave;, je ne comprends pas. Que la question soit simpliste, je veux bien, mais qu’on nous donne quand m&ecirc;me une r&eacute;ponse&nbsp;!</p> <p> <strong>Je ne suis pas un chanteur engag&eacute; mais je le suis un peu plus quand m&ecirc;me que Tal ou M Pokora</strong>&nbsp;! L’essentiel pour moi, tu l’as compris, c’est que l’engagement n’efface pas mon travail, mes chansons, car je suis avant tout un artiste.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <u><strong>Toutes nos interviews sur <a href="http://www.magma-magazine.fr ">WWW.MAGMA-MAGAZINE.FR</a></strong></u></p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Jamait vous donne rendez-vous d&egrave;s le 12 septembre pour la <a href="http://fete.humanite.fr/">f&ecirc;te de l’Humanit&eacute;</a>, le 13 &agrave; Saulieu, du 18 au 20 &agrave; Dijon (<a href="http://www.tdb-cdn.com/"><em>Tout va bien</em></a>), le 3 octobre au <a href="http://www.embarcadere-montceau.fr/tango-swing-et-bretelles-2014">festival Tango Swing et Bretelles</a> &agrave; Montceau-les-Mines, le 6 &agrave; Chatillon sur Seine et du 23 au 25 octobre aux<a href="http://www.nuitsdechampagne.com/"> Nuits de Champagne</a>, &agrave; Troyes. </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Pour tout savoir sur Yves Jamait&nbsp;: <a href="http://www.jamait.fr/">www.jamait.fr</a></strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> Fri, 29 Aug 2014 11:18:00 GMT f41048d8-084a-4c0b-8ece-291977b90068 ANA DIAS http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/ana-dias <p> <strong><em>UNE INTIM</em></strong><strong><em>E CONVICTION</em></strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <img original-height="382" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_bb5ad55989d94f13865996ab779456eb.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 382px;" /></p> <p> <em>Ana Dias &copy; Ana Dias</em></p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>On ne choisit pas le m&eacute;tier de photographe, c’est lui qui nous choisit. C’est en tout cas ce qui s’est pass&eacute; pour Ana Dias, notre jeune artiste portugaise en couverture de ce num&eacute;ro. Fascin&eacute;e depuis toujours par l’image, par le jeu de la lumi&egrave;re sur le corps et par la beaut&eacute; d&eacute;nud&eacute;e de ce dernier, Ana est rapidement devenue une d&eacute;voreuse d’images en attendant le jour o&ugrave;, &agrave; son tour, elle pourrait publier dans les revues qu’elle affectionne. Aujourd’hui, la collection continue mais il s’agit de ses propres photos&nbsp;! Des revues d’art aux revues &eacute;rotiques, Ana Dias nous fait d&eacute;couvrir l’&eacute;ventail de son univers.</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MM: Ana, tu es l'auteure de notre photo de couverture. Que repr&eacute;sente-t-elle pour toi en dehors du contexte de sa r&eacute;alisation&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>AD</strong>&nbsp;: La photo de votre couverture, intitul&eacute;e <em>Big Girls Don’t Cry</em>&nbsp;, fait sans aucun doute partie de mes travaux les plus sp&eacute;ciaux. Il s'agit d'une session avec trois filles souriantes sur ​​une plage des ann&eacute;es 50. J’ai toujours une grande affection et une grande nostalgie devant ces images. Techniquement, j’ai eu recours &agrave; peu de moyen pour concr&eacute;tiser ce projet, mais quand j'ai vu le r&eacute;sultat final, j’ai ressenti une grande fiert&eacute; pour mon travail et celui de mon &eacute;quipe. Les propositions ont suivi, de nombreux projets se sont succ&eacute;d&eacute;. C’est ce qui m’a fait sortir de l’anonymat et lanc&eacute; ma carri&egrave;re professionnelle.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MM: D'o&ugrave; te vient le go&ucirc;t pour la photographie? Quel est ton parcours? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>AD</strong>&nbsp;: J'ai toujours eu une grande fascination pour l'art et c’est la raison qui m’a incit&eacute;e &agrave; entreprendre des &eacute;tudes en Arts Plastiques, &agrave; Porto. L'int&eacute;r&ecirc;t pour la photographie, quant &agrave; lui, est n&eacute; de celui que j’ai depuis l'enfance pour l'image et la composition. R&eacute;unis, la photographie et les arts plastiques sont des formes d'art qui me permettent de partager ce que j’aime au plus profond de moi.</p> <p> C’est dans les Arts Plastiques que j’ai appris les notions de lumi&egrave;re, de couleur et de composition. Mon sens de l’esth&eacute;tisme s’est form&eacute; sur cette base. Les photos que je r&eacute;alise sont pens&eacute;es dans le moindre d&eacute;tail, bien avant le d&eacute;clenchement de l’appareil... C'est une peinture id&eacute;alisant une sc&egrave;ne et non un moment captur&eacute; par hasard.</p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_e75694e19ec543cba7dfd7eae0183bd6.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Big Girl don't Cry &copy; Ana Dais</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MM: Comment devient-on photographe de charme? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>AD</strong>&nbsp;: Le plus important c’est le d&eacute;vouement pour son art et le sens de l'esth&eacute;tique. Il faut s’investir dans ce qu’on &nbsp;aime, chercher la perfection… Alors les opportunit&eacute;s apparaitront.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MM: Quels sont les photographes qui t’inspirent le plus? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> AD&nbsp;: J'aime particuli&egrave;rement Ellen Von Unwerth, Helmut Newton et Tony Kelly. Ce que j'aime le plus chez eux, c’est leur vision de l'&eacute;rotisme. Le mod&egrave;le occupe toujours le premier plan et les photos sont emplies de glamour et d’&eacute;rotisme subtil. Comme la beaut&eacute; de l'&eacute;rotisme est &eacute;galement l'un des th&egrave;mes pr&eacute;dominants de mon travail, je ressens une grande admiration pour ces photographes. J’appr&eacute;cie aussi beaucoup le travail d'Eugenio Recuenco avec son style tr&egrave;s particulier, tr&egrave;s cr&eacute;atif et cin&eacute;matographique. La composition des sc&egrave;nes et le dramatisme des personnages est incroyablement rigoureux et la ma&icirc;trise de la couleur et de la lumi&egrave;re est spectaculaire. Il en r&eacute;sulte des images puissantes d’une grande beaut&eacute; sc&eacute;nique. Pour moi, Recuenco apparait comme un peintre m&eacute;ticuleux qui, au lieu de pinceaux, utilise l'appareil photo.</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_dfffb715e1aa4d268790d2df962c3b41.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>photo &copy; Ana Dias</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MM&nbsp;: Sur internet on voit beaucoup de photos de toi portant sur le nu, l’&eacute;rotisme et beaucoup d’entre elles nous ram&egrave;nent en arri&egrave;re. Je pense &agrave; ta s&eacute;rie pin-up &eacute;videmment, aux photos autour de Marylin Monroe aussi, et pour finir aux clins d’œil aux ann&eacute;es 80. Es-tu nostalgique d’une &eacute;poque o&ugrave; es-tu dans la recherche d’un esth&eacute;tisme&nbsp;? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>AD</strong>&nbsp;: J’aime cet esth&eacute;tique tr&egrave;s vintage : les ann&eacute;es 80 et les ann&eacute;es 50 sont mes &eacute;poques pr&eacute;f&eacute;r&eacute;es. Je m'identifie beaucoup aux 80’s puisque que j’y suis n&eacute;e et que mon enfance s’est d&eacute;roul&eacute;e &agrave; cette &eacute;poque. Beaucoup de mes r&eacute;f&eacute;rences sur l’esth&eacute;tisme et sur la beaut&eacute; viennent pr&eacute;cis&eacute;ment de mon enfance et donc de cette d&eacute;cennie. Pour ce qui est des ann&eacute;es 50, c’est une p&eacute;riode o&ugrave; les pin-up faisaient fureur et j'adore les pin-up!</p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MM&nbsp;: Tu fais les couvertures de magazines c&eacute;l&egrave;bres tels que <em>Playboy</em> (pour plusieurs pays) ou <em>FHM</em>… Comment arrive- t- on &agrave; d&eacute;crocher ce type de contrat, la concurrence doit &ecirc;tre rude&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>AD</strong>&nbsp;: <a href="http://www.playboymagazinestore.com/"><em>Playboy</em></a> m'a toujours fascin&eacute;e en tant que magazine pour son &eacute;rotisme glamoureux et j’ai toujours travaill&eacute; dans l’espoir d’y voir figurer mes photos. J'ai commenc&eacute; par faire des clich&eacute;s de nus pour enrichir mon porte-folio puis, un jour, j’ai d&eacute;couvert que <em>Playboy</em> Serbie organisait un concours de photos, j’ai alors tent&eacute; ma chance et suis devenue l’un des laur&eacute;ats. A partir de ce moment, j’ai&nbsp; &eacute;t&eacute; contact&eacute;e par <em>Playboy</em> Portugal afin d’entamer une collaboration. Je suis bien consciente que la concurrence est rude et qu’on a besoin de transpirer beaucoup pour se faire une place, mais il faut toujours se battre pour r&eacute;aliser ses r&ecirc;ves. Le mien actuellement serait de travailler avec <em>Playboy</em> dans tous les pays du monde. Pour le moment, je collabore avec le magazine dans 12 pays&nbsp;!</p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="600" original-width="450" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_202d9d5f983d40ce8b582809fdff8439.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 450px; height: 600px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>photo &copy; Ana Dias</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MM&nbsp;: le fait d’&ecirc;tre une femme est-il un avantage pour la pratique de la photo de charme&nbsp;? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>AD</strong>&nbsp;: Je pense que le plus grand avantage que l’on peut avoir en tant que femme &agrave; photographier des femmes, est que l’on peut se voir, s’imaginer de l’autre c&ocirc;t&eacute; de l’appareil. Je sais comment mettre en valeur mes mod&egrave;les et apporter glamour et charme &agrave; une composition photographique.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MM&nbsp;: Ton beau pays est- il un mat&eacute;riel photographique pour toi&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>AD</strong>&nbsp;: Mon pays sera toujours un mat&eacute;riel pr&eacute;cieux dans la r&eacute;alisation de mon travail. Nous avons des plages magnifiques et un climat assez agr&eacute;able, c’est toujours un plaisir de travailler chez moi&nbsp;!</p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Propos recueillis par J&eacute;r&ocirc;me Gaillard </strong></p> <p> <strong>Traduction Rita Alves </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <u><strong>Toutes nos interviews sur&nbsp;<a href="http://www.magma-magazine.fr ">WWW.MAGMA-MAGAZINE.FR</a></strong></u></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Le <a href="http://theatre.crous-dijon.fr/">Th&eacute;&acirc;tre Mansart</a> &agrave; Dijon, lieu d&eacute;di&eacute; &agrave; la jeune cr&eacute;ation, a choisi de mettre en exergue le travail d’Ana Dias &agrave; travers son programme. </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> Pour en savoir plus sur Ana Dias&nbsp;: <a href="http://www.anadiasphotography.com/">www.anadiasphotography.com</a></p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> Fri, 29 Aug 2014 05:37:29 GMT 8e5be01b-e2a2-454f-93a9-33f1d6eb86f9 DETROIT http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/détroit-1 <p> La vapeur Dijon / 23 avril 2014</p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_dcfec574f6fc487798e3af0b91195a2c.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Bertrand Cantat -D&eacute;troit &copy; J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> La foule est dense et les quadrag&eacute;naires sont l&eacute;gions, chacun s’agrippe solidement &agrave; sa place pour ne rien manquer du retour de Cantat. L’attente est longue, est-ce le trac&nbsp;?</p> <p> Puis, il arrive… la foule scande son pr&eacute;nom. Timide, Cantat nous adresse des sourires g&ecirc;n&eacute;s, l’impression d’un premier flirt, il remercie et on sent bien que &ccedil;a lui a manqu&eacute; tout &ccedil;a…</p> <p> Le meilleur groupe de rock fran&ccedil;ais donnait son dernier concert en 2002 quelques mois avant le tragique &eacute;v&eacute;nement que tout le monde connait. Nous sommes 12 ans plus tard, il remonte enfin sur sc&egrave;ne, c’est dire l’&eacute;motion du public mais surtout celle de celui qui nous livre timidement mais sans avoir perdu de son talent d’&eacute;criture <em>Ma Muse&nbsp;</em>puis <em>Horizon </em>se dessine et on comprend ce qu’il a endur&eacute; &agrave; l’abri du soleil, on imagine ce qui se passe sous ce cr&acirc;ne et on devine dans quelques &eacute;carts de voix la douleur infinie et les remords immenses… Des frissons nous parcourent le corps et nous chavirons tous ensemble, on l’encourage, il se d&eacute;tend peu &agrave; peu et lance <em>Des Visages des figures</em>, <em>A ton &eacute;toile,</em> <em>Lazy… </em>La salle l’accompagne et Bertrand lui, rego&ucirc;te au sucre de la sc&egrave;ne, il aime &ccedil;a, il ne sait faire que &ccedil;a et on comprend ce soir que, sans elle, il n’est rien&nbsp;! Les titres s’enchainent, m&ecirc;lant D&eacute;troit et Noir Des’ et vient enfin le morceau l&eacute;gendaire que les Aficionados n’osaient plus esp&eacute;rer entendre en live&nbsp;: <em>Tostaky.</em> Noir D&eacute;sir hante la salle m&ecirc;me si les jeux de Pascal Humbert, Bruno Green et Nicolas Boyer sont impeccables. Un peu avant de nous quitter, le chanteur de D&eacute;troit convoque Ferr&eacute; sur <em>Des Armes</em> dans une version bouleversante. La salle est tout enti&egrave;re conquise et l’&eacute;motion est palpable. Quelque chose d’&eacute;norme vient d’avoir lieu ce soir &agrave; la Vapeur.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JG</strong></p> Thu, 26 Jun 2014 16:54:15 GMT 3e1e9e6a-436a-4ad0-9990-72b54aefa63c Quand je pense qu’on va vieillir ensemble http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/quand-je-pense-quon-va-vieillir-ensemble <p> Cie les Chiens de Navarre</p> <p> Th&eacute;&acirc;tre en Mai, Parvis St Jean - Dijon</p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="433" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_1a8856177742401282b69e2b523967e6.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 433px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Les Chiens de Navarre&copy; JP Estournet</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Tout ceci est arriv&eacute; peu de temps avant le d&eacute;sastre. Ne restent d&eacute;sormais que des lambeaux de chair, chauds comme de la braise, dansant sur la musique d’Otis Redding, <em>I’ve been loving you too long </em>pendant que d’autres, zombies hilares ensanglant&eacute;s, font rouler des boules de p&eacute;tanque dans une ar&egrave;ne aux portes de l’enfer.&nbsp; Et nous&nbsp;sommes spectateurs de tout cela…</p> <p> Mais rappelons l’origine des faits&nbsp;:</p> <p> Un homme est humili&eacute; pendant une pr&eacute;paration &agrave; un entretien d’embauche. Une femme est d&eacute;molie lors d’une formation. Des identit&eacute;s sont ni&eacute;es lors d’une s&eacute;ance de coaching. Une femme vomit sa vie de couple. Un homme prend des cours de s&eacute;duction et devient un monstre, il a 38 ans. Une princesse d&eacute;couvre le sexe de son lapinou et joue avec sans son consentement. Tous les Roms sont des artistes. Une matrice fait du shopping. Thomas, le lapinou, devient fou et tente d’arracher ce qui l’&eacute;loigne de l’innocence…</p> <p> Les Chiens de Navarre interrogent nos vies et nous montrent avec humour et cynisme comment nous nous abandonnons &agrave; un syst&egrave;me d&eacute;shumanisant qui fait r&eacute;gner, plus que jamais en ces temps de crise, la loi du plus fort. Nous nous laissons lisser, dompter, conditionner, &eacute;craser, briser pour entrer dans de petits trous de souris o&ugrave; d’humain nous n’avons plus que le nom. La mis&egrave;re est exploit&eacute;e sous toutes ses formes jusque dans notre intimit&eacute; et ravit le vide sadique de nos tortionnaires proches ou moins proches. Notre m&eacute;moire le savait&nbsp;: l’homme est un loup…</p> <p> Pourtant, sous la lune, un couple se d&eacute;nude et se couche l’un &agrave; c&ocirc;t&eacute; l’autre en se contentant d’&ecirc;tre heureux, juste heureux…</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JG</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> Thu, 26 Jun 2014 10:44:45 GMT 9e23c617-0f3a-4b58-b5fd-4e876c64d8f7 FOREST http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/forest <p> Th&eacute;&acirc;tre en Mai, jardin du Mus&eacute;e Arch&eacute;ologique</p> <p> J&eacute;r&ocirc;me Thomas</p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_bdd4a66953cf4103bf580171af37bd0a.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Forest &copy; Christophe Raynaud de Lage&nbsp;</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> La file est longue devant ce merveilleux th&eacute;&acirc;tre de bois o&ugrave; on entre en silence comme dans une cath&eacute;drale imbib&eacute;e d’une moite obscurit&eacute;. Les portes se ferment, on respire l’odeur des sous bois, on scrute le chahut des brindilles qui craquent sous les pas. On est entre nous, dans l’intimit&eacute; de the <em>Forest</em>. Soudain, on surprend en pleine parade nuptiale un couple de faisans&nbsp;! Ils se tournent autour, se cherchent, jouent longtemps -trop longtemps sans doute- et c’est la po&eacute;sie qu’on voulait accrocher au d&eacute;cor qui brusquement se d&eacute;robe. Mais J&eacute;r&ocirc;me Thomas se chauffe, la locomotive prend le temps de s’&eacute;lancer, les engrenages se mettent p&eacute;niblement en mouvement, &ccedil;a souffle, &ccedil;a soupire, &ccedil;a ren&acirc;cle et &ccedil;a transpire. L’atmosph&egrave;re est lourde tandis que l’accord&eacute;on du talentueux Jean-fran&ccedil;ois Ba&euml;z emplit peu &agrave; peu la pi&egrave;ce d’un vent frais. La sc&egrave;ne se met &agrave; tourner comme un man&egrave;ge improbable et il ne faudra plus qu’un sac de plastique vert pour entendre le public se rel&acirc;cher et rire. A y est&nbsp;! La machine est lanc&eacute;e, sueur et salive sont convoqu&eacute;es, c’est maintenant l’&eacute;preuve de force, jonglage renvers&eacute;, jeu d’&eacute;quilibriste sous canne, sous boules, danse, claquette… La tension et la l&eacute;g&egrave;ret&eacute; se succ&egrave;dent, s’&eacute;changent les r&ocirc;les. De baloche en saccade, J&eacute;r&ocirc;me Thomas et Aur&eacute;lie Varrin souffrent dans un spectacle qui n’est ni du cirque ni du th&eacute;&acirc;tre mais une performance physique ou plus exactement une &eacute;tude sur les corps soumis aux lois de la physique.</p> <p> &nbsp;</p> <p> JG</p> Thu, 26 Jun 2014 10:28:21 GMT b1ea9403-51a0-4ffe-aa76-35fc3d099668 L’Avare : un portrait de famille en ce début de 3ème millénaire http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/lavare-un-portrait-de-famille-en-ce <p> Th&eacute;&acirc;tre en Mai / dimanche 25 mai / Th&eacute;&acirc;tre Mansart (Dijon 21)</p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="977" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_65737db1b20846c5b90ec5c899638769.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 977px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>L'Avare &copy; J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> D&eacute;poussi&eacute;rer &agrave; ce point Moli&egrave;re peut para&icirc;tre un poil troublant mais lorsqu’on se penche sur la scolarit&eacute; subie par certains d’entre nous qui ont aval&eacute; les classiques comme de l’huile de foie de morue, on se dit qu’une transcription contemporaine du th&eacute;&acirc;tre et de la litt&eacute;rature n’est pas un luxe mais une perm&eacute;abilit&eacute;.</p> <p> Tout commence par une chanson de Nirvana, une reprise de Bowie The man who sold the world qui est comme l’&eacute;cho d’une jeunesse d&eacute;senchant&eacute;e, d&eacute;sempar&eacute;e… C’est la &laquo; loose &raquo; de la G&eacute;n&eacute;ration X qui r&eacute;alise qu’on lui a tout pris jusqu’&agrave; l’environnement. L’avarice, c’est une autre g&eacute;n&eacute;ration, celle des Baby-boomers, qui a tout rafl&eacute; et qui a le plus grand mal &agrave; partager alors qu’elle est en grande partie responsable du sort du monde moderne. Les richesses sont confisqu&eacute;es, il ne reste plus que les plaies ! &laquo; Fuck les vieux &raquo; ! Peut-on lire sur le ventre d’une des com&eacute;diennes, en clin d’œil au Femen. Alors, on se prend &agrave; r&ecirc;ver… &Ccedil;a ne co&ucirc;te rien le r&ecirc;ve ! On veut &ecirc;tre heureux… on s’imagine en m&eacute;nage h&eacute;t&eacute;ro ou pas, on se voit au volant de sa belle voiture, on fait des plans… Des plans de r&eacute;volte aussi, on r&ecirc;ve de tuer le p&egrave;re, de prendre l’argent qui nous revient… Mais la solidarit&eacute; manque au courage alors que les plaies n’en finissent plus de suinter : trahison, int&eacute;r&ecirc;t, ambition, infid&eacute;lit&eacute;, arnaque… Et puis, cet argent qui manque et le souci croissant de consommer alimentent cette d&eacute;pendance et font de nous d’&eacute;ternels enfants. Finalement, les r&ecirc;ves se d&eacute;gradent, l’angoisse s’insinue et tout nous saute &agrave; la gueule jusqu’&agrave; l’empoisonnement par le plastique des bouteilles d’eau…</p> <p> La mort ? Un trou noir dans un frigo, Forever young, I want to be forever young…</p> <p> PeterLicht porte l’avarice d’un Arpagon, transpos&eacute; trois si&egrave;cles et demi plus tard &agrave; son paroxysme, on l’appelle d&eacute;sormais : le Capitalisme.</p> <p> &nbsp;</p> <p> JG</p> <p> &nbsp;</p> <p> Texte : PeterLicht d’apr&egrave;s Moli&egrave;re</p> <p> Mise en sc&egrave;ne : Catherine Umbdenstock</p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> Thu, 26 Jun 2014 07:19:25 GMT f4b26ad4-8260-470c-b7d6-fb8fa7dde8de Détroit http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/détroit <p> <strong><em>A la crois&eacute;e</em></strong><strong><em> des chemins</em></strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <img original-height="435" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_a78b87c600d742508f291c6c2e481f50.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 435px;" /></p> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Bertrand Cantat &copy; J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Bertrand Cantat, mythe vivant de la sc&egrave;ne rock fran&ccedil;aise, n’aurait sans doute pas repris tout de suite le chemin de la sc&egrave;ne s’il n’avait pas trouv&eacute; sur sa route un certain Pascal Humbert et, plus tard, son ami Bruno Green&nbsp;: musicien, ing&eacute;nieur du son, producteur… On l’a connu du c&ocirc;t&eacute; de Rennes pendant de longues ann&eacute;es en solo, il y a eu ensuite l’aventure Santa Cruz qu’on a d&eacute;couvert sur le tard en Bourgogne (en 2008 sur le festival Nevers &agrave; Vif et en 2013 sur le festival G&eacute;n&eacute;riq &agrave; Dijon) et puis, plus r&eacute;cemment, sur la coproduction de l’album <em>Horizon&nbsp;</em>de D&eacute;troit qui fait sensation.</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <img original-height="433" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_2cfc183c64cf408bb3c275c2dbefebc0.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 433px;" /></p> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Bruno Green &copy; Gianni Villa</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Rencontre avec Bruno Green…</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>J-M J&nbsp;: Bruno, c’est un grand plaisir de te retrouver ici, &agrave; Bourges, sur ce projet avec une tourn&eacute;e de presque 80 dates et un accueil exceptionnel, quasi au-del&agrave; des esp&eacute;rances…</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>BG</strong>&nbsp;: Au-del&agrave; des esp&eacute;rances, oui, mais pour ramener les choses &agrave; leur origine nous n’avions pas fait de plan pour une &eacute;ventuelle tourn&eacute;e pendant tout le temps de la conception de l’album qui d’ailleurs a &eacute;t&eacute; un peu boud&eacute; au d&eacute;part par les circuits habituels . Et je dis cela sans amertume…Ce qui est fantastique c’est que c’est le public qui s’est appropri&eacute; ce disque&nbsp;! &nbsp;C’est lui qui a fait la d&eacute;marche d’&eacute;couter, d’acheter l’album, ce sont les gens qui ont rempli les salles. On a vu naitre un ph&eacute;nom&egrave;ne qui n’a pas arr&ecirc;t&eacute; de s’amplifier et la tourn&eacute;e est sold out pour les quelques mois qui viennent… Oui, c’est surprenant, on ne s’attendait vraiment pas &agrave; cela, il n’y avait rien d’acquis.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JMJ&nbsp;: Au-del&agrave; de tout ce qui a pu &ecirc;tre dit et &eacute;crit autour de Bertrand, il y a quand m&ecirc;me ce disque et on est surtout l&agrave; pour &ccedil;a et je crois que le public ne s’y est pas tromp&eacute;&nbsp;! Bruno, peux- tu nous parler de la gen&egrave;se de cet album&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>BG</strong>&nbsp;: Pour moi, il y a d&eacute;j&agrave; cette longue amiti&eacute; avec Pascal Humbert, un projet commun qui s’appelle Lilium et un album, <em>Felt,</em> sorti en 2010. Pascal,&nbsp;&eacute;galement ami de Bertrand, a donc fait appel &agrave; moi lorsqu’il a fallu travailler en confiance avec quelqu’un et commencer &agrave; mettre en forme les d&eacute;mos, &agrave; enregistrer les premi&egrave;res id&eacute;es. C’est ainsi qu’a d&eacute;but&eacute; l’aventure, jour apr&egrave;s jour, petit &agrave; petit… On a fait pas mal de pr&eacute;-production, pass&eacute; pas mal de temps ensemble et <em>Horizon</em> s’est construit progressivement comme &ccedil;a.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JMJ&nbsp;: Comment se sont d&eacute;roul&eacute;es les cessions et comment intervenais-tu sur ce projet alors que tu avais choisi de &laquo;&nbsp;fuir&nbsp;&raquo; la France ? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>BG</strong>&nbsp;: J’avais surtout envie d’aller ailleurs pour diff&eacute;rentes raisons mais en particulier pour la tournure sociale des choses et les derni&egrave;res &eacute;lections confirment, h&eacute;las, mes craintes. Mais je voulais surtout m’ouvrir le champ des possibles pour moi mais aussi pour ma famille, &nbsp;chercher un autre avenir que celui qui &eacute;tait envisageable, ici, en France. Cela fait sept ans maintenant que je suis install&eacute; au Qu&eacute;bec mais je suis rest&eacute; connect&eacute; avec Pascal. D’ailleurs, depuis que je suis parti, j’ai beaucoup de demandes qui &eacute;manent de la France ou d’Europe pour des r&eacute;alisations artistiques donc je suis souvent revenu. J’enregistre tout en ext&eacute;rieur et je ram&egrave;ne &ccedil;a chez moi, je mixe, masterise… &nbsp;Dans D&eacute;troit, au d&eacute;part, j’intervenais en tant qu’ing&eacute;nieur du son et puis on s’est retrouv&eacute; dans les Landes, en pleine campagne, tous les trois, sur de longues p&eacute;riodes d’autarcie &agrave; cr&eacute;er, &agrave; composer, &agrave; d&eacute;fricher tout &ccedil;a. Au fil du temps, je suis pass&eacute; d’ing&eacute;. son &agrave; cor&eacute;alisateur, puis, &agrave; musicien et de temps en temps j’attrapais une guitare ou je faisais des arrangements de clavier, de programmations. Voil&agrave;, l’histoire&nbsp;! Ca c’est fait comme &ccedil;a, sur un an et demi presque jusqu’&agrave; ce qu’on aille en studio et qu’on &eacute;largisse le groupe maintenant pour le live avec le batteur Guillaume Perron et Nicolas Boyer, guitariste.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JMJ&nbsp;: Pour toi qui ne connaissais pas Bertrand, j’imagine que ce fut une exp&eacute;rience humaine tr&egrave;s forte&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>BG&nbsp;</strong>: C’est clair, c’est une exp&eacute;rience humaine avant tout, personnelle aussi puisqu’on se retrouve tout d’un coup dans un projet que l’on savait tr&egrave;s attendu et puis, qualitativement, Bertrant Cantat n’est pas n’importe qui alors je ne dirais pas qu’il y avait une pression mais quand m&ecirc;me un certain poids. Apr&egrave;s, ce qui est fondamental, c’est la qualit&eacute; de la relation humaine et dans D&eacute;troit c’est ce que nous avons privil&eacute;gi&eacute;. On avait besoin d’une vraie osmose sur ce projet. Notre trio fonctionne vraiment tr&egrave;s bien et &ccedil;a reste valable sur sc&egrave;ne aujourd’hui.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JMJ&nbsp;: C’est quand m&ecirc;me la grande aventure musicale de ta carri&egrave;re. Dans ton parcours d’artiste, tu la situerais o&ugrave;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>BG</strong>&nbsp;: Je l’accueille avec beaucoup de plaisir, je vais f&ecirc;ter mes 28 ans de m&eacute;tier et j’ai d&eacute;j&agrave; eu des tr&egrave;s, tr&egrave;s belles exp&eacute;riences, notamment avec Miossec. Je m’estime assez privil&eacute;gi&eacute; dans ce m&eacute;tier et je me suis toujours dit, m&ecirc;me avant D&eacute;troit, que j’avais cette chance que la vie me donne tout ce dont j’avais toujours r&ecirc;v&eacute; dans ce m&eacute;tier…</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JMJ&nbsp;: Ce que tu racontes tr&egrave;s bien dans un bouquin que je recommande &agrave; tout le monde et qui s’appelle <em>It’s Not Only Rock'N'Roll</em> (Cf. Magma n&deg;90)…</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>BG</strong>&nbsp;: Oui merci&nbsp;! Pour terminer, je prends &ccedil;a comme l’aboutissement d’une philosophie personnelle que j’ai toujours mise en avant dans mon m&eacute;tier, d’options, de choix. J’ai essay&eacute; de ne jamais vendre ce qui &eacute;tait pour moi des principes fondamentaux, puis l&agrave;, aujourd’hui, c’est un peu comme la cerise sur le g&acirc;teau. D&eacute;troit m’offre, &agrave; la fois, la libert&eacute; musicale, une amiti&eacute; forte et une justification de beaucoup d’ann&eacute;es de travail… Je prends tout &ccedil;a tr&egrave;s tranquillement, sereinement mais je suis pleinement conscient que c’est un privil&egrave;ge.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JMJ&nbsp;: La marque un peu folk rock sur D&eacute;troit, c’est ta griffe, non&nbsp;? On sent vraiment le travail d’&eacute;quipe sur cet album.</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>BG</strong>&nbsp;: Oui, c’est un mixe, tout &agrave; fait&nbsp;! Avec Bertrand, on s’est retrouv&eacute; assez rapidement sur des go&ucirc;ts et des sensibilit&eacute;s communes. Musicalement, on fonctionne bien ensemble. Il y a l’univers de Bertrand, <em>des Visages des figures, </em>et puis, il y a celui de Pascal et le mien. C’est la mise en commun de trois univers qui avaient d&eacute;j&agrave; beaucoup en commun. Chacun y a mis sa patte et je suis tr&egrave;s heureux et flatt&eacute; qu’il y ait la&nbsp; mienne. Bertrand nous a laiss&eacute; une grande libert&eacute; d’expression.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JMJ&nbsp;: Sur sc&egrave;ne, vous ne jouez pas que du D&eacute;troit mais une bonne partie de Noir D&eacute;sir et un peu de L&eacute;o Ferr&eacute;…</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>BG</strong>&nbsp;: Oui, il y a l’adaptation du texte de Ferr&eacute; <em>Des Armes</em> qui avait &eacute;t&eacute; faite en musique par Noir D&eacute;sir mais on ne reprend pas <em>Avec le temps</em>.&nbsp; On joue, je crois, neuf titres de l’album ce qui ne suffit pas &agrave; faire un concert… Donc, oui, il y a du Noir D&eacute;sir&nbsp; parce que je crois que le public a envie de r&eacute;entendre des chansons qu’il a tellement aim&eacute;es. Il y a en a presque autant de D&eacute;troit et c’est un grand plaisir de pouvoir donner cela au public m&ecirc;me si ce n’est pas du Noir D&eacute;sir au sens strict. On a, par exemple, relift&eacute; Tostaky en se faisant tr&egrave;s, tr&egrave;s plaisir. Ca fait partie des moments de libert&eacute; en r&eacute;p&eacute;titions qu’on a gard&eacute;s pour la sc&egrave;ne.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Propos recueillis par Jean-Michel Marchand </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Pour en savoir plus sur D&eacute;troit&nbsp;: <a href="http://www.detroit-music.com">www.detroit-music.com</a></strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Special thanks &agrave; Jean-Michel et Cath</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Retrouvez aussi cette interview en podcast sur Bac FM&nbsp;: <a href="http://http : //www.bacfm.fr/podcasts/">http&nbsp;: //www.bacfm.fr/podcasts/</a></strong></p> Thu, 26 Jun 2014 07:07:33 GMT b5cd79a6-d481-4b93-a1e9-6f627631d351 Franck Halimi, Laurent Grandguillaume http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/franck-halimi-laurent-grandguillaume <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Les Intermittents, l’emploi et son avenir europ&eacute;en</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Il n’est pas toujours facile de saisir le fond d’une affaire, d’en d&eacute;m&ecirc;ler le vrai du faux, aussi, nous avons choisi de mettre face &agrave; face ou plut&ocirc;t c&ocirc;te &agrave; c&ocirc;te deux personnalit&eacute;s bien connues des bourguignons pour leur engagement. L’un dans la lutte pour &nbsp;les &nbsp;Intermittents et Pr&eacute;caires&nbsp;, l’autre&nbsp; pour son combat politique au sein du parti socialiste. Ils nous parleront de l’accord UNEDIC du 22 mars dernier, de l’emploi et de sa place dans l’Europe de demain. </strong></p> <p> <strong>Franck Halimi, metteur en sc&egrave;ne, assistant r&eacute;alisateur, chanteur…&nbsp; Il est aussi, et c’est sous cet aspect que les projecteurs se braquent sur lui aujourd’hui, le porte parole de la Coordination des Intermittents et Pr&eacute;caires&nbsp;en Bourgogne (CIP). Apr&egrave;s une gr&egrave;ve de la faim de 52 jours, un passage improvis&eacute; devant les cam&eacute;ras de Canal + lors du Festival de Cannes, un &laquo;&nbsp;head blade&nbsp;&raquo; public et diverses prises de parole en Bourgogne et sur le territoire national, il est pr&ecirc;t &agrave; en &laquo;&nbsp;d&eacute;coudre&nbsp;&raquo; avec le gouvernement pour faire entendre les propositions des intermittents et pr&eacute;caires. </strong><strong>Laurent Grandguillaume, quant &agrave; lui, est d&eacute;put&eacute; (PS) de C&ocirc;te d’Or et conseiller municipal de Dijon, il a longtemps &eacute;t&eacute; aux c&ocirc;t&eacute;s de Fran&ccedil;ois Rebsamen, ancien maire de Dijon et actuel Ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social. Il est connu pour tenir ses engagements, pour sa franchise et son &eacute;coute des intermittents …</strong></p> <p> <strong>Rencontres sans langue de bois … </strong></p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_f7e3191c65344d48b253f1ca817ab147.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Laurent Grandguillaume Par Thomas Hazebrouck_Focale info</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Laurent Grandguillaume, vous avez travaill&eacute; avec Fran&ccedil;ois Rebsamen, vous &ecirc;tes &eacute;galement proche du gouvernement, vous vous revendiquez socialiste et non social-d&eacute;mocrate, quel est votre r&ocirc;le au niveau de l’&eacute;tat&nbsp;? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>LG&nbsp;: </strong>Effectivement j’ai travaill&eacute; aux c&ocirc;t&eacute;s de Fran&ccedil;ois Rebsamen en tant que conseiller puis en tant qu’adjoint au maire charg&eacute; de la jeunesse, de la vie associative et de la d&eacute;mocratie locale. D&eacute;sormais, en tant que D&eacute;put&eacute;, je continue &eacute;videmment &agrave; travailler avec le gouvernement et F. Rebsamen. Le r&ocirc;le des parlementaires n’est pas seulement de l&eacute;gif&eacute;rer mais aussi d’alerter les Ministres sur certains sujets ou probl&eacute;matiques rencontr&eacute;s sur le terrain ou de contr&ocirc;ler le gouvernement et d’&eacute;valuer les politiques publiques. Les revendications des intermittents du spectacle en font partie. &nbsp;Etre socialiste, c’est avant tout, comme le disait Jean Jaur&egrave;s&nbsp;: &quot;Aller &agrave; l'id&eacute;al et comprendre le r&eacute;el&quot;. Je pense que tous les enjeux qui sont devant nous, toutes les probl&eacute;matiques auxquelles nous sommes confront&eacute;s sont des marqueurs de la gauche : la lutte contre les in&eacute;galit&eacute;s, le travail et le pouvoir d'achat, l'&eacute;ducation, la solidarit&eacute; internationale. Je crois &ecirc;tre un socialiste pragmatique. Je vais sur le terrain, j’&eacute;coute, je ne suis pas un dogmatique. La social-d&eacute;mocratie a &eacute;chou&eacute; partout en Europe dans les ann&eacute;es 90 et 2000. Ce qu’il faut, c’est refonder les id&eacute;es, construire de nouvelles perspectives, une nouvelle grille de lecture face &agrave; un environnement qui change sans cesse.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB</strong> : <strong>Pouvez-vous nous parler de votre position sur les intermittents du spectacle ?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>LG&nbsp;: Je</strong> ne suis pas de ceux qui jugent que le r&eacute;gime sp&eacute;cifique des intermittents est un privil&egrave;ge<strong>. </strong>Les propositions de r&eacute;forme &eacute;quitable, &eacute;quilibr&eacute;e et p&eacute;renne des annexes 8 et 10 sont le fruit de l'expertise conjointe des organisations professionnelles et des parlementaires, &agrave; la fois au sein du Comit&eacute; de suivi de la r&eacute;forme de l'intermittence depuis 2003 et au sein des missions d'information de l'Assembl&eacute;e Nationale et du S&eacute;nat au cours des deux derni&egrave;res ann&eacute;es. L'assurance ch&ocirc;mage &eacute;tait le meilleur amortisseur social, il ne fallait pas en diminuer les droits pour les ch&ocirc;meurs et les salari&eacute;s pr&eacute;caires, surtout dans un contexte de ch&ocirc;mage de masse tel qu'on le conna&icirc;t. Or le nouvel accord fragilise une nouvelle fois les plus pr&eacute;caires, remettant en cause leurs droits &agrave; indemnisation dans le cadre de la solidarit&eacute; interprofessionnelle. Je pr&eacute;cise que les propositions des intermittents aboutissaient &agrave; la r&eacute;alisation d’&eacute;conomies. Ils ne sont pas contre une r&eacute;forme mais pour une r&eacute;forme juste. Mon coll&egrave;gue, le d&eacute;put&eacute; Jean-Patrick Gille, a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; le 7 juin par Manuel Valls pour mener une &laquo; mission de propositions &raquo;. Il a d&eacute;j&agrave; rencontr&eacute; un &agrave; un tous les protagonistes, signataires ou non de l'accord, ainsi que la Coordination des Intermittents et Pr&eacute;caires. J’esp&egrave;re que les revendications et les propositions du comit&eacute; de suivi, dont je suis membre, seront entendues. J’ai d’ailleurs &eacute;t&eacute; auditionn&eacute; le 18 juin par le rapporteur.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB </strong>: <strong>N’est-ce pas tout le secteur culturel qui est remis en cause&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>LG&nbsp;</strong>: la culture est trop souvent caricatur&eacute;e comme une d&eacute;pense improductive. Or, ce que rappelle souvent Madame Filippetti, c’est que les secteurs marchands culturels regroupent 160 000 entreprises et emploient 2,3 % des actifs. <strong>Le poids &eacute;conomique de la culture est &eacute;quivalent &agrave; celui de l’agriculture</strong>. Le secteur culturel repr&eacute;sente, en 2008, 585 485 emplois. Au-del&agrave; de la dimension &eacute;conomique, les manifestations et expositions culturelles contribuent &agrave; tisser le lien social entre les individus. La culture n’est pas remise en cause par le gouvernement actuel. Certains voulaient purement et simplement supprimer le r&eacute;gime d’intermittent. Aur&eacute;lie Filippetti, ministre de la Culture, a d’ores-et-d&eacute;j&agrave; annonc&eacute; que la concertation tripartite (Etat/partenaires sociaux), initialement pr&eacute;vue &agrave; l’automne prochain, d&eacute;butera d&egrave;s le mois de juillet.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB :</strong> <strong>Finalement, cette nouvelle orientation de l’&eacute;tat ne participe- t-elle pas &agrave; une plus grande ambition qui serait de revenir progressivement sur les acquis et droits sociaux au b&eacute;n&eacute;fice de grands industriels &agrave; l’int&eacute;rieur d’un trait&eacute; (le trait&eacute; transatlantique) qui effacerait le pouvoir des &eacute;tats, de la politique, au seul service du grand capital et de l’argent roi. En cela, je reprends une phrase de Pierre Debauche qui dit : &laquo; L’Europe est grand syndicat patronal &raquo; ? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>LG&nbsp;: </strong>Nous avons besoin d'une Europe des &Eacute;tats-nations qui fasse de l'emploi, de la jeunesse et de la transition &eacute;cologique ses priorit&eacute;s. Nous avons besoin d'une Europe forte qui prot&egrave;ge, qui soit plus juste, qui remette l'humain au cœur des choix et qui engage de grands projets f&eacute;d&eacute;rateurs pour pr&eacute;parer l'avenir. L’Union europ&eacute;enne est dans une position comp&eacute;titive favorable puisqu’elle d&eacute;gage d&eacute;j&agrave; un exc&eacute;dent de 87 milliards d’euros &agrave; l’&eacute;gard des &Eacute;tats-Unis. La France a un d&eacute;ficit bilat&eacute;ral mais nos exportations vers les Etats-Unis ont progress&eacute; de 1,5% en 2013 et doivent encore progresser compte tenu du dynamisme du march&eacute; am&eacute;ricain. Il ne s’agit pas au travers de ce trait&eacute; de s’aligner sur le moins-disant am&eacute;ricain. L’accord devra prendre en compte les particularit&eacute;s de notre territoire, c’est pourquoi certains domaines ne sont pas concern&eacute;s par le trait&eacute; : l’audiovisuel, la d&eacute;fense, ou encore les &laquo;pr&eacute;f&eacute;rences collectives&raquo;, &agrave; savoir la qualit&eacute; des produits, les m&eacute;thodes de production et leur impact sur l’environnement. Les d&eacute;put&eacute;s se sont investis afin d’adopter une position offensive, et ce d&egrave;s Mai 2013. Ma coll&egrave;gue, Seybah Dagoma, d&eacute;put&eacute;e de Paris, a r&eacute;dig&eacute; une proposition de r&eacute;solution europ&eacute;enne sur le mandat de n&eacute;gociation de libre-&eacute;change entre les Etats-Unis et l’Union europ&eacute;enne, adopt&eacute;e &agrave; la quasi-unanimit&eacute; en commission des affaires europ&eacute;ennes et en commission des affaires &eacute;trang&egrave;res. Cela a permis d’unifier les parlementaires autour de conditions exigeantes dans la n&eacute;gociation. Elle y a signal&eacute; des &laquo; lignes rouges &raquo; que le trait&eacute; doit respecter : l’exception culturelle, l’exclusion des march&eacute;s publics de d&eacute;fense et de s&eacute;curit&eacute;, l’exclusion des pr&eacute;f&eacute;rences collectives, le refus de la mise en place d’un syst&egrave;me d’arbitrage pour les diff&eacute;rents entre les investisseurs et les &Eacute;tats.</p> <p> &nbsp;</p> <p> Le mandat doit comporter des exigences claires en mati&egrave;re de r&eacute;ciprocit&eacute;. Son but principal est de favoriser les &eacute;changes &eacute;conomiques entre deux continents tout en pr&eacute;servant nos mod&egrave;les agricoles, culturels et sociaux et en luttant contre le dumping social.&nbsp; L’adoption d&eacute;pendra d’un vote &agrave; la majorit&eacute; absolue au Parlement europ&eacute;en, d’une ratification &agrave; l’unanimit&eacute; par les Etats-membres et enfin de l’adoption par les parlements nationaux des vingt-huit Etats membres. Notre position restera ferme : cet accord doit &ecirc;tre avantageux pour les int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;conomiques, sociaux et environnementaux de la France, autrement nous le rejetterons.</p> <p> &nbsp;</p> <p> ……………………………………………………………………………………………………………</p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="435" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_9e578f4585e64afb941469f97446f156.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 435px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Franck Halimi (8&egrave;me jour de gr&egrave;ve de la faim)&nbsp;&copy; J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> MB : Franck, tu d&eacute;fends le r&eacute;gime de l’intermittence depuis plus de dix ans, pourquoi est-il sans cesse remis en question<em> ?</em></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>FH :</strong> On se bat depuis plus de 20 ans mais, plus sp&eacute;cifiquement, avec la CIP depuis juin 2003 pour des droits sociaux collectifs justes pour le plus grand nombre. Si tous les 3 ans, &agrave; chacune des n&eacute;gociations sur l'assurance ch&ocirc;mage, nos droits sont remis en cause, ce n'est pas pour des raisons &eacute;conomiques, comme veulent le faire croire le Medef et ses &quot;partenaires asociaux&quot; que sont la CFDT, la CFTC <em>(et FO depuis le faux-semblant des derni&egrave;res n&eacute;gociations ayant abouti &agrave; l'accord du 22 mars dernier). </em>En effet, contrairement &agrave; ce qui a &eacute;t&eacute; fr&eacute;quemment v&eacute;hicul&eacute; par les m&eacute;dias, les annexes 8 et 10 de la convention de l'assurance ch&ocirc;mage ne co&ucirc;tent pas 1 milliard sur les un peu plus de 4 milliards de d&eacute;ficit de l'UNEDIC. Les intermittents sont peu et pas plus de 250.000 &agrave; cotiser, mais seuls ceux qui parviennent &agrave; &quot;faire leurs heures&quot; <em>(507H sur 10 mois pour les techniciens et 507H sur 10,5 mois pour les artistes)</em> peuvent pr&eacute;tendre toucher une indemnit&eacute; de ch&ocirc;mage <em>soit autour de 103.000 indemnis&eacute;s</em>. Nous repr&eacute;sentons donc 3,5% des ch&ocirc;meurs indemnis&eacute;s et percevons 3,4% des indemnit&eacute;s vers&eacute;es : on est donc tr&egrave;s loin du <em>&quot;scandale des 1% de ch&ocirc;meurs touchant &amp;frac14; du pactole&quot;</em>. Les raisons de cet enfumage m&eacute;diatique sont, en r&eacute;alit&eacute;, id&eacute;ologiques&nbsp;! En effet, nous sommes le mod&egrave;le du travailleur r&ecirc;v&eacute; par le grand patronat : tr&egrave;s comp&eacute;tents, super flexibles, hyper bon march&eacute;. Dans le cadre de ce que l'on nous a vendu comme une &eacute;vidence <em>(l'aust&eacute;rit&eacute; et la crise)</em>, la flexis&eacute;curit&eacute; apparaissait comme LA solution. Or si le Medef est friand de notre mode de fonctionnement, il ne veut surtout pas du pendant de la flexibilit&eacute; que constitue l'amortisseur social de l'assurance ch&ocirc;mage. En 2003, l'organisation patronale a donc attaqu&eacute; les intermittents du spectacle en disant que nous &eacute;tions des privil&eacute;gi&eacute;s, constituant un co&ucirc;t anormal pour l'Unedic. En 2014, en plus des intermittents, ce sont les int&eacute;rimaires (annexe 4) qui sont frapp&eacute;s de plein fouet par les effets de l'accord du 22 mars. Et, en 2017, ce sera le reste de l'assurance ch&ocirc;mage qui sera d&eacute;mantel&eacute; par les rapaces du grand patronat.</p> <p> <strong>MB : Tu aimes &agrave; rappeler que tu ne te bats pas seulement pour les intermittents mais pour tous, quelles sont les menaces ?</strong></p> <p> <strong>FH :</strong> Si l'un des principaux slogans de la CIP est <em>&quot;ce que nous d&eacute;fendons, nous le d&eacute;fendons pour tous&quot;</em>, ce n'est pas anodin. Alors que l'on nous parle toujours &quot;d'exception culturelle&quot;, nous r&eacute;pondons &quot;culture sans exception&quot;. Quand on veut nous parquer dans une r&eacute;serve d'indiens pour nous sortir de la solidarit&eacute; interprofessionnelle que constitue l'assurance ch&ocirc;mage, nous r&eacute;pondons &quot;droits sociaux collectifs&quot;.</p> <p> Aujourd'hui, en France, 86% des contrats sont des CDD. Le CDI n'&eacute;tant plus la norme, on peut donc facilement comprendre que, dor&eacute;navant, la quasi-totalit&eacute; des travailleurs vont, un jour ou l'autre, passer par la case ch&ocirc;mage. Et, dans la mesure o&ugrave; 6 ch&ocirc;meurs sur 10 ne sont pas indemnis&eacute;s, on peut saisir toute l'importance de la convention qui doit &ecirc;tre agr&eacute;&eacute;e (ou pas) par notre ministre du dialogue social, Fran&ccedil;ois Rebsamen. Les luttes actuelles <em>(cheminots, postiers, intermittents,...)</em> ont les m&ecirc;mes causes et les m&ecirc;mes effets : un ultra-lib&eacute;ralisme galopant qui fait peser des mesures d'aust&eacute;rit&eacute; sur les plus pr&eacute;caires d'entre-nous. Et &ccedil;a, c'est un v&eacute;ritable scandale !</p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="435" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_d8472e83a14f4583a1876cbdb93a4682.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 435px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Franck Halimi (33&egrave;me jour de gr&egrave;ve de la faim)&nbsp;&copy; J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB : Qu’est-ce que l’Unedic ?</strong></p> <p> <strong>FH :</strong> L'Unedic est une association charg&eacute;e par d&eacute;l&eacute;gation de service public de la gestion de l'assurance ch&ocirc;mage, en coop&eacute;ration avec P&ocirc;le emploi. Ce sont les partenaires sociaux - MEDEF, CGPME et UPA <em>(c&ocirc;t&eacute; patronal)</em> et CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT et CGT-FO <em>(c&ocirc;t&eacute; salarial)</em> - qui d&eacute;finissent, dans le cadre d’une Convention des institutions, l’organisation, les statuts et les attributions de l’Unedic, celle-ci &eacute;tant conclue pour une dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e et ren&eacute;goci&eacute;e r&eacute;guli&egrave;rement.</p> <p> Or ces vingt-cinq derni&egrave;res ann&eacute;es, le Medef et la CFDT ont r&eacute;gn&eacute; sur sa direction.</p> <p> R&eacute;sultat des courses : en France, 6 ch&ocirc;meurs sur 10 ne sont pas indemnis&eacute;s. R&eacute;forme apr&egrave;s r&eacute;forme, on limite les d&eacute;penses en cessant d’indemniser une partie des allocataires. Les &eacute;conomies sont faites sur le dos des pauvres, pri&eacute;s de devenir encore plus pauvres.</p> <p> Dans la nuit du 21 au 22 mars, un accord Unedic a &eacute;t&eacute; conclu en quinze minutes apr&egrave;s onze heures de suspension de s&eacute;ance et de conciliabules de couloirs. Alors que le ch&ocirc;mage touche des millions de personnes, comment est-il possible que les r&egrave;gles de son indemnisation soient dict&eacute;es dans les locaux du Medef, sans aucun contr&ocirc;le d&eacute;mocratique, sans vraies n&eacute;gociations, sans droit de regard ni de la repr&eacute;sentation nationale ni des principaux concern&eacute;s ?</p> <p> <em>MB : Si le gouvernement signe cette convention, quelle &quot;cartouche&quot; vous reste-t-il ?</em></p> <p> <strong>FH : </strong>Il nous restera la &quot;cartouche&quot; de la libert&eacute;. Ma&icirc;tres de notre temps et de nos choix, nous sommes la multitude qui engloutira les gloutons parce que nous avons la l&eacute;gitimit&eacute; du plus grand nombre et parce que nous sommes le monde des possibles !</p> <p> <strong>MB : Demain, c’est le Trait&eacute; Transatlantique qui arrive, faut-il le voir comme une nouvelle menace pour les droits des travailleurs ?</strong></p> <p> <strong>FH : </strong>Oui, ce Trait&eacute; Transatlantique sera juste une continuit&eacute; de la compression du monde dans lequel nous tentons de survivre. Il nous faut donc aujourd'hui r&eacute;volutionner les rapports sociaux dans le travail ! En redevenant insouciants et sans peur, nous les mettons dans une posture fort d&eacute;sagr&eacute;able. Du coup, les tenants d'un &quot;certain ordre&quot; commencent &agrave; paniquer face &agrave; un mouvement qui, plus il dure dans le temps, plus il prend de volume dans l'espace. L&agrave; o&ugrave; une oligarchie r&ecirc;ve de compresser le monde pour le r&eacute;duire &agrave; des rapports de soumission, notre mouvement de lutte des ch&ocirc;meurs, int&eacute;rimaires, intermittents et pr&eacute;caires lui r&eacute;pond <em>&quot;vive l'ampleur !&quot;</em>… D&eacute;sormais, nous ne manquerons plus d'air pour insuffler de la force &agrave; ceux qui, n'ayant plus peur, pourront enfin pr&eacute;tendre &agrave; choisir leur mode de vie…</p> <p> <strong>Propos recueillis par J&eacute;r&ocirc;me Gaillard le 18 juin 2014</strong></p> Mon, 23 Jun 2014 07:24:29 GMT 33f2865c-a7fc-41f0-b908-8e26d0be4b15 JOHNNY MAFIA http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/johnny-mafia <p> <strong>Du rififi sur sc&egrave;ne</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Si de nombreux parrains (et pas que les Corleone) se sont battus pour porter Johnny Mafia sur sc&egrave;ne, ce n’est pas pour rien&nbsp;! Les jeunes loups de ce band jouent fort, vite et c’est beau. Et contrairement &agrave; ce que dit Iggy Pop (sous la menace, non&nbsp;?) Justin Bieber n’est pas l’avenir du rock mais les Johnny Mafia, eux, pourraient bien faire parler encore tr&egrave;s longtemps. </strong></p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="978" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_b308591d567f415cb295336fb8490be9.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 978px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Johnny Mafia&copy; Laura D&eacute;on</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Pourquoi avoir choisi de vous appeler Johny Mafia alors que les noms &laquo;&nbsp;Cod&eacute;ine Caf&eacute;&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Speed Coke&nbsp;&raquo;&nbsp;ou encore &laquo;&nbsp;J’aime taper&nbsp;!&nbsp;&raquo; &eacute;taient encore disponibles&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>J.M</strong>&nbsp;: Waouh, les bonnes id&eacute;es&nbsp;! Du coup, on va peut &ecirc;tre r&eacute;fl&eacute;chir pour changer parce que pour &laquo;&nbsp;Johnny Mafia&nbsp;&raquo;, on ne sait pas trop pourquoi, il fallait vite choisir un nom pour faire des concerts …. &laquo;&nbsp;J'aime taper&nbsp;&raquo; &ccedil;a sonne pas mal et je crois que &ccedil;a pourrait faire plaisir &agrave; Nathan, notre batteur.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: En parlant de vous, on fait souvent r&eacute;f&eacute;rence aux Clash ou aux Ramones mais pas aux Pixies ni &agrave; Nirvana alors que &ccedil;a transpire &agrave; fond… mais avec la banane en plus&nbsp;! Est-ce des influences que vous revendiquez&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>J.M</strong>&nbsp;: Totalement&nbsp;! Pour ce qui est des Ramones, c'est &eacute;vident, on en &eacute;coute tout le temps, on est vraiment fans (et pas seulement des premiers albums) quant aux Clash, j'en suis tout autant (les autres aussi, je crois). Mais effectivement, je trouve plus de Pixies ou de Nirvana dans ce qu'on fait et au final, on nous parle plus souvent de Nirvana ou des Pixies que des Clash quand on nous voit jouer ...</p> <p> Les Pixies, je suis le plus grand admirateur, niveau compositions, pour moi, c'est ce qu’il y a de mieux, c'est extraordinaire, y compris dans ce qu'a fait Black Francis (le chanteur) en solo ou avec les Catholics. Contrairement &agrave; beaucoup de monde, j'ai d&eacute;couvert &ccedil;a r&eacute;cemment et je trouve les 3 derniers EP formidables &nbsp;(ceux qui ont &nbsp;donn&eacute; le dernier album).&nbsp;</p> <p> Pour Fabio, le guitariste, je pense, qu'il vous donnerait plus des mecs comme Keith Richards, Marc Bolan ou plus r&eacute;cemment Ty segall … Ty Segall, on va le voir en concert d&egrave;s qu'on peut. Ce mec, c'est le nouveau grand rockeur, il n’y pas de doutes.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Vous &ecirc;tes soutenus par une nouvelle structure, Exaequo production, c’est un plus pour un groupe en d&eacute;veloppement&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>J.M</strong>&nbsp;: Largement, on aurait &eacute;t&eacute; perdu, il y a bien longtemps sans &ccedil;a. Les &laquo;&nbsp;papiers&nbsp;&raquo;, les mails et le reste, on n’y connait rien mais Fred (le manager) adore ce genre de trucs … Et ce n’est pas une blague, il ADORE&nbsp;! En plus, il cuisine bien.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Pour un jeune groupe, &ecirc;tre d’embl&eacute;e s&eacute;lectionn&eacute; pour les Inou&iuml;s du Printemps de Bourges, &ccedil;a fait quoi&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>J.M</strong>&nbsp;: On est jeune, les plus jeunes de la s&eacute;lection des Inou&iuml;s du Printemps de Bourges de cette ann&eacute;e, donc sans avoir la sagesse et l'exp&eacute;rience des plus anciens, on &eacute;tait comme un peu &laquo;&nbsp;dingue&nbsp;&raquo; l&agrave;-bas. C'&eacute;tait vraiment cool&nbsp;! Pour ce qui est du groupe en lui-m&ecirc;me, &ccedil;a fait bient&ocirc;t 4 ans qu'on joue ensemble et il y en avait pas mal d’autres qui existaient depuis moins longtemps (1 ou 2 ans), je crois … Donc, on &eacute;tait des jeunes mais pas trop … Ahah&nbsp;!</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: On sent que vous en avez sous le pied, quels sont vos projets&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>J.M</strong>&nbsp;: L&agrave;, on va continuer &agrave; fond et on commence &agrave; parler d'un album (en tout cas, on s'y pr&eacute;pare&nbsp;!), on se dirige vers quelque chose de plus construit que notre EP. Des concerts arrivent au fur et &agrave; mesure et tant mieux parce que c'est ce qu'on pr&eacute;f&egrave;re.</p> <p> Et tout ce qu’on a pu faire jusqu'&agrave; pr&eacute;sent, c’est gr&acirc;ce &agrave; certains comme Le Silex qui nous a beaucoup soutenus (m&ecirc;me avant la s&eacute;lection aux Inou&iuml;s du Printemps de Bourges), le Caf&eacute; charbon qui nous a bien pr&eacute;par&eacute;s, et le Garage (Studio de r&eacute;p&eacute;tions de la Ville de Sens) o&ugrave; l'on va r&eacute;p&eacute;ter&nbsp;! On tient particuli&egrave;rement &agrave; les remercier pour tout ce qu’ils ont fait.</p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Propos recueillis par J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <a href="https://www.facebook.com/johnnymafiagroupe">https://www.facebook.com/johnnymafiagroupe</a></p> <p> <a href="http://johnnymafia.bandcamp.com/">http://johnnymafia.bandcamp.com/</a></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Le 28 juin au Catalpa Festival &agrave; Auxerre</strong></p> <p> <strong>Le 11 juillet &agrave; Auxerre au Festival Gar&ccedil;on la Note au caf&eacute; O’Barakoa</strong></p> <p> <strong>Le 12 juillet &agrave; Dijon au Z&eacute;nith pour la 1<sup>&egrave;re</sup> &eacute;dition de l’OENO MUSIC Festival</strong></p> <p> <strong>Le 19 juillet &agrave; Aix en Othe au Festival en Othe</strong></p> <p> <strong>Le 26 juillet &agrave; Gurgy au Festival les Zik’omatics</strong></p> <p> <strong>Le 19 ao&ucirc;t &agrave; Sens pour le Festival Gar&ccedil;on la Note</strong></p> <p> <strong>Le 20 ao&ucirc;t &agrave; Dijon pour le Festival Gar&ccedil;on La Note</strong></p> <p> <strong>Enfin le 21 septembre pour la cl&ocirc;ture de l’&eacute;t&eacute; en toute beaut&eacute; en 1<sup>&egrave;re</sup> partie du groupe anglais de rock d&eacute;cha&icirc;n&eacute; sur sc&egrave;ne, The Jim Jones Revue &agrave; Dijon La Vapeur&nbsp;! </strong></p> <p> &nbsp;</p> Mon, 23 Jun 2014 06:32:35 GMT 8d947cc7-48c5-46f4-9683-e38c33da2bb6 FENC/S http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/fencs <p> <strong>La jeunesse s’exprime en anglais.</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> Ils ont entre 21 et 25 ans et d&eacute;butent une carri&egrave;re dans la musique. Heureux vainqueurs du tremplin musique de R.U en mars dernier et deuxi&egrave;me au Dijon live 2014, les 5 gar&ccedil;ons, tous musiciens de style pop/rock, envisagent de s’exporter &agrave; un niveau national l’ann&eacute;e prochaine. Une belle gal&egrave;re pleine de passion dans laquelle s’est lanc&eacute; Fenc/s. De Dijon &agrave; Paris, il n’y a qu’un pas…</p> <p> Rencontre avec Florian (chant et clavier) …</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_7e5c9bd151e640c59b9d0b8fe73104aa.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>FENC/S photo &copy; Philippe Malet</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Magma Bourgogne&nbsp;:&nbsp;</strong><strong>Quelle est la signification du nom du groupe&nbsp;: Fenc/s&nbsp;?</strong></p> <p> <strong>F:</strong>&nbsp;Nous avons surtout choisi ce nom pour la sonorit&eacute; anglaise-pop, il a plus une signification acoustique qu’autre chose. Enfin, on peut aussi dire que c’est un petit clin d’œil &agrave; une chanson de Phoenix que nous aimons beaucoup.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;:&nbsp;</strong><strong>Comment vous &ecirc;tes-vous rencontr&eacute;s&nbsp;?</strong></p> <p> <strong>F&nbsp;:&nbsp;</strong>Nous sommes cinq dans le groupe et nous nous sommes tous faits les dents avec des groupes que nous avions avant. Chacun cherchait un nouveau groupe &agrave; former sur internet. On a fini par tous se rencontrer, faire des essais et &ccedil;a a coll&eacute; assez rapidement&nbsp;! Cela fait maintenant plus d’un an que le groupe est mont&eacute; et nous sommes tous amis.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;:&nbsp;</strong><strong>Vous chantez en anglais. Pourquoi&nbsp;? Que racontent vos chansons&nbsp;?</strong></p> <p> <strong>F&nbsp;:&nbsp;</strong>Nous &eacute;coutons beaucoup de textes en anglais et nous aimons vraiment les sonorit&eacute;s qu’offre la langue. C’est tr&egrave;s difficile de chanter sur du pop rock en fran&ccedil;ais, il y en a tr&egrave;s peu qui r&eacute;ussissent. C’est une logique musicale pour nous. C’est moi qui &eacute;cris les paroles et j’essaie de retranscrire ce que nous vivons, tous les 5, au quotidien&nbsp;: l’incertitude par rapport au futur, l’amour avec une vision particuli&egrave;re… Ce que l’on connait &agrave; la vingtaine en r&eacute;sum&eacute;. Il y a donc beaucoup d’autoportrait mais aussi une grande part de fiction.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: &Ecirc;tes-vous suivis par des structures dijonnaises&nbsp;?</strong></p> <p> <strong>F&nbsp;:&nbsp;</strong>La Vapeur nous a soutenus mais pas accompagn&eacute;s. Nous ne nous sommes pas pr&eacute;sent&eacute;s pour b&eacute;n&eacute;ficier de cette aide car nous ne nous sentions pas encore pr&ecirc;ts. Officieusement, la Vapeur nous donne des conseils et nous trouve quelques dates. Nous postulerons l’ann&eacute;e prochaine pour b&eacute;n&eacute;ficier d’un vrai accompagnement. Cependant, gr&acirc;ce &agrave; notre victoire au tremplin musique de R.U, nous serons accompagn&eacute;s &agrave; partir de l’ann&eacute;e prochaine par le th&eacute;&acirc;tre Mansart et son association artistique&nbsp;: &laquo;&nbsp;De bas &eacute;tage&nbsp;&raquo;. C’est une collaboration administrative, ils n&eacute;gocient les cachets pour nous et explorent de nouvelles pistes chor&eacute;graphiques autour de nos musiques. Si la Vapeur nous accompagne l’ann&eacute;e prochaine, elle nous aidera pour le c&ocirc;t&eacute; technique. Nous sentons que nous sommes en train de franchir un palier.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Est-ce que vous envisagez de tenter d’autres tremplins? Quels sont vos projets d’avenir&nbsp;?</strong></p> <p> <strong>F&nbsp;:&nbsp;</strong>On a ador&eacute; particip&eacute; &agrave; ces concours. Le fait d’&ecirc;tre confront&eacute;s &agrave; un public nous a beaucoup aid&eacute;s et nous a donn&eacute;s un peu plus confiance en nous. Nous allons tenter d’autres concours l’ann&eacute;e prochaine et notamment des tremplins nationaux, &agrave; Paris ou &agrave; Lyon. Nous enregistrons un nouvel EP la semaine prochaine. Il sortira en septembre ou en octobre prochain, nous en profiterons donc pour le vendre en m&ecirc;me temps. Chaque cd sera une &eacute;dition limit&eacute;e avec un tampon diff&eacute;rent sur chaque cd. Nous le vendrons &eacute;galement en ligne sur une plateforme de streaming. D’ailleurs, nous donnons rendez-vous &agrave; tout le monde le 13 juillet au Carnot &agrave; Montceau-les-Mines ou encore au festival Gar&ccedil;on la Note au Mac Callaghan &agrave; Dijon.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Avez-vous pensez aux sites de financement participatifs&nbsp;?</strong></p> <p> <strong>F&nbsp;:&nbsp;</strong>Au d&eacute;but, nous &eacute;tions tous un peu dubitatifs &agrave; propos de My Major Company par exemple. Nous pensions que c’&eacute;tait r&eacute;serv&eacute; plut&ocirc;t &agrave; la vari&eacute;t&eacute;. Mais il y a quelques mois, op&eacute;ration iceberg est venue faire une conf&eacute;rence &agrave; Dijon et &ccedil;a nous a donn&eacute; de nouvelles id&eacute;es pour l’ann&eacute;e prochaine. Il y a des pistes &agrave; explorer du c&ocirc;t&eacute; de Kiss Kiss Bank Bank …</p> <p> <br /> &nbsp;</p> <p> Propos recueillis par Cynthia Benziane</p> <p> &nbsp;</p> <p> En &eacute;coute sur <a href="http://fencs.bandcamp.com/">http://fencs.bandcamp.com/</a></p> <p> <a href="https://www.facebook.com/wearefncs">https://www.facebook.com/wearefncs</a></p> <p> &nbsp;</p> <p> --&nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> Mon, 23 Jun 2014 06:01:16 GMT 811ee033-19e5-4ecb-b9c3-d77c0c48e498 LEE RANALDO http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/lee-ranaldo <p> <strong>Le Consortium, Dijon. Festival MV. Samedi 12 avril 2014</strong></p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="423" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_7ebd504ebadf4161a3bd9399995fff75.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 423px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Lee Ranaldo&copy; Steph Ruta</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> A la question pos&eacute;e par un fan &agrave; la fin de son concert au Consortium sur l'avenir de Sonic Youth, Lee Ranaldo reste tr&egrave;s &eacute;vasif&nbsp;:&nbsp;<strong><em>&laquo; Non, &agrave; l'heure actuelle ce n'est pas fini. Mais personne ne sait si on se reformera un jour &raquo;</em></strong>. En attendant un hypoth&eacute;tique retour du groupe new-yorkais, le guitariste am&eacute;ricain multiplie les projets - il en a mont&eacute; un paquet depuis le d&eacute;but de sa carri&egrave;re (Drift, Text of Light, The Cribs) - comme sa collaboration avec The Dust (un album et une tourn&eacute;e en 2014) et quelques performances solo o&ugrave; l'artiste d&eacute;cal&eacute; r&eacute;invente l'utilisation de la guitare. Lee Ranaldo conna&icirc;t la sienne par cœur et dialogue avec elle durant une bonne heure avec ses accessoires pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s, ceux qui l'accompagnent depuis ses premiers accords&nbsp;: un archet, une baguette de batterie et, petite variante, son t&eacute;l&eacute;phone portable.</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_1db01827dbf843599d9c273cd0983226.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Lee Ranaldo&copy; Steph Ruta</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> L'approche est conceptuelle et minimaliste. Et d&eacute;coule naturellement de l'h&eacute;ritage laiss&eacute; par Sonic Youth, une empreinte profond&eacute;ment arty et une œuvre d&eacute;compos&eacute;e en mille sonorit&eacute;s. Avec sa seule guitare, Lee Ranaldo tient le public en respect. Une bonne centaine de t&ecirc;tes &eacute;bahies par la simplicit&eacute; du musicien (malgr&eacute; des textures sonores complexes) et sa disponibilit&eacute;. Un mec content d'&ecirc;tre l&agrave; et heureux de partager son soutien &agrave; la musique contemporaine &agrave; Dijon. Puis de laisser planer son instrument f&eacute;tiche au milieu des spectateurs, lequel suspendu &agrave; une corde laisse cracher ses derniers sons couverts sous un tonnerre d'applaudissements. Visiblement, Lee a r&eacute;ussi son audition et inspire toujours autant le respect. En attendant des news des autres.</p> <p> <strong>Steph. Ruta</strong></p> <p> &nbsp;</p> Wed, 23 Apr 2014 04:41:48 GMT a79999f6-2c98-4293-8f40-3ebdc2cfa29c SUPER PARQUET + ARTUS http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/super-parquet-artus <p> <strong>Lap&eacute;niche, Chalon-sur-Sa&ocirc;ne, samedi 1<sup>er</sup> mars</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <img original-height="248" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_dd72c66f7f004f5392d6b6dd96875e03.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 248px;" /></p> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Super Parquet &copy; Joanny Nioulou</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Lap&eacute;niche a le nez creux pour d&eacute;nicher les talents et d&eacute;fricher les tendances. Preuve en est avec ses soir&eacute;es &laquo;&nbsp;Folk me I’m Famous&nbsp;&raquo;, dont la deuxi&egrave;me &eacute;dition a eu lieu samedi 1<sup>er</sup> mars. Loin de c&eacute;der aux sir&egrave;nes de la musique traditionnelle plan-plan, la programmation fait la part belle aux projets ambitieux de groupes qui jettent des ponts entre les genres, cr&eacute;ant le lien entre trad., &eacute;lectro et musique exp&eacute;rimentale.</p> <p> Super Parquet incarne de mani&egrave;re incroyable cette volont&eacute;. Tout a commenc&eacute; comme dans un morceau de John Carpenter. Quelques notes de banjo amplifi&eacute; r&eacute;p&eacute;t&eacute;es &agrave; l’envi, avant que la cabrette et les machines ne viennent m&eacute;duser l’auditeur. Dix minutes pour une <em>Bourr&eacute;e coul&eacute;e de l’Artense</em> (de l’intense&nbsp;!), de quoi scotcher le public d&egrave;s l’ouverture du concert avec une musique sans concession, hypnotique comme du drone et qui ne demande qu’&agrave; sortir hors les murs pour se r&eacute;pandre et diffuser son bourdon dans l’immensit&eacute; du dehors. Une mise sous tension intransigeante, toute contenue mais bouillonnante comme une mont&eacute;e d’acide. Dans leur exploration &eacute;bouriffante, les Lyonnais n’en oublient pas moins la base, comme en t&eacute;moigne le fabuleux morceau de conclusion, <em>M’en revenant des noces</em>, chanson traditionnelle accompagn&eacute;e d’une ritournelle &eacute;lectro. Musique totale, chemin tout trac&eacute; vers l’extatique, de quoi chialer et planer en m&ecirc;me temps.</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="355" original-width="532" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_a277a575383a4ded9b0bb2b2b50225de.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 532px; height: 355px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Artus&copy; Eric Legret</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Difficile ensuite de se remobiliser pour Artus, qui, pourtant, avec sa musique radicale de Gascogne et un son de groupe extraordinaire, vaut son pesant de cacahu&egrave;tes. Mais apr&egrave;s Super Parquet, seul le silence est d’or.</p> <p> <strong>Marin Kaminski </strong></p> <p> &nbsp;</p> Wed, 23 Apr 2014 04:33:09 GMT c14e953a-a64a-4366-bae6-0a81b56adc08 BENOIT LAMBERT http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/benoit-lambert-1 <p> <b>CONFIANCE EN L'AVENIR</b></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong><em>Alors que le festival Th&eacute;&acirc;tre en Mai f&ecirc;te sa 25<sup>&egrave;me</sup> &eacute;dition, Benoit Lambert, lui, souffle sa premi&egrave;re bougie &agrave; la t&ecirc;te du Th&eacute;&acirc;tre Dijon Bourgogne, Centre Dramatique National. Metteur en sc&egrave;ne averti, il m&egrave;ne sa barque avec calme et s&eacute;r&eacute;nit&eacute;. Son objectif&nbsp;: porter la jeunesse et lui donner toutes les chances de construire le th&eacute;&acirc;tre de demain. Et quelle plus belle occasion que ce festival pour renforcer ce travail d&eacute;j&agrave; bien amorc&eacute;&nbsp;! Cette &eacute;dition de Th&eacute;&acirc;tre en Mai vous am&egrave;ne au croisement des regards et des g&eacute;n&eacute;rations en compagnie de Pierre Debauche, l’invit&eacute; d’honneur mais aussi le passeur, le t&eacute;moin.&nbsp; Curieux, ne passez pas votre chemin, entrez plut&ocirc;t…</em></strong></p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="447" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_64d1c3a77b2745bf941a1d1133a9d4bb.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 447px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Beno&icirc;t Lambert &copy; V.Arbelet</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Magma Bourgogne&nbsp;: Quel regard portez-vous sur cette premi&egrave;re ann&eacute;e&nbsp;&agrave; la t&ecirc;te du Th&eacute;&acirc;tre Dijon Bourgogne.&nbsp;? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Benoit Lambert&nbsp;: </strong>J’ai essay&eacute; de montrer dans la saison une grande vari&eacute;t&eacute; d’esth&eacute;tiques avec des pi&egrave;ces et des genres vari&eacute;s et j’ai constat&eacute; une belle r&eacute;ception aupr&egrave;s du public. Je peux donc dire que les choses se passent plut&ocirc;t bien. Nous avons une belle dynamique dans le th&eacute;&acirc;tre aujourd’hui et le festival Th&eacute;&acirc;tre en Mai souligne cela en continuant l’exploration de nouvelles esth&eacute;tiques. Des jeunes compagnies et des jeunes collectifs apportent leur pierre &agrave; l’&eacute;difice. Cette implication est un acte de foi dans le th&eacute;&acirc;tre de demain. Et m&ecirc;me si le th&eacute;&acirc;tre ne se porte pas bien &eacute;conomiquement, que les intermittents du spectacle rencontrent de grosses difficult&eacute;s, c’est &eacute;mouvant de voir ce bel &eacute;lan artistique et de constater qu’il se porte bien esth&eacute;tiquement. Je suis &eacute;mu de voir que les jeunes veulent se lancer malgr&eacute; tout et que m&ecirc;me s’ils aiment les nouvelles technologies, ils continuent &agrave; se retrouver dans le th&eacute;&acirc;tre.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Th&eacute;&acirc;tre en mai a comme toujours une identit&eacute; forte. Pourquoi avoir choisi de coucher une chouette sur le programme cette ann&eacute;e&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>BL&nbsp;: </strong>Tout au long de la saison et lors de l’&eacute;dition pr&eacute;c&eacute;dente de Th&eacute;&acirc;tre en Mai, nous avons &eacute;t&eacute; surpris par l’enthousiasme du public et par sa curiosit&eacute;. M&ecirc;me si les gens ne savent rien d’une pi&egrave;ce, ils se d&eacute;placent quand m&ecirc;me pour venir. Cette <em>chouette</em>, c’est donc un symbole. Celui de la ville de Dijon &eacute;videmment mais c’est aussi un animal qui a les yeux grand ouverts sur ce qui l’entoure. Il ne faut pas oublier non plus qu’Ath&eacute;na, la d&eacute;esse de la sagesse, &eacute;tait repr&eacute;sent&eacute;e par une chouette. C’est donc un oiseau contemplatif, sage et nocturne. Cette chouette v&eacute;hicule un certain nombre de valeurs propres &agrave; l’univers du th&eacute;&acirc;tre et auxquelles nous tenons.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Pourquoi avoir&nbsp; choisi Pierre Debauche comme parrain de cette &eacute;dition&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>BL&nbsp;: </strong>S’il est trop m&eacute;connu du grand public, il est tr&egrave;s populaire dans le milieu du th&eacute;&acirc;tre. Il repr&eacute;sente &agrave; lui tout seul tout un pan de l’histoire du th&eacute;&acirc;tre fran&ccedil;ais. Il a renouvel&eacute; l’enseignement de l’art dramatique en France, bien qu’il soit belge. C’est &eacute;galement un pionnier de la d&eacute;centralisation du th&eacute;&acirc;tre en banlieue. Il a cr&eacute;&eacute; des th&eacute;&acirc;tres, des compagnies, des festivals… C’est une figure majeure. Il &eacute;tait impensable de lancer une aventure th&eacute;&acirc;trale sans lui. C’est l’occasion de l’entendre raconter son histoire. Nous lui devons tout. Il sera l&agrave; &eacute;galement pour rappeler, notamment lors des trois d&eacute;bats au programme, que le th&eacute;&acirc;tre est un investissement, pas une d&eacute;pense publique et qu’il aide &agrave; vivre mieux. Pierre Debauche a une confiance absolue en la jeunesse et en l’avenir, c’est un utopiste de terrain. Justement, cette ann&eacute;e, Th&eacute;&acirc;tre en Mai insiste sur les jeunes compagnies francophones pour affirmer la jeunesse. Tout &ccedil;a est tr&egrave;s coh&eacute;rent.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Cette &eacute;dition de Th&eacute;&acirc;tre en Mai est &eacute;galement l’occasion de &laquo;&nbsp;c&eacute;l&eacute;brer&nbsp;&raquo; le centenaire de la 1<sup>&egrave;re</sup> guerre mondiale. Tout au long de cette programmation, on parlera de guerre, d’amour, d’enferment, de libert&eacute;, du temps... Peut-on dire que le fil rouge est ce rapport entre l’humain et son histoire&nbsp;? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>BL&nbsp;: </strong>Nous n’avions pas pr&eacute;m&eacute;dit&eacute; ce fil rouge mais il est vrai qu’il y a l&agrave; une m&eacute;ditation sur l’&eacute;tat du monde. Le th&eacute;&acirc;tre s’est toujours pos&eacute; la question de comment &ecirc;tre des humains ensemble. Dans cette programmation il y a donc beaucoup de questions sur l’amour, le rapport &agrave; soi, la guerre. Nous vivons un moment historique, cette grande confusion que l’Europe vit en ce moment, c’est historique. Le th&eacute;&acirc;tre est l&agrave; aussi pour montrer cette actualit&eacute;. Le th&eacute;&acirc;tre n’est pas forc&eacute;ment compliqu&eacute;, c’est fini le temps o&ugrave; il fallait &ecirc;tre herm&eacute;tique et obscure pour entrer dans cet univers. Les œuvres &eacute;sot&eacute;riques et r&eacute;serv&eacute;es aux initi&eacute;s se font plus rares. Le th&eacute;&acirc;tre a une grande vertu politique. Il permet de diff&eacute;rer sa r&eacute;ponse, de r&eacute;agir avec recul. C’est une nouvelle fa&ccedil;on d’apprivoiser le temps qui passe.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Le th&eacute;&acirc;tre joue-t-il un r&ocirc;le dans le devoir de m&eacute;moire&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>BL&nbsp;: </strong>Il est important. Il y a un dialogue tendu sur la guerre, sur le pass&eacute;. Le th&eacute;&acirc;tre garde la pr&eacute;sence des morts, il dialogue en permanence avec l’histoire. On le voit bien dans &laquo;&nbsp;<em>La Mastication des morts</em>&nbsp; mis en sc&egrave;ne par Solange Oswald mais aussi dans la pi&egrave;ce <em>La Grande Histoire</em>&nbsp;que je mets en sc&egrave;ne sur un texte de Fran&ccedil;ois B&eacute;gaudeau, qui permet de s’interroger sur ce qui est vivant, ce qui est actif. Comment vit-on le quotidien en pleine guerre&nbsp;? Le th&eacute;&acirc;tre c’est l’art de l’imm&eacute;diatet&eacute;. Il meurt sous nos yeux mais nous le garderons en m&eacute;moire. Ceux qui vivent la grande Histoire ne savent pas qu’ils sont dedans. Et en ce moment aussi nous vivons la grande Histoire. Dans <em>Ah Dieu&nbsp;! Que la guerre est jolie&nbsp;!</em>&nbsp; de Pierre Debauche, la guerre est abord&eacute;e avec humour et d&eacute;calage. C’est clairement une pi&egrave;ce antimilitariste qui a rencontr&eacute; un succ&egrave;s inattendu dans les ann&eacute;es 60. Ici, il l’a rejoue avec des acteurs qui ont l’&acirc;ge des conscrits de 1914. Je trouve cela int&eacute;ressant car je ne suis pas un grand fanatique du pass&eacute; mais il est important que nous ayons tous un rapport avec lui, et un rapport libre. Du c&ocirc;t&eacute; de l’histoire du th&eacute;&acirc;tre, avec <em>Le chant du cygne ou les 150 miroirs</em>&nbsp; mis en sc&egrave;ne par notre parrain, on aborde un c&ocirc;t&eacute; politique de la vie th&eacute;&acirc;trale fran&ccedil;aise. Et c’est aussi l’occasion de rappeler que le th&eacute;&acirc;tre est un art de tradition orale. Dans une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; la capacit&eacute; d’enregistrement r&egrave;gne, le th&eacute;&acirc;tre se transmet encore de bouches &agrave; oreilles.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Propos recueillis par Cynthia Benziane</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>pour en savoir plus sur Th&eacute;&acirc;tre en Mai&nbsp;</strong><strong>&nbsp;: <a href="http://www.tdb-cdn.com/saison-2013-2014/theatre-en-mai">TDB CDN</a></strong></p> Wed, 23 Apr 2014 03:51:38 GMT cf4ab7b6-a4ea-4c08-b3b6-fd32b56f086c LA MAISON TELLIER http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/la-maison-tellier <p> <strong>LA DOUCEUR DU CHAOS</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>La Maison Tellier, vous ouvre ses portes comme celles d’un saloon o&ugrave; danseraient les filles de joie de Lautrec derri&egrave;re des battants qui se t&eacute;lescopent et laissent passer, de mani&egrave;re al&eacute;atoire, tant&ocirc;t la lumi&egrave;re, tant&ocirc;t l’ombre.</strong></p> <p> <strong>Visiter cette demeure clair-obscur &nbsp;c’est s’immerger au cœur du meilleur de la chanson fran&ccedil;aise, s’offrir le plaisir d’une &eacute;coute qui r&eacute;concilie texte et musique, fond et forme dans une incr&eacute;dule l&eacute;g&egrave;ret&eacute;… du velours-crochet&nbsp;!&nbsp;Beaut&eacute; pour tous&nbsp;pourrait sembler un &nbsp;programme politique mais en &eacute;caillant le vernis, on y per&ccedil;oit la beaut&eacute; d’une peinture aigre-douce, un&nbsp;<em>Jardin des d&eacute;lices</em>&nbsp;revisit&eacute;, un&nbsp;<em>Guernica</em>&nbsp;serein…</strong></p> <div> &nbsp;</div> <p> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_68097b696daf42a3b0255256f53c152e.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></p> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>La Maison Tellier &copy; Fran&ccedil;ois Berthier</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>M&nbsp;: Le savoir faire fran&ccedil;ais disparait, seul le march&eacute; du luxe r&eacute;siste. Penses-tu que la joaillerie Tellier sera bient&ocirc;t d&eacute;localis&eacute;e ?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Raoul Tellier</strong>&nbsp;: O&ugrave; &ccedil;a&nbsp;? Non, sur le dernier disque on a tout ramen&eacute; vers l’Europe et choisi le Fran&ccedil;ais au niveau de la langue. Alors pour le moment, on reste l&agrave;&nbsp;! C’est vrai qu’au d&eacute;but de La Maison Tellier, notre cœur balan&ccedil;ait entre la musique r&eacute;solument anglo-saxonne, am&eacute;ricaine et la chanson fran&ccedil;aise. Le fait de choisir le fran&ccedil;ais sur le dernier disque nous met effectivement sur le terrain de la chanson fran&ccedil;aise. Je suis agr&eacute;ablement surpris par la sensation procur&eacute;e. Chanter dans sa langue, pour ses compatriotes, est vraiment plaisant alors qu’au d&eacute;part j’&eacute;tais le moins enthousiaste pour ce choix.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>M&nbsp;: Ce quatri&egrave;me album est un v&eacute;ritable bijou et avec lui vous vous hissez dans les groupes qui marqueront l’histoire de la chanson fran&ccedil;aise. Quel h&eacute;ritage revendiquez-vous dans ce domaine&nbsp;? Un m&eacute;lange de Brassens et de Noir D&eacute;sir ou bien…</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RT</strong>&nbsp;: Oui, pourquoi pas mais j’y ajouterai pour ma part Gainsbourg, Polnareff, Brel ou plus r&eacute;cemment Dominique A. C’est plus pour la d&eacute;marche que pour le contenu, pour le m&eacute;lange de la musique et de la chanson fran&ccedil;aise. Quand j’&eacute;coute un artiste ce qui me touche dans un premier temps c’est la musique et la fa&ccedil;on dont il r&eacute;ussit &agrave; faire sonner des mots sur une m&eacute;lodie. Ce n’est qu’ensuite que je m’attache au sens de la chanson. Du c&ocirc;t&eacute; d’Helmut, c’est sans doute G&eacute;rard Manset.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>M&nbsp;: Du Bashung aussi me semble-t-il&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RT</strong>&nbsp;: Oui, bien s&ucirc;r&nbsp;! D’autant que nous avons eu la chance de jouer en ouverture pour lui lors de sa derni&egrave;re tourn&eacute;e. J’ai vu deux fois son dernier spectacle et j’ai pris une grosse tarte &agrave; chaque fois. Bashung, pour moi, c’est l’interpr&egrave;te de la plus belle chanson fran&ccedil;aise du monde&nbsp;: <em>la Nuit je mens</em>. C’est la chanson du r&eacute;pertoire fran&ccedil;ais que je pr&eacute;f&egrave;re. Textes fran&ccedil;ais sur musique anglo-saxonne… on est loin de la variet’ ou des chansons flonflon! Alors oui, on se sent assez proche de ces gens l&agrave;, en tout cas dans la d&eacute;marche.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>M&nbsp;: Employer le fran&ccedil;ais dans ses textes oblige-t-il &agrave; donner un fond &agrave; la forme&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RT</strong>&nbsp;: Oui, c’est oblig&eacute; et on ne peut pas faire autrement que d’&eacute;crire des textes qui ont un certain sens sinon on n’arriverait pas &agrave; les assumer. Malgr&eacute; tout, il y a des gens qui chantent n’importe quoi tr&egrave;s bien et &ccedil;a marche… Une chanson comme <em>Comic Strip</em> de Gainsbourg ne veut rien dire mais la forme prend le dessus et &ccedil;a fonctionne&nbsp;! Nous, on a besoin des deux, m&ecirc;me si on n’est pas dans le d&eacute;lire du texte avant tout … Le challenge pour moi, c’est arriver &agrave; faire une vraie chanson au sens pop du terme avec un vrai fond au sens litt&eacute;raire du terme.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>M&nbsp;:<em> Beaut&eacute; pour tous</em> n’est pas vraiment un album gorg&eacute; d’optimisme&nbsp;! Que dit votre entourage de vous et de cette joie de vivre&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RT</strong>&nbsp;: Nous, dans la vie, &ccedil;a va plut&ocirc;t pas mal (rires), on ne prend pas de Lexomil, tout va bien&nbsp;! Le c&ocirc;t&eacute; sombre fait partie de notre &laquo;&nbsp;cahier des charges&nbsp;&raquo; implicite qui s’est impos&eacute; &agrave; nous depuis les d&eacute;buts de La Maison Tellier. C’est vrai que dans notre culture musicale de base ce sont plut&ocirc;t des artistes qui apportent fond et forme et c’est quand m&ecirc;me vachement difficile, tout comme au cin&eacute;ma, de faire une bonne com&eacute;die. Alors qu’un bon drame… Il y a ce c&ocirc;t&eacute; d&eacute;cal&eacute; chez nous aussi avec une musique plut&ocirc;t gaie et des textes tristes ou l’inverse. On a essay&eacute; d’ailleurs sur cet album d’&ecirc;tre plus d&eacute;pressivement serein ou sereinement d&eacute;pressif (rires). Il y a un m&eacute;dia qui disait de nous&nbsp;: &laquo;&nbsp;La Maison Tellier revient, le groupe fran&ccedil;ais d&eacute;pressivo-cool…&nbsp;&raquo;. J’ai trouv&eacute; &ccedil;a pas mal comme formule (rires) &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>M&nbsp;: Etes-vous des nostalgiques du 19<sup>&egrave;me</sup> si&egrave;cle&nbsp;et selon vous est-ce la r&eacute;volution industrielle qui a fait basculer notre monde&nbsp;vers l’ali&eacute;nation&nbsp;? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RT</strong>&nbsp;: C’est surtout Helmut qui a essay&eacute; d’insuffler ce truc l&agrave; et finalement c’est assez coh&eacute;rent, bien que nostalgique sous entendrait qu’on ait connu cette &eacute;poque… Mais il clair qu’on est attir&eacute; par certaines p&eacute;riodes de l’Histoire notamment la fin du 19<sup>&egrave;me</sup>. C’est aussi une esp&egrave;ce de patine qu’on a amen&eacute;e sur l’album parce qu’elle se pr&ecirc;tait bien aux th&eacute;matiques abord&eacute;es, aux titres, elle est en coh&eacute;rence avec la Maison Tellier, en coh&eacute;rence avec notre fascination pour l’Americana et la musique des Appalaches mais vu du c&ocirc;t&eacute; europ&eacute;en, donc un peu plus Belle &eacute;poque que Western.</p> <p> Pour la bascule, &eacute;tant le pessimiste du groupe, ton analyse me convient. La R&eacute;volution Industrielle, pour moi, c’est un tournant qui nous amen&eacute; l&agrave; o&ugrave; on en est mais tout n’est pas pourri dans ce monde&nbsp;! C’est un ph&eacute;nom&egrave;ne ultra fascinant parce que c’est l&agrave; que &laquo;&nbsp;la machine&nbsp;&raquo;&nbsp; s’est emball&eacute;e et on est spectateur de cet emballement depuis le d&eacute;but m&ecirc;me ceux qui en sont les acteurs comme dans <em>Fantasia</em> de Walt Disney avec ses balais… Il y a un moment o&ugrave; on ne maitrise plus rien et o&ugrave; le ph&eacute;nom&egrave;ne ne vit que par lui-m&ecirc;me&nbsp;!</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>M&nbsp;: <em>Beaut&eacute; pour tous</em> pour moi, c’est presque pictural, on dirait une balade &agrave; travers la peinture depuis J&eacute;r&ocirc;me Bosch jusqu’aux impressionnistes Pissarro, Monet… </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RT</strong>&nbsp;: Pas mal&nbsp;! Oui &ccedil;a me plait&nbsp;… Comme je te le disais&nbsp;, les textes c’est Helmut mais les musiques j’en ai compos&eacute;es beaucoup et quand je dois expliquer aux gens ma mani&egrave;re de travailler je n’y arrive pas vraiment. C’est tr&egrave;s intime et tr&egrave;s personnel et souvent quand je commence &agrave; trouver des suites m&eacute;lodiques ou des lignes d’accords, j’ai des images qui me viennent en t&ecirc;te et des esp&egrave;ces d’aplat de couleur. C’est tr&egrave;s visuel ce qui se passe dans ma t&ecirc;te donc la comparaison avec la peinture me touche beaucoup.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>M&nbsp;: Un Bon Fran&ccedil;ais, &ccedil;a sent Vichy, &ccedil;a sent le bruit et l’odeur… A vif, entre municipales et europ&eacute;ennes, d’o&ugrave; vient cette d&eacute;rive x&eacute;nophobe&nbsp;selon toi&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RT</strong>&nbsp;: Mon &eacute;ternel pessimisme me fait dire que la x&eacute;nophobie est l&agrave; depuis toujours et on la porte en chacun de nous avec plus ou moins de virulence selon l’individu et selon les p&eacute;riodes. Pour moi, ce n’est pas un ph&eacute;nom&egrave;ne al&eacute;atoire, c’est plus comme un volcan qui se r&eacute;veille de temps en temps, qui entre en &eacute;ruption et qui fout la grosse merde. J’aimerais croire qu’on puisse vivre tous ensemble dans une tr&egrave;s bonne entente mais les faits sont contre cette croyance. Rien que dans mon petit village on arrive &agrave; se bouffer le nez, alors… L’art de non cohabiter est latent chez chacun de nous. Ce que je trouve grave par contre, c’est qu’on institutionnalise ce genre de chose, qu’on l&eacute;gif&egrave;re, qu’on l&eacute;gitimise ces sentiments qui devraient rester individuels et variables. Th&eacute;oriser et institutionnaliser cette haine me d&eacute;rangent vraiment. Le fait qu’il y ait un parti nationaliste qui rassemble ces sentiments me fait flipper. On peut se f&acirc;cher avec quelqu’un et se r&eacute;concilier tr&egrave;s vite mais ce genre de parti ne permet pas de r&eacute;conciliation puisque l’exacerbation de ces sentiments forme son fond de commerce&nbsp;! C’est une marchandisation de ces sentiments. &nbsp;&nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="345px" src="http://www.youtube.com/embed/Mv7QTPQdGkM?wmode=opaque" width="420"></iframe> </div> <p> &nbsp;</p> </div> <p> <strong>M&nbsp;: La Maison de nos p&egrave;res, est-ce un appel &agrave; prendre le pouvoir, une incitation &agrave; la r&eacute;volte&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> RT&nbsp;: Je ne sais pas trop dans quel esprit l’a &eacute;crit Helmut mais pour moi elle a r&eacute;sonnance tr&egrave;s psychanalytique. J’ai plus une lecture œdipienne des choses mais, oui, on peut la voir comme un appel &agrave; faire la r&eacute;volution, &agrave; faire table rase et &agrave; commencer quelque chose d’autre. Helmut l’a sans doute plus &eacute;crit au premier degr&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;rangez vos vieux disques, la Maison Tellier arrive&nbsp;&raquo; mais pourquoi pas y voir un c&ocirc;t&eacute; militant…</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Propos recueillis par J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> En savoir plus&nbsp;: <a href="http://www.lamaisontellier.fr/">www.lamaisontellier.fr</a></p> <p> En concert &agrave; l’Oeno Music Festival &agrave; Dijon le 12 juillet</p> <p> <a href="http://oenomusic-festival.com/">www.oenomusic-festival.com</a></p> Wed, 23 Apr 2014 03:10:00 GMT 7f43050d-2ac8-45e5-a84e-cf53d4c51deb THE DOORS ALIVE http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/the-doors-alive <p> Dijon / 2 f&eacute;vrier 2014/ La Vapeur</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="988" original-width="640" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_7de2870e61a8486885262464e5bc7f98.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 640px; height: 988px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>The Doors alive&nbsp;<span style="font-size: 11pt; font-family: 'Times New Roman'; color: black; background-position: initial initial; background-repeat: initial initial;">&copy;J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</span></em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> Il fut une &eacute;poque o&ugrave; les com&eacute;dies musicales &eacute;taient l&eacute;gion et l’horreur quotidienne &laquo;&nbsp;Il est venu le temps… Qui pourra m’ouvrir les yeux&nbsp;&raquo;… Bref, le temps est &agrave; l’accalmie apr&egrave;s l’&eacute;chec des derni&egrave;res com&eacute;dies et le retour sur sc&egrave;ne de Chantal Goya – Rideau&nbsp;!</p> <p> Mais voil&agrave; que depuis quelques ann&eacute;es se succ&egrave;dent les tributes et hommages en tous genres&nbsp;: The Queen, Pink Floyd, The Beatles, ABBA, Michael Jackson… Et maintenant The Doors&nbsp;!!!</p> <p> Assez peu consommateur de ce genre de choses, mais amateur de l&eacute;zard, je me suis r&eacute;solu &agrave; assister au concert, &agrave; La Vapeur, de The Doors alive.</p> <p> Les ersatz de John Densmore, Ray Manzarek, Robby Krieger prennent place sur la sc&egrave;ne et d&eacute;j&agrave; je souris, le folklore se met en place et j’ai honte de participer &agrave; cela. Mais bient&ocirc;t le pompon arrive une corona &agrave; la main, pfff&nbsp;! Pantalon en cuir, ceinture f&eacute;tiche de Jim Morrison, une paire de santiag, chemise blanche, cheveux longs… Willie Scott le faussaire ouvre la bouche et entonne les premi&egrave;res notes d’un r&eacute;pertoire inconnu de personne dans la salle ce soir. La resemblance des voix est troublante, les morceaux s’enchainant&nbsp; : <em>Light My Fire, When </em><em>The Music’s over, Riders On The Storm, The End… </em>Will’ rentre peu &agrave; peu dans la peau du personnage et la confiance s’installe entre le public et lui. Les Corona s’accumulent &agrave; d&eacute;faut de Bourbon et on se surprend &agrave; prendre plaisir &agrave; cette prestation. Les gestes maladroits de la mise en&nbsp; sc&egrave;ne laissent bient&ocirc;t place &agrave; la nonchalance Morisienne. On y est&nbsp;! Le tour de force est r&eacute;ussi m&ecirc;me si Will’ ne termine pas son concert &agrave; poil en se prenant pour le l&eacute;zard roi. Enfin un tribute r&eacute;ussi&nbsp;!</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</strong></p> <p> &nbsp;</p> Mon, 03 Mar 2014 04:39:38 GMT 2ccc21fb-ca34-4415-86bd-d1182465a6b4 JACQUES ET MYLENE http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/jacques-et-mylene <p> <strong>Salle Jacques Fornier (TDB) / Dijon le 18 janvier 2014</strong></p> <p> <strong><em>Mise en sc&egrave;ne Benoit Lambert</em></strong></p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="429" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_ecb3479607344f50a3eafb7e23a01bc3.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 429px;" /></div> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <em>Jacques et Myl&egrave;ne&nbsp;&copy; J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></div> <p> &nbsp;</p> <p> Nos French Monthy Python, les 26000 Couverts, &eacute;taient de retour dans la capitale bourguignonne pour pr&eacute;senter leur nouveau spectacle, une farce d&eacute;lirante autour du postulat suivant&nbsp;: L’homme est un loup pour l’homme… et la femme…on ne sait plus pour qui&nbsp;! Autour de ce th&egrave;me, on remonte &agrave; <em>L’Origine du Monde </em>et &agrave; son fardeau de convoitise inh&eacute;rente. Bref, vous l’aurez compris, l’histoire est compliqu&eacute;e&nbsp;!</p> <p> On accueille donc ce spectacle avec une certaine concupiscence mais surtout avec surprise lorsqu’on apprend que la pi&egrave;ce &eacute;crite par Gabor Rassov sera jou&eacute;e par deux com&eacute;diens (les g&eacute;niaux Ingrid Strelkoff et Philippe Nicolle)&nbsp; pour cinq r&ocirc;les et demi masculins et deux r&ocirc;les et demi f&eacute;minins&nbsp;! A cet instant, on se dit que Beno&icirc;t Lambert a de la suite dans les id&eacute;es… Cette histoire passionnante et passionnelle nous entraine aux confins de l’intimit&eacute; de la folie ordinaire et tous les ingr&eacute;dients sont r&eacute;unis pour une super production Bollywoodienne (&agrave; ce titre, nous d&eacute;plorons d’ailleurs l’absence de danseurs indiens, de charmeurs de serpents mais surtout des Sexy Sushis qui, nous en sommes certains, auraient donn&eacute; une dimension n&eacute;o-tragique &agrave; cette œuvre)&nbsp;: amour, passion, trahison, aventure, action, frisson… On d&eacute;borde m&ecirc;me dans le gore et les perversions les plus sordide et le r&eacute;sultat ressemble &agrave; la pl&eacute;iade de l’iconographie des s&eacute;ries Z + rose + X + TV + <em>Faites entrer l’accus&eacute; </em>+ l’excellent magazine <em>D&eacute;tective&nbsp;</em>! En r&eacute;sum&eacute;&nbsp;: le pire du cin&eacute;ma, de la t&eacute;l&eacute; et du th&eacute;&acirc;tre de Boulevard r&eacute;uni dans un d&eacute;lire total des 26000 rien que pour vous dans un th&eacute;&acirc;tre de poche&nbsp;! Un r&eacute;gal donc &agrave; partager en famille, histoire de crever les possibles abc&egrave;s (- de 12 ans s’abstenir quand m&ecirc;me&nbsp;!).&nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</p> Thu, 27 Feb 2014 06:05:00 GMT d91542e1-adfe-4afc-b6be-4e2a2f91a855 LA YEGROS http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/la-yegros <p> <strong>Caf&eacute; Charbon,&nbsp;</strong>Nevers, jeudi 6 f&eacute;vrier</p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="600" original-width="600" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_93b08a33d1864b0f8810fb76840c0a06.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 600px; height: 600px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>La Yegros</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> En France, La Yegros (prononcez La Shegros) a &eacute;t&eacute; propuls&eacute;e au rang de <em>hitmaker</em> gr&acirc;ce &agrave; sa chanson <em>Viene de mi</em>, largement diffus&eacute;e l’&eacute;t&eacute; dernier sur les ondes de Radio Nova. Dans son pays, la native de Mor&oacute;n incarne, avec d’autres, le renouveau de la sc&egrave;ne musicale argentine. Une avant-garde regroup&eacute;e sur le label ZZK, &eacute;diteur d’une compilation, la bien nomm&eacute;e <em>Future Sounds of Buenos Aires</em>, et organisateur des c&eacute;l&egrave;bres soir&eacute;es Zizek. Le projet de La Yegros&nbsp;? Digitaliser la cumbia, musique d’origine colombienne et tr&egrave;s populaire, dans les quartiers d&eacute;favoris&eacute;s de la capitale argentine.</p> <p> C’est donc un vent de fra&icirc;cheur qui soufflait sur la sc&egrave;ne du caf&eacute; Charbon. La Yegros, toutes plumes dehors, jupe mini, lunettes de soleil et magnifique chevelure boucl&eacute;e aux accents cacao, semblait ravie. Ses trois musiciens aussi. Dans le grisaille nivernaise, le set punchy (et un peu moins &eacute;lectro qu’attendu) de la chanteuse a fait bouger le public pendant une petite heure et demi, &agrave; grand renfort de guitare, accord&eacute;on, fl&ucirc;te et percussions. Il faut dire que La Yegros, comme elle le chante si bien dans sa langue suave, ne danse pas la cumbia, mais quitte le sol. Tout comme le caf&eacute; Charbon, pris dans cette &eacute;motion que seules les musiques latines sont &agrave; m&ecirc;me de provoquer. D’o&ugrave; cela peut-il bien venir&nbsp;? Selon la Yegros, la r&eacute;ponse, mon ami, est dans le vent: <em>&laquo;&nbsp;Viene de ti, viene de mi, viene del viento. No miento, es un sentimiento…&nbsp;&raquo;</em></p> <p> &nbsp;</p> <p> Marin Kaminski.</p> Thu, 27 Feb 2014 05:07:40 GMT dad222d7-78a4-4236-95d2-eb6361f719c1 BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/black-rebel-motorcycle-club <p> <strong>La Vapeur. </strong><strong>Dijon. 12/2/2014.</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_b8f22cc877164a699f716a6bfafd30a7.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></p> <p> <em><strong>BRMC&copy;St&eacute;phane Ruta</strong></em></p> <p> &nbsp;</p> <p> Ce devait &ecirc;tre une date qui sent la crasse, la bi&egrave;re ti&egrave;de et roule les m&eacute;caniques. Elle le f&ucirc;t presque en partie mais s&ucirc;rement pas gr&acirc;ce &agrave; la prestation de BRMC sur sc&egrave;ne. Le trio californien n'avait pas les tripes ni grand chose de &laquo;&nbsp;rebelle&nbsp;&raquo; comme indiqu&eacute; dans l'&eacute;nonc&eacute;. Un peu dommage pour une premi&egrave;re &agrave; Dijon (ou alors je me trompe) dans le cadre des &laquo;&nbsp;Nuits de l'alligator&nbsp;&raquo;. Kid Karate a bien tent&eacute; de faire monter l'ambiance d'un cran. Le duo irlandais (guitare/batterie) s'est d&eacute;men&eacute;, souvent brouillon, parfois g&eacute;nial, mais toujours avec cette fi&egrave;vre communicatrice, pour flanquer une bonne tarte de morceaux funky-punk inaudibles et d&eacute;structur&eacute;s. Du rock sans pose ni &eacute;tat d'&acirc;me &agrave; la diff&eacute;rence de l'&eacute;nigmatique Peter Hayes. Le guitariste de BRMC, la clope au bec et les cheveux en bataille, entretient son image sous un &eacute;cran de fum&eacute;e lorsqu'il arrive sur sc&egrave;ne et entame&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;Fire walker&nbsp;&raquo;</em>. L'ancien membre de The Brian Jonestown Massacre n'est pas d'humeur et le concert ne d&eacute;marre jamais. Robert Levon Been, d'abord cach&eacute; sous sa capuche, se d&eacute;crispe et harangue les fans &agrave; coups de basse, la plupart ont sorti le t-shirt officiel, mais le moteur semble gripp&eacute; et unplugged en rappel (<em>&laquo;&nbsp;The line&nbsp;&raquo;</em>&nbsp;et&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;Shuffle your feet&nbsp;&raquo;</em>). Le gang, compl&eacute;t&eacute; par la jolie Leah Shapiro (batterie) ne pouvait conclure son set sans &laquo;<em>&nbsp;Whatever happened to my rock'n'roll&nbsp;&raquo;</em>. Il aurait pu avoir mauvaise mine sans la r&eacute;v&eacute;lation de la soir&eacute;e. Dead Combo n'a pas grand chose &agrave; vendre mais tout &agrave; donner une fois sous les projecteurs. Le duo finlandais - deux mecs-deux guitares et synth&eacute; crassouille - exil&eacute; &agrave; New-York revisite Suicide, les nuits poisseuses du GBGB's et tourne &agrave; l'occasion des clips sous la direction d'Abel Ferrara (&laquo;<em>&nbsp;You don't look so good&nbsp;&raquo;</em>). Rock'n'roll attitude et esprit dark-underground que l'on retrouve dans les morceaux des faux-fr&egrave;res suomistes, agressive, oppressante et violente comme la filmographie de leur mentor. Dead Combo est le nouveau destroy band circa 77. Not dead.</p> <p> St&eacute;phane Ruta</p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> Thu, 27 Feb 2014 04:49:45 GMT a8d7d9ac-15b8-4c4a-a346-b334d09c87c6 RODOLPHE BURGER PLAYS VELVET http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/rodolphe-burger-plays-velvet <p> <strong>M&acirc;con. </strong><strong>Sc&egrave;ne nationale. 8/2/2014.</strong></p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_3018d4ad023148848093689861b27f8a.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em><strong>Rodolphe Burger&copy;St&eacute;phane Ruta</strong></em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Rodolphe Burger reprend le Velvet Underground. Bien V.U de la part de l'ancien professeur de philosophie, lequel a tout laiss&eacute; tomber au mitan des 80's pour &eacute;pouser une carri&egrave;re d'artiste &agrave; la premi&egrave;re &eacute;coute des petits prot&eacute;g&eacute;s d'Andy Warhol. Lou Reed ayant pass&eacute; sa guitare &agrave; gauche au cours de l'automne dernier, le fondateur de Kat Onoma rend ainsi hommage (le spectacle tourne depuis 2010 en fait) &agrave; ses idoles de jeunesse en partant sur les routes avec un message, tr&egrave;s humble &agrave; l'image du personnage,&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;this a velvet underground song that i'd like to sing&nbsp;&raquo;</em>. Une mani&egrave;re d'exorciser en m&ecirc;me temps la tristesse, le temps qui passe, et faire remonter les vieux souvenirs &agrave; la surface. Le Velvet de Rodolphe, c'est un moment d'&eacute;motion, un retour musical en arri&egrave;re partag&eacute; entre une bande de copains et son public. Celui de la Sc&egrave;ne Nationale &agrave; M&acirc;con a bien r&eacute;pondu pr&eacute;sent &agrave; l'invitation du grand rockeur d&eacute;gingand&eacute;, sap&eacute; dans son superbe jean en cuir, qui ouvre le bal par &laquo;<em>&nbsp;Sweet Jane&nbsp;&raquo;</em>. Et les murs du th&eacute;&acirc;tre de vibrer ainsi pendant deux bonnes heures au rythme des 60's finissantes, et des tr&eacute;sors discographiques de la formation new-yorkaise. Accompagn&eacute; de Joan Guillon aux claviers (EZ3kiel), Julien Perraudeau &agrave; la basse (Jacques Higelin) et Alberto Malo &agrave; la batterie (T&eacute;t&eacute;, Erik Truffaz), Rodolphe Burger encha&icirc;ne les standards (<em>&laquo;&nbsp;Stephanie says&nbsp;&raquo;</em>,&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;Sunday Morning&nbsp;&raquo;</em>,<em>&laquo;&nbsp;I'm waiting for the man&nbsp;&raquo;</em>...) et laisse parfois le micro &agrave; ses acolytes. Les performances de Black Sifichi, ma&icirc;tre americano-scottisch du spoken word vivant &agrave; Paris, et Sarah Yu Zeebrock, superbe dans son r&ocirc;le de Nico...r&eacute;enne (ou presque), ajoutent de l'authenticit&eacute; au projet o&ugrave; chacun trouve sa place et son quart d'heure de c&eacute;l&eacute;brit&eacute;. Une devise &agrave; laquelle go&ucirc;te aussi une partie des spectateurs invit&eacute;s &agrave; rejoindre le groupe sur sc&egrave;ne pour un final dansant et &nbsp;parti vers un d&eacute;calage noisy &agrave; la fois avant un ultime rappel devant un public convaincu par la qualit&eacute; artistique du spectacle. En 1969, le Velvet balan&ccedil;ait&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;That's the story of my life&nbsp;&raquo;</em>. Rodolphe Burger se souvient &agrave; sa mani&egrave;re, et raconte &agrave; nouveau. Gr&acirc;ce &agrave; lui, la flamme br&ucirc;le encore. Repose en paix Lou.</p> <p> St&eacute;phane Ruta</p> <p> <em><strong>Rodolphe Burger&copy;St&eacute;phane Ruta</strong></em></p> Thu, 27 Feb 2014 04:37:24 GMT 997e60fb-9394-4e05-9ca1-f25ff925d703 VON PARIAHS http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/von-pariahs <p> <strong><em>Vend&eacute;e sous haute tension</em></strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Qu'on se le dise, la Vend&eacute;e, ce n'est pas que Philippe De Villiers et Fran&ccedil;ois Fillon. C'est aussi la terre des Von Pariahs, nouvel espoir du rock encens&eacute; par la critique. R&eacute;v&eacute;l&eacute; par le tremplin du Printemps de Bourges en 2012 et les Transmusicales de Rennes, le groupe a sorti son premier disque, <em>Hidden Tensions</em>, le 30&nbsp;septembre dernier. On y retrouve des r&eacute;f&eacute;rences &eacute;loquentes, de la cold wave de Joy Division et The Cure au post-punk des Talking Heads. Aujourd'hui bas&eacute; &agrave; Nantes, le groupe est en tourn&eacute;e dans toute la France. Rencontre avec Th&eacute;o Radi&egrave;re, guitariste fondateur des Von Pariahs.</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_3f8c4f6985194ae4a205bc1420cd4d6c.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></p> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>VON PARIAHS &nbsp;&copy;Fabien Tijou&nbsp;</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Th&eacute;o, d'o&ugrave; vient le nom de ton groupe, Von Pariahs ? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> Von Pariahs vient d'un clin d'œil qu'on a voulu faire &agrave; la sc&egrave;ne berlinoise, notamment aux albums de Bowie et Lou Reed enregistr&eacute;s l&agrave;-bas, ainsi qu'&agrave; la sc&egrave;ne &eacute;lectronique de la fin des ann&eacute;es 70, d&eacute;but 80, avec entre autre Kraftwerk. Le c&ocirc;t&eacute; pariahs, c'est parce qu'on a toujours &eacute;t&eacute; des outsiders. &Ccedil;a nous a coll&eacute; &agrave; la peau, on a appris &agrave; s'en servir comme une force.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Pourquoi d&icirc;tes-vous &ecirc;tre des outsiders ? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> Quand on a commenc&eacute; &agrave; faire de la musique en Vend&eacute;e, si tu veux, on &eacute;tait le seul groupe &agrave; jouer ce genre de musique. Les gens avaient un peu de mal &agrave; entrer dans notre univers. Et puis, quand on est arriv&eacute; &agrave; Nantes, on &eacute;tait les petits Vend&eacute;ens qui jouaient de la musique.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Votre chanteur, Sam, est originaire de Jersey. Vous chantez donc en anglais. Mais au-del&agrave; du chant, on sent clairement que votre musique sonne anglo-saxonne plut&ocirc;t que fran&ccedil;aise. Comment tu l'expliques ?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> Avec le t&eacute;l&eacute;chargement, notre g&eacute;n&eacute;ration a commenc&eacute; &agrave; s'ouvrir &agrave; plein d'artistes internationaux. Forc&eacute;ment,&nbsp; on a d&eacute;couvert la sc&egrave;ne anglaise et on a accroch&eacute; dessus.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>A quel moment vous &ecirc;tes-vous dit : &quot;Tiens, faut qu'on fasse un groupe, qu'on cr&eacute;e notre propre musique&quot; ? Quel a &eacute;t&eacute; le d&eacute;clic en fait ? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> On joue depuis longtemps. On a mont&eacute; notre premier groupe &agrave; l'&acirc;ge de 13 ans. &Ccedil;a vient aussi d'une envie de s'occuper, tout simplement. On vient de petits villages proches les uns des autres o&ugrave; le week-end, il n’y avait absolument rien &agrave; faire. On s'est dit qu'on allait s'occuper en jouant de la musique&nbsp;!</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>C'est comment la sc&egrave;ne musicale en Vend&eacute;e ? Y'a des groupes ou vous &eacute;tiez un peu les &nbsp;seuls ? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> Il existe une sc&egrave;ne musicale, mais dont on n'est pas tr&egrave;s proche, c'est plus ska, rock festif ou alors punk hardcore, qu'on appr&eacute;cie un peu plus pour le coup. Depuis quelques ann&eacute;es,&nbsp; des groupes&nbsp; commencent &agrave; &eacute;merger. J'esp&egrave;re que &ccedil;a va continuer&nbsp;!</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_40bdb8d3a3174484b074afd8c46bf623.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>VON PARIAHS &nbsp;&copy;DR</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Vous avez gagn&eacute; le tremplin du Printemps de Bourges en 2012, et la m&ecirc;me ann&eacute;e, votre passage aux Transmusicales de Rennes a marqu&eacute; les esprits et a un peu d&eacute;clench&eacute; tout ce qui a suivi. Comment le groupe a g&eacute;r&eacute; ce succ&egrave;s, sachant que vous aviez vos boulots &agrave; c&ocirc;t&eacute; donc &eacute;tiez encore amateurs en fait ?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> On a toujours envisag&eacute; de faire de la musique &agrave; plein-temps. Mais tant que ce n'&eacute;tait pas possible, on ne le faisait pas, parce qu'il fallait qu'on bouffe, tout simplement. Le Printemps de Bourges a &eacute;t&eacute; l'acc&eacute;l&eacute;rateur de notre carri&egrave;re. On a commenc&eacute; &agrave; &ecirc;tre connus des professionnels, puis on a confirm&eacute; avec les Trans. S'en sont suivis un album et une tourn&eacute;e. Donc on est plut&ocirc;t content…</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong><em>Hidden Tensions,</em> votre premier album, est paru le 30 septembre 2013. Comment s'est pass&eacute; l'enregistrement ? Avez-vous temp&eacute;r&eacute; vos ardeurs par rapport &agrave; la sc&egrave;ne ? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> En fait, on n'a pas voulu temp&eacute;rer nos ardeurs, on a essay&eacute; de reproduire l'&eacute;nergie du live en studio. Le truc, c'est qu'on n'a pas autant d'exp&eacute;rience en studio que sur sc&egrave;ne. On a &eacute;t&eacute; confront&eacute;s aux r&eacute;alit&eacute;s de l'enregistrement, &agrave; la technique.&nbsp; Mais on a vraiment essay&eacute; de reproduire notre &eacute;nergie et fait en sorte que tout ce qui est sur l'album soit reproductible sur sc&egrave;ne.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>La pochette est une œuvre de l'artiste Th&eacute;o Mercier, qui s'appelle <em>La Famille invisible</em>. On y voit des fant&ocirc;mes. Quel lien faites-vous avec l'album ? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> D'un point de vue purement esth&eacute;tique, il traduit bien la couleur de notre musique, tr&egrave;s blanche et noire. On a des chansons plus calmes, d'autres plus &eacute;nerv&eacute;es. Et puis, il y a aussi le c&ocirc;t&eacute; cach&eacute;… Nos morceaux sont assez tendus, et au bout d'un moment, ils explosent.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Vous &ecirc;tes en tourn&eacute;e en ce moment. Est-ce que vous pensez d&eacute;j&agrave; &agrave; la suite ? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> Disons qu'on continue &agrave; r&eacute;p&eacute;ter, donc on cr&eacute;e de nouveaux morceaux. Ceci dit, on est assez focalis&eacute; sur la tourn&eacute;e, on essaie de se faire plaisir. Apr&egrave;s, l'objectif est de sortir un maximum d'albums et de dates. Et pourquoi pas &agrave; travers diff&eacute;rents pays...</p> <p> <a href="http://www.vonpariahs.com/">www.vonpariahs.com</a></p> <p> <strong>Propos recueillis par Marin Kaminski</strong></p> Tue, 25 Feb 2014 08:52:03 GMT 574ad91d-0217-4511-afbd-ad8264910647 TELDEM COM'UNITY http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/teldem-comunity-1 <p> <strong><em>Le talent en toute humilit&eacute;</em></strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Teldem Com’Unity recommence &agrave; faire du bruit… En effet, &ccedil;a d&eacute;marre fort cette ann&eacute;e avec le lancement de leur nouvel album <em>Absorption</em> et quelques bonnes dates qui permettront au public de d&eacute;couvrir ou red&eacute;couvrir un groupe montant de la sc&egrave;ne bass music hexagonal.</strong></p> <p> <strong>Le titre<em> Absorption</em> en dit long sur la richesse du r&eacute;pertoire de ces cinq potes aux univers diff&eacute;rents mais compl&eacute;mentaires. TDC, c’est la force du hip hop avec une avalanche d’influences parmi lesquels le rock, le reggae, le dub, l’electro… Une temp&ecirc;te sonore qui emporte tout sur son passage pour en restituer le meilleur, en trois lettres&nbsp;: TDC&nbsp;!</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <img original-height="384" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_10514e81c1494184b142097aa0e7cb9d.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 384px;" /></p> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>TDC&copy;DR</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: On dit que vous vous &ecirc;tes form&eacute;s au lyc&eacute;e &agrave; Clamecy, que vous &ecirc;tes une vieille bande de copains et que votre premi&egrave;re sc&egrave;ne &eacute;tait la MLAC, c’est bien &ccedil;a? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Mayd Hubb&nbsp;(chant et clavier)&nbsp;</strong>: Oui, on s’est tous rencontr&eacute;s au lyc&eacute;e &agrave; Clamecy, voire au coll&egrave;ge pour certains et on a effectivement fait nos premiers concerts &agrave; la MLAC et au festival des Perthuis.</p> <p> <strong>Mr Green</strong>&nbsp;: TDC, c’est une histoire de potes mais aussi de famille, nous sommes deux fr&egrave;res dans le groupe&nbsp;: Airaes, &agrave; la batterie et moi, &agrave; la guitare&nbsp;! On a tous commenc&eacute; la musique ensemble au Lyc&eacute;e.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Vous venez de sortir votre deuxi&egrave;me album, apr&egrave;s <em>Ground Z&eacute;ro</em>, <em>Absorption.</em> Ces titres d’album semblent plein d’humilit&eacute;, c’est ce qui vous caract&eacute;rise&nbsp;? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MG</strong>&nbsp;: On aurait pu les appeler 1<sup>er</sup> &eacute;tage, deuxi&egrave;me &eacute;tage… (rires) Mais oui, cela marque une &eacute;volution m&ecirc;me si <em>Absorption </em>n’est pas la suite de <em>Ground Z&eacute;ro. </em></p> <p> <strong>MH</strong>&nbsp;: L’humilit&eacute; est, je pense, li&eacute;e &agrave; l’identit&eacute; m&ecirc;me du Dub, il y a cette ind&eacute;pendance dans ce mouvement, cette mani&egrave;re de faire les choses soi-m&ecirc;me.</p> <p> <strong>Olliejam&nbsp;(machines)</strong>: On fait tout nous-m&ecirc;mes, on s’autoproduit aussi, m&ecirc;me si sur cet album on a su s’entourer.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: ce deuxi&egrave;me album, c’est combien d’ann&eacute;es de travail, d’absorption&nbsp;? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MG</strong>&nbsp;: On est dessus depuis fin 2012 o&ugrave; on a commenc&eacute; certains morceaux et enregistr&eacute; quelques d&eacute;mos. On a finalis&eacute; le projet courant 2013 et travaill&eacute; notre live avec des r&eacute;sidences au Silex, &agrave; la Vapeur… On a commenc&eacute; &agrave; jouer certains titres de l’album sur sc&egrave;ne en 2013 au Chien &agrave; Plumes, au Reggae Sun Ska Festival, au Catalpa Festival… Une mani&egrave;re de tester un peu cet album en public.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Outre l’exp&eacute;rience, ce sont les influences de chacun qu’il fallut fait ressortir sur cet album. Pas trop compliqu&eacute; de conjuguer l’electro, le rock, le reggae, le hip hop&nbsp;? Quelle est votre ligne directrice ?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>O</strong>&nbsp;: On essaye de m&eacute;langer nos influences respectives de la mani&egrave;re la plus intelligente possible. On m&eacute;lange les genres sans se poser de question, sans un mettre un en avant plus qu’un autre. On &eacute;coute vraiment de tout et malgr&eacute; nos go&ucirc;ts musicaux personnels on retrouve les go&ucirc;ts de chacun chez les autres. Tout se croise, se rencontre&nbsp;! Aucun style ne prend le pas sur un autre, en tout cas consciemment. On ne travaille pas en se disant &laquo;&nbsp; tient cet album sonnera plus electro ou plus reggae&nbsp;&raquo;. Il n’y a pas de ligne directrice, si ce n’est l’ouverture maximale&nbsp;! (rires). D’ailleurs en parlant d’ouverture, on a quatre invit&eacute;s sur cet album&nbsp;: des morceaux chant&eacute;s avec Sir Jean (Le Peuple de l’Herbe / Brain Damage), Well J sur le morceau <em>All about love, </em>Lyricson qui a pos&eacute; un couplet sur <em>Safara </em>et Joe Pilgrim (Dub Addict Sound System) sur le morceau <em>Pay Day</em>. Ouvrir notre univers &agrave; d’autres, partager ensemble un morceau… c’est &ccedil;a le sens de l’ouverture de TDC&nbsp;!</p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Certaines de vos compositions ne sont pas sans rappeler l’&eacute;nergie de la fusion des ann&eacute;es 85-90 avec cette id&eacute;e de m&eacute;tissage des genres et c’est sans doute ce qui me plait le plus sur cet album mais je ne sais pas si je suis repr&eacute;sentatif de votre public&nbsp;!?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>O</strong>&nbsp;: En fait, je crois que nous avons un public hyper &eacute;clectique et &agrave; l’image de notre musique, tous les genres s’y croisent.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: On m’a reproch&eacute; dans un article pr&eacute;c&eacute;dent de rapprocher culture reggae (dub y compris) et marijuana, je fais erreur o&ugrave; tout le monde a tir&eacute; sur son premier spliff sur un morceau de Bob Marley (ou un descendant)&nbsp;? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MG</strong>&nbsp;: Il y a un article tr&egrave;s s&eacute;rieux l&agrave;-dessus dans <em>le Garofi</em> qui titrait&nbsp;: &laquo;&nbsp;Dijon : Non-fumeur, il est expuls&eacute; d’un concert de reggae&nbsp;&raquo; (&eacute;clats de rires)</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_9c460a712fef48e2816c78168b2beeed.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Comment est re&ccedil;u cet album&nbsp;par la critique?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>O</strong>&nbsp;: Les retours sont plut&ocirc;t bons pour le moment que ce soit de la part du public ou des professionnels mais il est un peu t&ocirc;t pour en dire plus, l’album &eacute;tant sorti d&eacute;but f&eacute;vrier. Pour l’instant l’accueil est plut&ocirc;t positif&nbsp;!</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Je suis tomb&eacute; sur un site reggae qui parle de votre disque et il y a vraiment deux &eacute;coles&nbsp;: les puristes et ceux qui s’ouvrent. Les commentaires des puristes sont sans &eacute;quivoque&nbsp;: pas assez reggae pour eux&nbsp;! Par les autres, il est tr&egrave;s bien per&ccedil;u…</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>O</strong>&nbsp;: On a souvent &eacute;t&eacute; &eacute;tiquet&eacute;s dub reggae parce qu’&agrave; la base peut-&ecirc;tre, je dis bien peut-&ecirc;tre, on partait dans ces registres l&agrave; mais il est clair que notre musique a toujours &eacute;t&eacute; un mix de toutes nos influences. Il y a de la double p&eacute;dale, des sonorit&eacute;s&nbsp; rock, de l’&eacute;lectro… On ne s’enferme pas dans un genre.</p> <p> <strong>MG</strong>&nbsp;: L’album est lui aussi vari&eacute; avec des choses tr&egrave;s reggae et d’autres beaucoup moins.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: On dit que vous &ecirc;tes meilleurs en live qu’en studio. D’habitude, c’est souvent l’inverse, non&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MG</strong>&nbsp;: On a des instruments et on joue vraiment en live, on ne fait pas semblant, ce n’est pas pour la photo et du coup, oui, il peut y avoir une &eacute;nergie qui est diff&eacute;rente de celle de l’album et peut-&ecirc;tre des moments moins bons que d’autres d’un live &agrave; l’autre. Il est vrai qu’on est plus un groupe de sc&egrave;ne car c’est l&agrave; o&ugrave; tout a d&eacute;marr&eacute;&nbsp;!</p> <p> <strong>O</strong>&nbsp;: C’est difficile d’ailleurs de retranscrire l’&eacute;nergie du live en studio, mais on essaie d’y coller au mieux…</p> <p> <strong>MH</strong>&nbsp;: Oui, notre musique prend plus de puissance en live. Avant de faire ces albums, on a surtout fait beaucoup de live. La sc&egrave;ne, c’est notre &eacute;l&eacute;ment&nbsp;!</p> <p> <strong>O</strong>&nbsp;: Le live est aussi plus propice &agrave; l’&eacute;nergie</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Vous venez de faire une date au Divan de monde, c’&eacute;tait r&eacute;ussi&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MG</strong>&nbsp;: C’&eacute;tait une belle soir&eacute;e, avec une belle fr&eacute;quentation, une salle constitu&eacute;e de fans, d’amis et de gens qui nous ont peut-&ecirc;tre d&eacute;couverts sur les radios parisiennes lors de la promo du disque.</p> <p> <strong>MH</strong>&nbsp;: C’&eacute;tait aussi pour nous l’occasion de faire monter sur sc&egrave;ne Well J et Sir Jean &nbsp;qui ont fait un featuring avec nous sur l’album comme je te le disais tout &agrave; l’heure. Sir Jean faisait la premi&egrave;re partie avec Real Acoustic Sound un projet qu’il d&eacute;veloppe avec Jo Cocco (Broussa&iuml;). Il &nbsp;r&eacute;gnait une belle ambiance festive pour cette release party.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: On vous retrouve bient&ocirc;t au Moulin de Brainans et dans un nouveau festival sur Dijon, me semble-t-il&nbsp;?</strong></p> <p> <strong>MG</strong>&nbsp;: Oui, on fait le Moulin de Brainans et le nouveau festival dont tu parles mais je crois qu’on arrivera dans la troisi&egrave;me fourn&eacute;e des noms que Pierre Yves Romano livrera &agrave; la presse. Donc, pour l’instant, tout cela reste entre nous&nbsp;!</p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Avant de se quitter, il y a une question qui me br&ucirc;le les l&egrave;vres et je m’adresse &agrave; toi Mayd Hubb… QUI, mais QUI tricote tes pulls&nbsp;??? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Propos recueillis par J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>TDC&nbsp;: <a href="http://www.teldemcomunity.com">www.teldemcomunity.com</a></strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>TDC joueront le 5 avril au <a href="http://www.moulindebrainans.com/">Moulin de Brainans</a> et d&eacute;but juillet dans un tout nouveau festival dijonnais…</strong></p> Tue, 25 Feb 2014 08:43:10 GMT c13ab513-1cab-4664-a4c0-e4ef46603d68 HANNI EL KHATIB http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/hanni-el-khatib <p> <strong>Festival G&eacute;N&eacute;RiQ&nbsp;</strong></p> <p> <strong>La Vapeur / Dijon / 19 novembre 2013</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <img original-height="435" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_09eb6204d16d454c8ca140913f73ee6d.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 435px;" /></p> <p> <em>Hanni El Khatib&nbsp;&copy;J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> <p> &nbsp;</p> <p> Hanni El Khatib aime la France, le vieux rock et Johnny Hallyday. Le rockeur californien, d'origine philippine par sa m&egrave;re et palestinienne du c&ocirc;t&eacute; paternel, n'oublie pas de remercier celui qui l'invita &agrave; faire sa premi&egrave;re partie lors de son passage &agrave; Bercy en juin dernier &agrave; l'occasion des soixante-dix printemps de l'idole des jeunes. Une idole plus tr&egrave;s fra&icirc;che contrairement au beau gosse tatou&eacute; on stage pour le compte du festival G&eacute;N&eacute;RiQ qui peine cependant &agrave; remuer un public timor&eacute;. Serait-ce la qualification des Bleus pour la coupe du Monde au Br&eacute;sil qui t&eacute;tanise &agrave; ce point les nombreux fans dans la salle&nbsp;?</p> <p> Hanni El Khatib le sent bien et balance &agrave; l'audience qu'il se croirait dans un gala de bonnes sœurs &agrave; Phoenix. &laquo;&nbsp;Yeaaaah&nbsp;!&nbsp;&raquo; balance la foule en d&eacute;lire (ou presque). Et le bluesman d&eacute;jant&eacute; de balancer&nbsp;<em>Human Fly</em>&nbsp;des Cramps et son gros rock, un peu trop US parfois.&nbsp;<em>Loved one, You rascal you, Fuck it You win</em>...&nbsp; Hanni El Khatib mixe avec ses vieux standards issus de son premier LP (<em>Will the guns come out</em>) et ceux de son dernier opus&nbsp;(<em>Head in the dirt)</em>,&nbsp;morceau-titre avec lequel il entame son show dijonnais par ailleurs. Un set qui se termine une heure et quelques minutes plus tard avec&nbsp;<em>Family</em>&nbsp;et un public enfin r&eacute;veill&eacute; par la prestation du king californien. Bon, la France &eacute;tait qualifi&eacute;e aussi. C'est peut-&ecirc;tre une explication...</p> <p> St&eacute;phane Ruta</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="345px" src="http://www.youtube.com/embed/wx_ESYOAq9U?wmode=opaque" width="420"></iframe></div> <p> &nbsp;</p> Mon, 06 Jan 2014 08:25:35 GMT 8f5cba7f-ecf0-45ba-bd85-0c3168d6be8c TOUT VA BIEN (Yves JAMAIT chante Guidoni) http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/tout-va-bien-yves-jamait-chante-guidoni <div style="margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; outline: 0px; vertical-align: baseline; background-color: transparent; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: rgb(0, 0, 0); max-width: 99.9000015258789%;"> <p> <strong style="background-color: transparent;">Parvis Saint-Jean / Dijon&nbsp;/ 16 novembre 2013</strong></p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="435" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_c3a22b209390452e89ceba4c1ff8efd4.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 435px;" /> </div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Yves Jamait chante Guidoni&nbsp;&copy;J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> On connaissait le talent de Yves Jamait, on le savait homme de sc&egrave;ne, homme de show, on n’ignorait pas non plus son d&eacute;sir de passer les fronti&egrave;res, celles&nbsp; des planches en glissant de la chanson au th&eacute;&acirc;tre…</p> <p> D’une certaine fa&ccedil;on Yves Jamait a franchi le pas ce soir, pas compl&egrave;tement mais un pas&nbsp;quand m&ecirc;me! Il reste ce chanteur &agrave; la voix incomparable que nous connaissons tous mais il porte un autre personnage. Ce soir, au Parvis Saint Jean, c’&eacute;tait Yves Guidoni et/ou Jean Jamait…C’&eacute;tait <em>Le Fant&ocirc;me de l’op&eacute;ra</em> de Brian de Palma pour le rythme, les masques… C’&eacute;tait <em>Freaks</em> de Tod Browning pour le show mais sans les personnages de foire seulement avec l’horreur de l’&ecirc;tre humain. On passe ainsi tour &agrave; tour en revue&nbsp;: le traitre, le collabo, le facho… Sous le costume de Guidoni, on &eacute;voque aussi les tiraillements du cœur, la torture de l’infid&eacute;lit&eacute; et la mort par amour… On red&eacute;couvre Guidoni et des textes forts, mais c’est surtout le talent de Jamait qui une fois de plus se r&eacute;v&egrave;le. Un Jamait aussi &agrave; l’aise sur une sc&egrave;ne au th&eacute;&acirc;tre, dans un cabaret d’ombres, que dans une salle de concert. On l’attend dans un r&ocirc;le d’acteur o&ugrave;, &agrave; n’en pas douter, il saura encore nous surprendre.</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="425" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_9010c960d64749b2bffddfdc4f2728d5.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 425px;" /> </div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Jamit chante Guidoni&nbsp;&copy;J&eacute;r&ocirc;me Gaillard&nbsp;</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> JG</p> <p> &nbsp;</p> <p> Jamait sera au Z&eacute;nith de Dijon le 12 f&eacute;vrier &agrave; 20h30 pour vous pr&eacute;senter son dernier album <em>Amor Fati</em>. [40€ &agrave; 30€]</p> </div> Mon, 06 Jan 2014 08:13:18 GMT 9513858a-6d9e-49ef-991b-cfd7e42d8e80 TELDEM COM'UNITY http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/teldem-comunity <p> Telerama Dub Festival - La Vapeur&nbsp;/ Dijon / 2 novembre 2013</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="362" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_1dfd0a54bdf34c5fad112f81390e3be9.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 362px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Teldem Com'Unity&nbsp;<strong>&copy;</strong>J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Entour&eacute; de petits fumeurs en herbe, je pense que le dub n’a pas fini de rassembler les partisans&nbsp; du reggae en perte d’identit&eacute;. Eh oui, le dub c’est comme un nouveau messie des soir&eacute;es narguil&eacute;s&nbsp;! Mais pourtant lorsqu’un jeune tistou me dit devant le groupe Teldem Com’Unity&nbsp;: &laquo;&nbsp;j’aime pas, c’est trop agressif&nbsp;!&nbsp;&raquo; je sens que ne suis pas venu pour rien et qu’une fois pass&eacute;es les r&eacute;flexions sur mon &acirc;ge et les suppositions sur mes go&ucirc;ts musicaux&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; ( &laquo;&nbsp;Monsieur, t’&eacute;coutais Billy the Kick quand t’&eacute;tais jeune&nbsp;?&nbsp;&raquo;), je pourrais enfin faire vibrer ma carcasse &agrave; l’&eacute;coute des Teldem. TCU (ou TDC), c’est avant tout un &eacute;tat d’esprit hip hop et un son rock, quelques perc&eacute;es reggae, mais surtout du punch et du gros son. A la diff&eacute;rence d’autres groupes tournant autour du dub ou de la bass music, ici, on ne triche pas. Il y a bien des effets, des boucles g&eacute;r&eacute;es par machine mais le gros du travail se fait en live. Comme des artisans, les Teldem remontent leur show sans cesse avec micro, guitare, basse, synth&eacute;, machines et batterie et quoi de plus rassurant qu’une bonne grosse double p&eacute;dale sur un plateau&nbsp;dub? La fusion des genres fait mouche, et TCU n’est pas avare en exp&eacute;rimentation, on attend d’ailleurs avec une r&eacute;elle impatience la sortie de leur nouvel album <em>Absorption</em>, pr&eacute;vue d&egrave;s le mois de f&eacute;vrier. Les Teldem n’ont qu’un seul moteur&nbsp;: la recherche et la qualit&eacute;… <em>Stir it up</em>&nbsp;!</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="977" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_566a8cc5be3c4486bf6deda56213fbb0.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 977px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Teldem Com'Unity&nbsp;<strong>&copy;</strong>J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="345px" src="http://www.youtube.com/embed/YLoeA71ttfE?wmode=opaque" width="420"></iframe></div> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</strong></p> Mon, 06 Jan 2014 07:53:04 GMT e3988a60-671f-484c-a23a-809b979f65e3 EMMANUELLE CHOUSTA / GARCE http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/emmanuelle-chousta-garce <p> Th&eacute;&acirc;tre Mansart / Dijon / 21 novembre &agrave; 20h30</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="401" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_1427d5ef5560410c8cea13592bb8534f.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 401px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em><strong>Emmanuelle Chousta &copy;J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</strong></em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> On avait quitt&eacute; notre fauteuil devant le dernier &eacute;pisode d’Emmanuelle avec &agrave; l’oreille un refrain un rien sensuel&nbsp;: &laquo;&nbsp;Emmanuelle, Emmanuelle, hum hum…&nbsp;&raquo;. Mais l&agrave;, le d&eacute;cor change. Les Emmanuelles se suivent mais… ne se ressemblent pas&nbsp;! Emmanuelle Chousta, intime, se raconte en chansons. On passe des r&ecirc;ves de la jeune fille au r&ocirc;le de la femme. Mais qu’est ce qu’une femme au 21<sup>&egrave;me</sup> si&egrave;cle&nbsp;? Emmanuelle nous d&eacute;crit cela ainsi en quelques maux, des mots qui r&eacute;sonnent dans un appartement trop grand, trop vide. Humiliation, solitude, abandon…</p> <p> La femme comme mobilier… Emmanuelle plaque tout, on gomme les r&ecirc;ves de petite fille, on reprend l&agrave; o&ugrave; on s’&eacute;tait oubli&eacute; et on recommence, la ligne de vie reprend sa route. Place au bonheur&nbsp;!</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="423" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_55a58b5e7a094409b36db69065037b45.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 423px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em><strong>GARCE &copy;J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</strong></em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Prenez de bons musiciens, quelques belles plumes, ajoutez-y une actrice talentueuse, blonde de pr&eacute;f&eacute;rence et vous obtiendrez le groupe Garce&nbsp;! Nouveau venu sur la sc&egrave;ne, ce band a de quoi exciter la curiosit&eacute; et faire vibrer l’imaginaire mais pourtant… Malgr&eacute; ces nombreux atouts, l’alchimie n’est pas l&agrave; ou pas encore. Faire du rock, c’est prendre des risques, se donner, se trouver aussi… Pass&eacute; le trac des premi&egrave;res fois, on attendra une Garce plus sale, plus rugueuse, plus bruyante, plus chaude aussi. Moins de sons clairs, une batterie, un peu plus d’&eacute;nergie donneront &agrave; ce groupe les quelques &eacute;l&eacute;ments manquants &agrave; un nom pas encore tout &agrave; fait en phase avec ce qu’il annonce&nbsp;! &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</strong></p> Mon, 06 Jan 2014 07:35:05 GMT 96613671-a0fd-4e17-aca3-24d2bc2387d3 ROBERT LLORCA http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/robert-llorca <p> <strong><em>La Movida</em></strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <img original-height="704" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_9598cd3fbddf43e1be5f1fb42ea901f8.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 704px;" /></p> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Robert Llorca&nbsp;&copy;J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong><em>Les Conservatoires s’ouvrent et ce n’est pas le directeur du Conservatoire du Grand Chalon &agrave; rayonnement r&eacute;gional qui nous dira le contraire. A Chalon-sur-Sa&ocirc;ne, on pratique l’appel d’air, l’expression &eacute;tant la priorit&eacute;. Le r&eacute;sultat&nbsp;? Chalon est le deuxi&egrave;me d&eacute;partement danse en France, brasse 1800 &eacute;l&egrave;ves, compte 52 disciplines, emploie 90 professeurs et propose une centaine de spectacles par an avec une fr&eacute;quentation d’environ 12000 spectateurs&nbsp;! Porte ouverte sur un conservatoire en marche…</em></strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;</strong>: <strong>Tout d’abord, quel est le prix d’inscription au Conservatoire et quel est l’&eacute;ventail des disciplines enseign&eacute;es&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RL</strong>&nbsp;: Selon qu’on habite le Grand Chalon ou pas, qu’on soit imposable ou non les tarifs sont assez variables. Par exemple, un enfant qui suit un cursus de danse contemporaine &nbsp;paiera, &agrave; l’ann&eacute;e, 137€ s’il vient d’un foyer imposable, 60% de moins si son foyer ne l’est pas. Le bar&egrave;me des tarifs s’&eacute;tend de 37€ &agrave; un peu plus de 300€ quand on cumule plusieurs activit&eacute;s et en &eacute;tant imposable. On est donc dans la fourchette basse de ce qui se pratique en France et 5 fois moins cher qu’un cours priv&eacute;&nbsp;!</p> <p> En ce qui concerne le nombre de disciplines, on en d&eacute;nombre pas moins de 52 autour de la danse, de la musique et du th&eacute;&acirc;tre. La danse se d&eacute;cline, par exemple, en &nbsp;diff&eacute;rentes pratiques&nbsp;: classique, contemporaine, jazz, hip hop mais aussi trad. (aux travers de stages). Si on compare avec d’autres conservatoires, on a ici plus de disciplines notamment en danse o&ugrave; nous sommes le 2<sup>&egrave;me</sup> plus gros d&eacute;partement en France devant Lyon et Avignon.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: <strong>Comment votre &eacute;tablissement s’est il retrouv&eacute; aussi bien plac&eacute;&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RL</strong>&nbsp;: C’est du au fait que nous avons un directeur adjoint danse tr&egrave;s actif et cela depuis plus de 20 ans. De plus, &nbsp;je suis un ancien accompagnateur de danse donc le domaine m’int&eacute;resse &eacute;minemment. On est aussi le seul conservatoire qui s’appelle <em>Conservatoire Danse, Musique et Th&eacute;&acirc;tre</em> et non pas <em>Musique, Danse etc.</em> Nous affichons nos disciplines dans l’ordre alphab&eacute;tique donc sans donner de pr&eacute;dominance &agrave; certaines au d&eacute;triment des autres. Et puis, &agrave; Chalon, nous avons toujours eu un gros p&ocirc;le danse, c’est un art qui se retrouve quelquefois marginalis&eacute; dans les conservatoires alors que c’est une tr&egrave;s belle discipline. Nous avons donc de nombreux et bons enseignants ici et de ce fait de bons &eacute;l&egrave;ves, cela se sait et c’est donc tout naturellement que d’autres bons &eacute;l&egrave;ves nous rejoignent, cr&eacute;ant ainsi une certaine &eacute;mulation.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;</strong>: <strong>Comment expliquez-vous la hausse de la fr&eacute;quentation du Conservatoire&nbsp;? Depuis votre arriv&eacute;e on est pass&eacute; de 1300 &agrave; 1800 &eacute;l&egrave;ves? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RL</strong>&nbsp;: Depuis mon arriv&eacute;e nous avons multipli&eacute; les ateliers collectifs des ensembles, des orchestres, nous avons ouvert la danse &agrave; d’autres courants, cr&eacute;&eacute; un d&eacute;partement musique du monde, tripl&eacute; les heures de th&eacute;&acirc;tre, augment&eacute; les heures de musiques actuelles (rock, electro, m&eacute;tal…). On a toujours beaucoup plus de demandes que de places mais on en refuse moins qu’avant et on ne privil&eacute;gie aucune discipline. Il faut qu’on puisse r&eacute;pondre &agrave; tous les genres de demandes quelque soit l’esth&eacute;tique.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: <strong>A partir de quel &acirc;ge peut-on fr&eacute;quenter le Conservatoire du Grand Chalon&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RL</strong>&nbsp;: L’enseignement d&eacute;marre en grande section, c’est-&agrave;-dire &agrave; l’&acirc;ge de 5 ans. Mais on a deux musiciennes qui interviennent d&eacute;j&agrave; en cr&egrave;che et en maternelle pour travailler aupr&egrave;s de b&eacute;b&eacute;s (en pr&eacute;sence des parents). Les activit&eacute;s s’appuient sur des chansons, mais surtout sur les objets quotidiens et leurs sons comme, par exemple, des ustensiles de cuisines, et puis, on utilise des tapis patch&eacute;s, reli&eacute;s &agrave; un ordinateur qui d&eacute;clenche un son selon l’endroit touch&eacute; du tapis.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: <strong>Quelle est la particularit&eacute; du Conservatoire que vous dirigez?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RL</strong>&nbsp;: Nous avons la chance d’avoir un auditorium ainsi que du mat&eacute;riel. Il faut avouer qu’on est assez branch&eacute; technologie, nous avons d’ailleurs un d&eacute;partement ing&eacute;nieur du son, &nbsp;du mat&eacute;riel de composition electro acoustique et donc la possibilit&eacute; de composer sur ordinateur. N’oublions pas de citer notre gros d&eacute;partement danse, celui de musique actuelle avec un travail en lien avec Lap&eacute;niche (Sc&egrave;ne musique actuelle de Chalon)&nbsp;! Nous sommes sp&eacute;cialis&eacute;s autour &nbsp;des courants electro mais on fait aussi du rock, de la chanson…Le m&eacute;lange, sans&nbsp; exclusivit&eacute;, des disciplines, des &acirc;ges… est important.</p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="345" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_472a6514ca1441a7bda8fdefabce33d7.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 345px;" /> </div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Robert Llorca&nbsp;&copy;J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> <p> &nbsp;</p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: <strong>Votre page facebook est en une belle illustration de votre propos, je ne connais pas beaucoup de directeur de conservatoire qui &eacute;coute Sexy Sushi&nbsp;!?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RL</strong>&nbsp;: (rires) J’aime bien Sexy Sushi, ils sont vraiment marrants tous les deux&nbsp;! Au niveau des concerts, c’est toujours sp&eacute;cial car on ne sait jamais ce qui va se passer et combien de temps &ccedil;a va durer, ils sont impr&eacute;visibles&nbsp;! Personnellement, j’&eacute;coute des musiques tr&egrave;s vari&eacute;es par le fait d’une formation o&ugrave; j’ai balay&eacute; pas mal d’horizons diff&eacute;rents. De toute mani&egrave;re, on n’est pas l&agrave; pour faire enseigner ce qu’on aime et laisser le reste de c&ocirc;t&eacute;, il faut essayer de r&eacute;pondre aux divers go&ucirc;ts du public</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;</strong>: <strong>Votre Maison n’est pas seulement un p&ocirc;le d’enseignement, c’est aussi une saison. Combien de spectacles pr&eacute;sentez-vous&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RL</strong>&nbsp;: On a 3 saisons&nbsp;: une officielle et uniquement professionnelle sur laquelle on a une cinquantaine de spectacles, une autre intitul&eacute;e <em>La Saison c’est aussi </em>qui correspond a une volont&eacute; de d&eacute;centralisation o&ugrave; se m&ecirc;lent des spectacles d’enseignants, des spectacles d’autres structures du Grand Chalon et des repr&eacute;sentations d’&eacute;l&egrave;ves, et enfin, une saison propre d’auditions d’&eacute;l&egrave;ves comme tout conservatoire. En tout, c’est plus d’une centaine de spectacles par an, ce qui est une bonne moyenne pour un conservatoire de notre taille. Seuls deux conservatoires en France proposent une saison officielle labellis&eacute;e&nbsp;: Cergy Pontoise et Chalon sur Sa&ocirc;ne (Conservatoire de Paris &agrave; part). C’est &agrave; la fois lourd et int&eacute;ressant. Cette saison a vu le jour il y a 4 ans avec uniquement de la musique et, d’ann&eacute;e en ann&eacute;e, on ajoute de la danse, du th&eacute;&acirc;tre, ce qui nous permet d’&ecirc;tre un diffuseur ordinaire et compl&eacute;mentaire de la Sc&egrave;ne Nationale qui est &agrave; c&ocirc;t&eacute; de nous. Nous travaillons en bonne intelligence et pr&eacute;sentons m&ecirc;me certaines propositions en cor&eacute;alisation avec l’Espace des Arts.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: <strong>Beaucoup de partenariats avec les structures chalonnaises?&nbsp; </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RL</strong>&nbsp;: Oui, c’est &eacute;vident&nbsp;! Par exemple, avant mon arriv&eacute;e, l’Espace des Arts ne faisait pas de concert de musique symphonique. Je le souhaitais mais notre jauge &eacute;tait trop petite; il &eacute;tait donc int&eacute;ressant pour nos deux structures de valider un partenariat. On travaille aussi avec l’Arrosoir, Lap&eacute;niche (avec laquelle nous cor&eacute;alisons un &eacute;v&eacute;nement autour des musiques maliennes en mai prochain). Nous avons au total 40 partenaires r&eacute;guliers et 34 conventions avec des associations.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Propos recueillis par J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Pour en savoir plus sur le Conservatoire du Grand Chalon&nbsp;: <a href="http://conservatoire.legrandchalon.fr/">http://conservatoire.legrandchalon.fr</a></strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> </div> <p> &nbsp;</p> Mon, 06 Jan 2014 04:09:09 GMT 688956d8-5d2a-4328-a54c-5287bc07ef82 RODOLPHE BURGER http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/rodolphe-burger <p> <em><strong>Au plus pr&egrave;s de sa langue natale...</strong></em></p> <p> &nbsp;</p> <p> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_8b04a383b13e4d9b8d668a891aac8a15.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></p> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Rodolphe Burger - Velvet&nbsp;&copy;JulienMignot</em></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong><em>Lou Reed nous quittait en 2013 emportant avec lui les fondements du Velvet Underground.</em></strong></p> <p> <strong><em>En France, si Rodolphe Burger ne fut pas le premier &agrave; se sentir happ&eacute; par ce nouveau spectre musical, il en sera n&eacute;anmoins l’un des plus dignes h&eacute;ritiers. Apr&egrave;s l’&eacute;lectrochoc Velvet, il quitte sa carri&egrave;re de professeur de philosophie pour revenir &agrave; sa passion premi&egrave;re&nbsp;: la musique. Il fonde Derni&egrave;re Bande puis Kat Onoma, puis deviendra, &agrave; la fin de ces exp&eacute;riences, une sorte d’aventurier ro[ck]mantique de la musique, citons en vrac Le Cantique des Cantiques qu’il mettra en musique pour Alain Bashung et Chlo&eacute; Mons, un disque avec James Blood Ulmer, des compositions pour Jeanne Balibar,&nbsp;Fran&ccedil;oise Hardy, un hommage &agrave; Neil Young, &agrave; Gaisnbourg, au po&egrave;te Mahmoud Darwich, des collaborations avec Higelin, Truffaz et bien s&ucirc;r Olivier Cadiot avec qui il signe un troisi&egrave;me projet autour de la l&eacute;gende de Kaspar Hauser…</em></strong></p> <p> <strong><em>Aujourd’hui, on le retrouve pour un hommage riche de sens, rencontre avec Rodolphe Burger… </em></strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: En 2006, nous titrions &laquo;&nbsp;Rodolphe Burger, De l’art du dialogue&nbsp;&raquo;. Aujourd’hui, il ne s’agit plus de cin&eacute;-concert mais d’un hommage au Velvet Underground. Est-ce &agrave; nouveau une histoire de dialogue, &nbsp;d’&eacute;changes interg&eacute;n&eacute;rationnels qui permettraient d’&eacute;tendre le travail des Velvet jusqu’aux jeunes g&eacute;n&eacute;rations&nbsp;?</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Rodolphe Burger</strong>&nbsp;: Oui, on peut voir &ccedil;a comme &ccedil;a effectivement. Il y a eu une envie de traduire ou plus justement de r&eacute;activer, d’&ecirc;tre une sorte de passeur par rapport &agrave; cette musique extraordinaire qui nous a tant marqu&eacute;s mais qui, elle, n’a pas pris une ride. Oui, il y a bien cette dimension, m&ecirc;me si, au d&eacute;part, on voulait juste faire un hommage et puis &ccedil;a c’est tellement bien pass&eacute; qu’on a eu envie de le r&eacute;it&eacute;rer et puis d’en faire un album…</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: R&eacute;interpr&eacute;ter les Velvet, c’est pour vous une mani&egrave;re de boucler la boucle&nbsp;?</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RB</strong>&nbsp;: Oui, c’&eacute;tait revenir &agrave; ce qui m’avait donn&eacute; l’impulsion de refaire de la musique au tout d&eacute;but, avant Kat Onoma. Il n’y a pas que &ccedil;a mais les Velvet ont jou&eacute; un r&ocirc;le d&eacute;terminent dans ce retour &agrave; la musique dans les ann&eacute;es 80.</p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="686" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_315ba9c8a2b049259f0d46aaafbb1a57.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 686px;" /> </div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Rodolphe Burger &copy; Muriel Delepont</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: Faites-vous partie des personnes qui ont achet&eacute; le premier album&nbsp;? Brian Eno aurait dit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le premier album des Velvet Underground n'a &eacute;t&eacute; vendu qu'&agrave; 10000 exemplaires, mais chacun de ceux qui l'ont achet&eacute; a fond&eacute; un groupe.&nbsp;&raquo;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RB</strong>&nbsp;: Non, je ne l’ai pas achet&eacute; &agrave; l’&eacute;poque mais je me suis rattrap&eacute; depuis. Je n’ai d&eacute;couvert les Velvet que tardivement en 1976 et je ne l’ai pas ramen&eacute; de New York &agrave; Pragues, sous le manteau, comme Vaclav Havel l’a fait en 1968… Non, moi c’&eacute;tait avec du retard mais Brian Eno a absolument raison, ce disque, m&ecirc;me &nbsp;s’il n’a pas &eacute;t&eacute; un succ&egrave;s commercial, a &eacute;t&eacute; d’une influence musicale majeure. Pourquoi n’a-t-il pas eu de succ&egrave;s&nbsp;? Je pense que dans le contexte &laquo;&nbsp;flower power&nbsp;&raquo; Californien, les Velvet &nbsp;d&eacute;notaient, d&eacute;rangeaient… Sortis de New York, ils apparaissaient comme des ovnis, avec cette froideur, cette noirceur…</p> <p> Mais ce qui me frappe le plus en reprenant Velvet maintenant c’est l’ampleur du spectre du r&eacute;pertoire. On passe d’une ballade &agrave; un morceau comme <em>Sister Ray</em>, morceau tr&egrave;s r&eacute;p&eacute;titif quasiment de transe ou &agrave; des morceaux compl&egrave;tements barr&eacute;s (dont on se demande si on les joue en live d’ailleurs&nbsp;!?)…&nbsp; Notre version du Velvet gomme un peu cette esp&egrave;ce d’aura &laquo;&nbsp;cold&nbsp;&raquo;. On est plut&ocirc;t dans quelque chose d’&eacute;nergique, de chaud.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;</strong>: En fait, vous vous attachez plus &agrave; la musique qu’aux textes des Velvet&nbsp;?</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RB</strong>&nbsp;: Non, les textes sont tr&egrave;s importants, c’est une des grandes originalit&eacute;s du Velvet d’avoir amen&eacute; des th&eacute;matiques qui n &eacute;taient absolument pas celles de la pop de l’&eacute;poque. Mais c’est vrai qu’on d&eacute;barrasse un peu le Velvet de son iconographie, du c&ocirc;t&eacute; mythologique, sulfureux, de ce c&ocirc;t&eacute; Factory qui a &eacute;t&eacute; d’ailleurs extr&ecirc;mement fantasm&eacute; a posteriori.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: Est-ce qu’on peut vous imaginer un jour faire quelque chose au c&ocirc;t&eacute; de John Cale&nbsp;?</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RB</strong>&nbsp;: C’est quand m&ecirc;me hautement improbable dans la mesure o&ugrave; il ne fait pas partie des &ecirc;tres faciles &agrave; approcher… &nbsp;Mais je sais qu’il y a un&nbsp; projet de r&eacute;trospective autour des Velvet sous forme d’une tr&egrave;s grande expo &agrave; la Cit&eacute; de la Musique. Evidemment, John Cale sera fortement impliqu&eacute; alors qui sait…</p> <p> &nbsp;&nbsp;</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: Qu’est ce qu’un futur professeur de philosophie pense des Velvet&nbsp;lorsque vous les d&eacute;couvrez?</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RB</strong>&nbsp;: Le moment o&ugrave; j’&eacute;coute les Velvet correspond &agrave; celui o&ugrave; je d&eacute;couvre &nbsp;la philo, donc &agrave; une p&eacute;riode importante de ma vie mais o&ugrave; je ne pensais pas refaire de la musique. J’en avais fait tr&egrave;s t&ocirc;t, d&egrave;s l’&acirc;ge de 11 ans, dans un groupe de rock, donc au moment o&ugrave; je d&eacute;couvre le Velvet, moi, je suis plut&ocirc;t passionn&eacute; par la philo m&ecirc;me si j’&eacute;coute toujours beaucoup de musique. Les Velvet c’est un peu la bande son de toute cette p&eacute;riode philo et c’est apr&egrave;s coup, en 80, que j’ai recommenc&eacute; &agrave; faire de la musique. Les Velvet m’ont fait renaitre dans la musique. Le lien avec la philo&nbsp;? Je ne m’aventurerai pas &agrave; l’expliquer mais il y a clairement quelque chose.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: Qu’est ce qu’un psychanalyste dirait d’un philosophe qui joue du Velvet&nbsp;?</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RB</strong>&nbsp;: (rires) C’est une tr&egrave;s bonne question&nbsp;! Le rock a tout supplant&eacute; dans mon adolescence et je suis pass&eacute; compl&egrave;tement &agrave; c&ocirc;t&eacute; de la philo en tant que discipline scolaire. Mais je pensais en avoir fini avec la musique lorsque je me suis passionn&eacute; pour la philo. La question &agrave; se poser, c’est pourquoi &nbsp;ce besoin de revenir &agrave; la musique&nbsp;? Qu’est-ce qui m’a paru un peu court dans la philo&nbsp;? De toute fa&ccedil;on, c’est une vieille histoire que celle de la philo et de la musique, elle commence chez Socrate en passant par Nietzsche qui toute sa vie a r&ecirc;v&eacute; d’&ecirc;tre une sorte de philosophe artiste.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;</strong>: Finalement, n’avez-vous pas toujours &eacute;t&eacute; comme un membre des Velvet mais dans un autre monde, avec une autre langue&nbsp;?</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>RB</strong>&nbsp;: C’est vrai que je me sens tellement en familiarit&eacute; avec &ccedil;a que j’ai l’impression que c’est ma langue natale. La perte de Lou Reed, par exemple, a &eacute;t&eacute; pour moi aussi douloureuse que la perte d’un &ecirc;tre cher, d’un proche… alors &nbsp;que je ne le connaissais pas, je n’ai d’ailleurs pas cherch&eacute; &agrave; le connaitre… Mais c’est l’importance qu’il a eue, l’importance de sa musique que j’ai &eacute;norm&eacute;ment &eacute;cout&eacute;e qui&nbsp; font &eacute;cho en moi.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Propos recueillis par J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</strong></p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="345px" src="http://www.youtube.com/embed/MYRGX9xLa8k?wmode=opaque" width="420"></iframe> </div> <p> &nbsp;</p> <p> On retrouve le Velvet de Rodolphe Burger le samedi 8 f&eacute;vrier &agrave; 20h30 au Th&eacute;&acirc;tre de M&acirc;con</p> <p> (<em>co-r&eacute;alisation Cave &agrave; Musique et la Sc&egrave;ne Nationale de M&acirc;con)</em></p> <p> <a href="http://liveweb.arte.tv/fr/video/Rodolphe_Burger_Liz_Green_Hommage_Velvet_Underground_FIP_Maison_de_la_radio/">http://liveweb.arte.tv/fr/video/Rodolphe_Burger_Liz_Green_Hommage_Velvet_Underground_FIP_Maison_de_la_radio/</a></p> <p> <em>Pour en savoir plus sur Rodolphe Burger&nbsp;: <a href="http://www.rodolpheburger.com/">www.rodolpheburger.com</a> / dernierebandmusic.com </em></p> <p> &nbsp;</p> </div> <p> &nbsp;</p> Mon, 06 Jan 2014 03:25:31 GMT 0b7a4a1f-61b4-4dec-ab14-0a73f3e368f6 LES MONOLOGUES DU VAGIN... en beaucoup mieux http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/les-monologues-du-vain-en-beaucoup-mieux <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always"> <b>Jeudi 10 octobre &agrave; 20h&nbsp;/ Parvis Saint Jean / Th&eacute;&acirc;tre Dijon Bourgogne</b></p> <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always"> &nbsp;</p> <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm"> <img original-height="426" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_33401af5020eac20195d828ac6c46857.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 426px;" /></p> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Mod&egrave;les&nbsp;<strong>&copy; </strong>Pierre Grobois</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm"> Pauline Bureau est artiste associ&eacute;e au Th&eacute;&acirc;tre Dijon Bourgogne jusqu'en d&eacute;cembre prochain. Elle y a pr&eacute;sent&eacute; <i>Mod&egrave;les</i> d&eacute;but octobre et y cr&eacute;era <i>Sir&egrave;nes</i> en janvier 2014. Chaque fois, c'est &agrave; la parole des femmes que la metteuse en sc&egrave;ne et son &eacute;quipe se r&eacute;f&egrave;rent.</p> <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm"> <i>Mod&egrave;les</i> pourrait se r&eacute;sumer (mais ce serait lui faire affront&nbsp;!) en un portrait de femmes, d'une multitude de femmes&nbsp;! Cinq com&eacute;diennes (Sabrina Baldassarra, Laure Calamy, Sonia Floire, Ga&euml;lle Hausermann et Marie Nicolle) incarnent &agrave; elles seules &laquo;&nbsp;la Multitude&nbsp;&raquo;. Et il faut bien reconna&icirc;tre ici, la performance... Les cinq jouent juste, sont sobres, &eacute;l&eacute;gantes, dr&ocirc;les, &acirc;pres, inattendues, belles et rarement caricaturales. Le f&eacute;minisme peut avoir quelque chose d'aga&ccedil;ant, m&ecirc;me pour les femmes. Mais Pauline Bureau et son &eacute;quipe, elles, le rendent essentiel. Non pas dans une lutte guerri&egrave;re un rien st&eacute;rile, puisqu'il est quand m&ecirc;me agr&eacute;able d'&ecirc;tre femme parmi (ou contre!) les hommes, mais dans une intelligente mise en relief de ce que &ccedil;a <i>peut &ecirc;tre</i> que d'<i>&ecirc;tre une femme </i>parmi les hommes. <i>Mod&egrave;les</i> entreb&acirc;ille une porte sur la mani&egrave;re dont on devient cette femme, sans jamais d&eacute;tourner le regard, ni rien laisser derri&egrave;re lui.</p> <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm"> <i>Mod&egrave;les</i> devient, au fil de textes savamment orchestr&eacute;s, un subtile plaidoyer &eacute;vitant le rasoir &eacute;cueil du didactisme pompeux en laissant &agrave; chacun la possibilit&eacute; d'&ecirc;tre soi-m&ecirc;me et de l'&ecirc;tre bien. Dans un monde o&ugrave; un &eacute;missaire de la R&eacute;publique imite une poule quand une repr&eacute;sentante de la m&ecirc;me R&eacute;publique prend la parole... l'on se dit qu'il est bon que Pauline Bureau fasse des spectacles.</p> <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm"> &nbsp;</p> <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm"> <b>Juliette Soulat</b></p> Mon, 28 Oct 2013 09:03:47 GMT 850ab0bd-cc42-462e-81f4-4f3fa8eb3389 TABAC ROUGE, Cie du HANNETON http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/tabac-rouge-cie-du-hanneton <p> S<strong>amedi 12 octobre &agrave; 20h30/ MCNN de Nevers / festival Effervescence</strong></p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_261255dea02f691a82a45413aeb0d1de.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Tabac Rouge<strong>&copy;</strong>Jean Louis Fernandez</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> <em>Le dictateur</em> r&eacute;invent&eacute;</p> <p> &nbsp;</p> <p> Il est des semaines o&ugrave; les spectacles se suivent et ne se ressemblent pas. Dans ce cas pr&eacute;cis, c'est heureux. L'&eacute;quipe de James Thierri&eacute;e remplace celle Daniele Finzi Pasca sur les planches de la MCNN et de son festival Effervescence. <em>Tabac rouge </em>accueille le spectateur dans un d&eacute;cor&nbsp; rappelant l’atmosph&egrave;re glaciale d’une friche industrielle souterraine. C'est sombre, m&eacute;tallique, d&eacute;cr&eacute;pit, l'on sait d&eacute;j&agrave; que l'on a affaire &agrave; un monde en perdition. Il y sera question d'un tyran agonisant dont le monde s'effondre. Les corps des danseurs se tra&icirc;nent et se d&eacute;sarticulent dans un d&eacute;cor que l'on d&eacute;couvre mouvant et qui ne cessera jamais de s’agiter. James Thierri&eacute;e nous abreuve de musiques, de lumi&egrave;res, d'images, de mouvements. Peu de respirations dans <em>Tabac rouge</em> sans aucune fr&eacute;n&eacute;sie &eacute;touffante. Mieux encore&nbsp;: pas une lumi&egrave;re inutile, pas un danseur approximatif, pas un mouvement superflu&nbsp;! Thierri&eacute;e distille ses images, sugg&egrave;re sa trame avec tant de finesse qu'il parvient &agrave; rendre le spectateur acteur, complice de ce qu'il voit, entend et sent. Thierri&eacute;e &eacute;veille les sens. Pas de prise en otage non consentie ici, mais un accord tacite entre un metteur en sc&egrave;ne talentueux (et c'est peu dire&nbsp;!) et un public subjugu&eacute;. A croire que le g&eacute;nie a quelque chose d'atavique...</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Juliette Soulat</strong></p> <p> &nbsp;</p> Mon, 28 Oct 2013 08:42:59 GMT aaf8f47f-1ed3-4048-9cd2-69ff430fc696 LA VERITA, Cie Finzi Pasca http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/la-verita-cie-finzi-pasca <p> <strong>&nbsp;Vendredi 4 octobre /MCNN de Nevers/ festival Effervescence</strong>.</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_8dfc96bef31434984412c0334c29edce.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>La Verita&nbsp;<strong>&copy; </strong>Viviana Cangialosi</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;A l'origine &eacute;tait un tulle...</p> <p> … peint par Salvador Dali dans les ann&eacute;es 40 pour une pi&egrave;ce &eacute;crite par lui-m&ecirc;me autour des personnages de Tristan et Iseult. Ce tulle r&eacute;appara&icirc;t aujourd’hui sur sc&egrave;ne, offert par la fondation qui l’a restaur&eacute; au chanceux metteur en sc&egrave;ne Daniele Finzi Pasca. Il constitue l'un des &eacute;l&eacute;ments du d&eacute;cor de sa derni&egrave;re cr&eacute;ation, <em>La verit&agrave;,</em> qui a vu le jour le 3 octobre dernier, en premi&egrave;re europ&eacute;enne, sur la sc&egrave;ne de la MCNN, &agrave; Nevers, dans le cadre du festival Effervescence.</p> <p> C’est Julie Hamelin-Finzi, fid&egrave;le complice du metteur en sc&egrave;ne, qui a &eacute;crit&nbsp;le pr&eacute;lude du spectacle: &laquo;&nbsp;La v&eacute;rit&eacute; est tout ce qu'on a r&ecirc;v&eacute;, tout ce qu'on a v&eacute;cu, tout ce qu'on a invent&eacute;, tout ce qui fait partie de notre m&eacute;moire.&nbsp;&raquo; Et c’est dans un cabaret qui tente d’explorer la v&eacute;rit&eacute; des &ecirc;tres, leur m&eacute;moire et les images du peintre que nous entrainent Daniele Finzi Pasca et son &eacute;quipe. Les num&eacute;ros s'encha&icirc;nent, certains habit&eacute;s de r&eacute;elles fulgurances po&eacute;tiques, d'autres laissant une d&eacute;sagr&eacute;able impression de brouillon, d'inachev&eacute;. Tristan et Iseult se perdent dans une succession de (trop&nbsp;?) nombreux rideaux qui vont et viennent du sol aux cintres, privant le spectateur du plaisir de savourer la po&eacute;sie et l'adresse des amants acrobates. Le cabaret se noie en interm&egrave;des teint&eacute;s d’humour clownesque un rien facile et de maladresses non ma&icirc;tris&eacute;es. L'hommage au surr&eacute;alisme verse dans une incoh&eacute;rence dont il &eacute;tait pourtant d&eacute;pourvu. Mais s'il fallait ne retenir qu'une image de ce spectacle, il est probable que la pluie de diabolos et de bouchons soit celle-l&agrave;&nbsp;: elle constitue &agrave; elle seule un v&eacute;ritable moment de gr&acirc;ce...</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Juliette Soulat</strong></p> <p> &nbsp;</p> Mon, 28 Oct 2013 08:35:14 GMT 5ac3c1ba-ae94-4203-a5d6-017a010957c5 CHILI, LA REGION DU MAULE http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/chili-la-region-du-maule <p> <b>UN TEMPS POUR VIVRE</b></p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="977" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_fa6364f106fa45859a7e75b2efb56c0e.gif" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 977px;" /></div> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>region du Maule, la Cordill&egrave;re des Andes &copy; J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong><em>Nous avons beaucoup de chance en Europe et tout autour de la m&eacute;diterran&eacute;e car quoique nous poursuivons, &agrave; chaque instant, nous avons la possibilit&eacute; de nous retourner et de voir d’o&ugrave; nous venons. Et cela gr&acirc;ce &agrave; notre patrimoine architectural mais aussi aux arts en g&eacute;n&eacute;ral ou encore &agrave; l’industrie... Chaque strate, chaque d&eacute;tail de notre histoire est lisible, palpable, connu de tous. En revanche, certains pays ont du se r&eacute;inventer sans cesse, d&eacute;cim&eacute;s par l’occupant ou les r&eacute;voltes indig&egrave;nes, d&eacute;truits par des &eacute;v&eacute;nements naturels&nbsp; (tremblements de terre, &eacute;ruptions volcanique, tsunamis…). Ces pays n’ont d’autres richesses que celles puis&eacute;es dans leur nature profonde ou cont&eacute;es par les anciens &agrave; travers les &acirc;ges.</em></strong></p> <p> <strong><em>Aussi, si un jour vous vous rendez en terre chilienne (ce que je vous souhaite vivement), ne cherchez pas d’&eacute;quivalence avec le patrimoine europ&eacute;en. Bien s&ucirc;r vous croiserez des vestiges coloniaux (march&eacute;s, &eacute;glises) mais d’une part l’Histoire coloniale est r&eacute;cente (mi-16<sup>&egrave;me </sup>- d&eacute;but 17<sup>&egrave;me</sup>), l’Histoire pr&eacute;colombienne enfouie (visiter Monte Verde), et d’autre part les diff&eacute;rents s&eacute;ismes et tsunamis ont eu en grande partie raison du patrimoine chilien. En moyenne, le Chili connait un s&eacute;isme grave tous les 25 ans, le dernier &eacute;tant celui de f&eacute;vrier 2010, d’une magnitude de 8,8 sur l’&eacute;chelle de Richter.</em></strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Paris, Londres et pourquoi pas Talca&nbsp;?</strong></p> <p> <img original-height="435" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_1611359055b47bc4d8c90e0588b2f882.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 435px;" /></p> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Talca&nbsp;<strong>&copy; </strong>J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Le f&acirc;cheux du Chili &eacute;tant pass&eacute; (vous avez environ 23 ans avant le prochain gros s&eacute;isme), concentrons-nous sur l’une des plus belles r&eacute;gions au centre du pays, le Maule, qui, depuis 2009, a sign&eacute; avec la r&eacute;gion Bourgogne une convention de coop&eacute;ration, sous le haut patronage de Mme Bachelet, l’ex-pr&eacute;sidente de la R&eacute;publique (et peut-&ecirc;tre la future) du Chili. Le Maule a approximativement la m&ecirc;me superficie que la Bourgogne mais les similitudes ne s’arr&ecirc;tent pas l&agrave;. En effet, la r&eacute;gion est tr&egrave;s rurale et comporte de nombreux exploitants agricoles et viticoles qui font du Chili &nbsp;&laquo;&nbsp;la Bodega&nbsp;&raquo; (la cave) de l’Am&eacute;rique du Sud.</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="435" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_293ff86f30e5bcf628357769f43b799f.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 435px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Playa del monolito&nbsp;<strong>&copy; </strong>J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Si jusqu’&agrave; maintenant la r&eacute;gion du Maule ne pr&eacute;sentait pas un grand int&eacute;r&ecirc;t pour vous, laissez- vous porter dans quelques lieux magiques de la r&eacute;gion. Nous pourrions commencer, en bon occidental qui se respecte, par la ou plut&ocirc;t les plages. Tout le littoral est int&eacute;ressant mais nous vous conseillons particuli&egrave;rement les plages de Pelluhue au sud, de <a href="http://www.contisite.com/sitio/">Constituci&oacute;n</a> &agrave; mi chemin, et de <a href="http://www.hoteliloca.cl/">Iloca</a> au nord (plus on va au nord plus il fait chaud&nbsp;!). Tout d’abord, choisissez bien votre p&eacute;riode pour vous rendre dans le Maule, le printemps d&eacute;marre en octobre et l’&eacute;t&eacute; fin d&eacute;cembre. Au printemps, les temp&eacute;ratures peuvent atteindre les 30&deg; mais les matin&eacute;es restent fraiches. Vous serez surpris par l’aspect du sable dont la couleur vient de la cordill&egrave;re et de ses nombreux volcans&nbsp;: adieu sable blanc… bonjour sable noir&nbsp;! Les plages sont magnifiques et bord&eacute;es de roches sculpt&eacute;es par le temps. Vous pourrez &eacute;videmment profiter de cette proximit&eacute; avec la mer pour d&eacute;guster une paila (comme une pa&euml;lla mais sans le riz) ou des plats de Marisco (fruits de mer) chauds ou froids accompagn&eacute;s d’un petit vin blanc frais ou pourquoi pas d’un jus de melon.</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="977" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_8c7c32bc7f645803044610ef33a37d63.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 977px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>L'Eglise de pierre, Constitucion <strong>&copy;&nbsp;</strong>J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Vous trouverez tr&egrave;s peu de grandes villes pr&egrave;s de la mer (si vous avez lu le premier paragraphe, vous savez pourquoi&nbsp;!) outre celle de Constituci&oacute;n qui est loin d’&ecirc;tre inint&eacute;ressante et qui propose nombre d’animations pendant la p&eacute;riode estivale. C’est une des villes les plus anciennes du Chili &agrave; d&eacute;couvrir absolument. Non loin d’ici, se dressent les Dunes de Put&uacute;, un spectacle &agrave; ne rater sous aucun pr&eacute;texte&nbsp;: 30 km de dunes avec cette sensation d’&ecirc;tre au milieu d’un d&eacute;sert alors qu’&agrave; 5 km de l&agrave; r&egrave;gne l’immensit&eacute; de l’oc&eacute;an.</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="435" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_1ec0bd7bcfb697c41b4d6286f60411f0.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 435px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Dunas de Putu&nbsp;<strong>&copy; </strong>J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Le lendemain, si vous &ecirc;tes matinal, pr&egrave;s d’Iloca &agrave; Duao, vous pourrez assister au retour des p&ecirc;cheurs et admirer les prises. Vous y croiserez &eacute;galement et immanquablement une nich&eacute;e de p&eacute;licans. La mer est trop agit&eacute;e pour vous&nbsp;?</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="977" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_35d4e8df45623dd1f866b31683a58836.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 977px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>P&eacute;lican &agrave; Duao</em>&nbsp;<strong>&copy;</strong><em><strong>&nbsp;</strong>J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Alors pourquoi ne pas s’offrir une bouff&eacute;e d’oxyg&egrave;ne dans un cadre idyllique&nbsp;? L&agrave;, cach&eacute; derri&egrave;re les montagnes &agrave; environ 15km de Duao, vous d&eacute;couvrirez, apr&egrave;s une bonne balade en 4x4, &agrave; cheval, ou en VTT &agrave; travers la for&ecirc;t, un endroit insoup&ccedil;onn&eacute;, quasi vierge&nbsp;: le lago Vichuquen (le Lac de Vichuquen), v&eacute;ritable paradis tant du point de vue esth&eacute;tique qu’au niveau du calme&nbsp;! Vous aimez les envol&eacute;es de flamands roses ou la qui&eacute;tude des cygnes &agrave; col noir&nbsp;? Alors pourquoi ne pas pousser &agrave; quelques centaines de m&egrave;tres du c&ocirc;t&eacute; de la r&eacute;serve nationale de Laguna Torca&nbsp;? Vous en avez pris plein les yeux, vous &ecirc;tes sur votre petit nuage&nbsp;?</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="476" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_295c0fc3b7766345a4d8a6cb06201f50.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 476px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>El Ramal&nbsp;<strong><em>&copy;</em>&nbsp;</strong>J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Alors, c’est reparti, on redescend du c&ocirc;t&eacute; de Constituci&oacute;n pour prendre le train le plus r&eacute;put&eacute; du Chili&nbsp;:<a href="https://www.facebook.com/Ramal.Talca.Constitucion.Elultimoramal"> le Ramal&nbsp;</a>(une exposition aura lieu sur le sujet, &agrave; Dijon, en mars 2014, pour plus d’info&nbsp;: <a href="http://www.malastranafestival.it/">www.malastranafestival.it</a>). Accrochez vos ceintures pour une descente de Constituci&oacute;n &agrave; Talca (90km environ) &agrave; 40km/h qui vous donnera tout le temps d’admirer les riches paysages. Ha&nbsp;! Mais j’oubliais, nous n’avons rien bu encore&nbsp;! Arr&ecirc;tons-nous un long et bon moment &agrave; la station <a href="http://www.gonzalezbastias.com">Gonzalez Bast&iacute;as</a>.</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="429" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_066e037fc3ac8bbc96bb8f6f566c1733.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 429px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>&nbsp;Jos&eacute; Luis <strong>&copy;&nbsp;</strong>J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> C’est Jos&eacute;-Lu&iacute;s, arri&egrave;re petit fils du po&egrave;te qui donna son nom &agrave; la bourgade, accompagn&eacute; de Claude, un compatriote, qui viendront vous chercher &agrave; la gare. Apr&egrave;s une petite visite dans la demeure historique de Gonzales Bast&iacute;as, on traversera le fleuve dans de petites barques avant de nous arr&ecirc;ter aux pieds de vignes qui n’auront jamais rencontr&eacute;s autre artifice que la main de l’homme&nbsp;! Le tour du propri&eacute;taire &eacute;tant fait, hissons-nous jusqu’&agrave; la &laquo;&nbsp;gar&ccedil;onni&egrave;re&nbsp;&raquo; de Jos&eacute; qui domine le fleuve et la vall&eacute;e. La cave est modeste mais pleine de promesses car ici tout se fait &agrave; la main, de la coupe &agrave; la r&eacute;colte. Vous gouterez un vin issu du c&eacute;page Pa&iacute;s, un vin comme jamais vous n’en n’avez go&ucirc;t&eacute;, aux ar&ocirc;mes de plantes et d’arbres locaux. Si au d&eacute;part ce nez peut surprendre, rapidement on en redemande tant il est particulier.</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="415" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_79d79ec49e8e518e6c4e13f66168d91f.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 415px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>le repas chez Jos&eacute; Luis&nbsp;<strong><em>&copy;</em>&nbsp;</strong>J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Comme il n’est pas tr&egrave;s correct de boire le ventre vide, la maman du vigneron vous apportera un &laquo;&nbsp;chancho en piedra de tomate con ajo&nbsp;&raquo; (tomate &eacute;cras&eacute;e avec de l’ail dans un bol de pierre) accompagn&eacute; de la &laquo;&nbsp;tortilla de rescoldo&nbsp;&raquo;, un pain maison typique. Ensuite, arrive la Casuela, une sorte de bouillon de l&eacute;gumes avec du ma&iuml;s et du poulet (un d&eacute;lice!). N’oubliez pas de saluer Jos&eacute; pour moi&nbsp;! Le train repart et vous voil&agrave; d&eacute;j&agrave; &agrave; <a href="http://www.talca.cl/">Talca</a>, la capitale du Maule. Toutes les villes poss&egrave;dent une plaza de armas, c’est le lieu privil&eacute;gi&eacute; de la danse nationale que l’on apprend partout dans le pays d&egrave;s son plus jeune &acirc;ge &agrave; l’&eacute;cole. Ici, vous croiserez dans les d&eacute;monstrations de La Cueca, danse g&eacute;n&eacute;reuse et po&eacute;tique, toutes les g&eacute;n&eacute;rations.</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="452" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_c49cb23c777493fc5f4153bda1322271.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 452px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>La Cueca&nbsp;<strong>&copy;&nbsp;</strong>J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Parler de po&eacute;sie sans m&ecirc;me &eacute;voquer le nom de Neruda…quel sacril&egrave;ge&nbsp;! Vous voulez voir la maison o&ugrave; est n&eacute; <a href="http://www.neruda.uchile.cl/">Neruda</a> dans la ville de Parral? Inutile, il ne reste aucune trace, le &laquo;&nbsp;terromoto&nbsp;&raquo; (tremblement de terre) a tout emport&eacute;. A Parral, il ne reste plus qu’une seule rue qui porte son nom&nbsp;! On comprend mieux alors la port&eacute;e d’un titre comme&nbsp;<em>R&eacute;sidence sur la Terre…</em></p> <p> Les Chiliens aiment l’artisanat, la f&ecirc;te, la tradition. Pour mieux nous en rendre compte, arr&ecirc;tons-nous un instant du c&ocirc;t&eacute; de Linares, au Mus&eacute;e de l’artisanat d’art. Toute la vie du Chilien y est d&eacute;crite depuis l’arriv&eacute;e des conquistadores. On remonte vers Yerbas Buenas qui n’est pas ce que vous pensez mais plut&ocirc;t une petite ville &eacute;pargn&eacute;e par les s&eacute;ismes et qui d&eacute;tient par ce fait la m&eacute;moire des villes coloniales.</p> <p> Difficile de faire le tour de tous les lieux &agrave; visiter, mais une chose est s&ucirc;re, partout o&ugrave; vous vous arr&ecirc;terez vous serez bien re&ccedil;u. Le Chilien est ravi d’avoir de la visite et de savoir que malgr&eacute; le peu de patrimoine architectural, on s’int&eacute;resse &agrave; son pays, sa r&eacute;gion, son terroir.</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="435" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_c1639bc1efc9cb096290ffec93dcc44c.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 435px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>la Cordill&egrave;re des Andes, el Medano&nbsp;<strong><em>&copy;</em>&nbsp;</strong>J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Si il est un monument que le Chili n’est pas pr&ecirc;t de perdre sous les secousses, c’est bien la Cordill&egrave;re des Andes car enfin, avant de partir, comment ne pas se rendre sur la plus c&eacute;l&egrave;bre chaine montagneuse d’Am&eacute;rique du Sud&nbsp;? Empruntez la route 115 et roulez… Le fleuve el Maule d&eacute;file le long de la Cordill&egrave;re jusqu’&agrave; son origine pr&egrave;s de l’Argentine. Entre temps vous aurez sans doute crois&eacute; la route d’El Medano, une station thermale rustique en plein air. Le must apr&egrave;s avoir perdu quelques grammes de sueur dans les bains de vapeur est de plonger dans l’eau presque chaude du bassin des thermes avec autour de vous… la Cordill&egrave;re des Andes et le fleuve Maule&nbsp;!</p> <p> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</p> <p> &nbsp;</p> <p> Plus d’information&nbsp;sur notre site <a href="http://www.magma-magazine.fr/">www.magma-magazine.fr</a></p> <p> Un H&ocirc;tel o&ugrave; l’on parle fran&ccedil;ais dans la r&eacute;gion de Talca&nbsp;: <a href="http://www.eurocharlesclub.com/">http://www.eurocharlesclub.com</a></p> <p> Pour plus d’information sur la coop&eacute;ration Bourgogne-Maule&nbsp;: <a href="http://www.region-bourgogne.fr/">http://www.region-bourgogne.fr</a></p> <p> Le Chili est en plein d&eacute;veloppement, si vous souhaitez y installer votre activit&eacute;&nbsp;: <a href="mailto:tbeaulaton@cr-bourgogne.fr">tbeaulaton@cr-bourgogne.fr</a></p> <p> &nbsp;</p> <p> Pour le circuit d&eacute;gustation vin et gastronomie &agrave; Gonzalez Bastias&nbsp;: <a href="http://www.gonzalezbastias.com/">www.gonzalezbastias.com</a></p> <p> &nbsp;</p> Mon, 28 Oct 2013 05:38:40 GMT 58c9a89a-0290-4b84-8507-6a914f6593c1 DOMINIQUE FORGES http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/dominique-forges <p> VOYAGE EN PARTITION INCONNUE</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="652" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_e43cc7aef9e5c21cd3841092f21c2eeb.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 652px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>DOMINIQUE FORGES&nbsp;<strong>&copy;</strong><span style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: 'Helvetica Neue', 'Segoe UI', Helvetica, Arial, 'Lucida Grande', sans-serif; font-size: 13px;">Pascal FRAN&Ccedil;OIS</span></em></p> <p> &nbsp;</p> </div> <p> <em><strong>Dans une autre vie, il &eacute;tait forestier. Aujourd’hui, il est musicien, compositeur, directeur artistique et enseignant. De la nature &agrave; la musique, il n’y a qu’un pas&nbsp;! C’est en tout cas, l’&eacute;tat d’esprit de Dominique Forges. Toujours &agrave; la recherche de nouvelles rencontres et de nouvelles sonorit&eacute;s, il revient sur sc&egrave;ne avec la cr&eacute;ation Rivi&egrave;res de sables au programme de la semaine de &laquo;&nbsp;la Ni&egrave;vre rencontre l’Alg&eacute;rie&nbsp;&raquo;, &agrave; Nevers, et du &laquo;&nbsp;festival Les Nuits d’Orient&nbsp;&raquo;, &agrave; Dijon.</strong></em></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Comment est n&eacute;e votre passion pour la musique traditionnelle&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> Cela fait longtemps qu’elle est n&eacute;e&nbsp;! Il y a 33 ans pour &ecirc;tre tout &agrave; fait exact. Je ne suis jamais all&eacute; au conservatoire. J’ai commenc&eacute; par jouer de la guitare &agrave; 18 ans, pendant mon temps libre, quand je n’avais pas cours au lyc&eacute;e agricole. Puis, j’ai eu ma p&eacute;riode baba cool durant laquelle j’ai d&eacute;couvert le folk. J’&eacute;coutais le Grand Rouge, Malicorne, Alan Stivell et je savais d&eacute;j&agrave; que j’aimais les sonorit&eacute;s, que la musique me parlait, me touchait. Le d&eacute;clic a &eacute;t&eacute; la rencontre avec le groupe phare&nbsp;: La Chavann&eacute;e. Non seulement, j’ai rencontr&eacute; d’excellents musiciens mais en plus j’ai int&eacute;gr&eacute; le groupe pendant neuf ans. Jusqu’&agrave; ce que je veuille voler de mes propres ailes… J’ai donc chang&eacute; de m&eacute;tier… de forestier, je suis pass&eacute; &agrave; musicien.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Quel est votre instrument de pr&eacute;dilection&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> Je suis poly-instrumentiste, je peux jouer de la guitare, du tambour, du violon, de la fl&ucirc;te, chanter. Mais l’instrument qui me suit partout, c’est la vielle &agrave; roue. Dans les ann&eacute;es 90, j’ai pass&eacute; le dipl&ocirc;me d’&eacute;tat musiques traditionnelles de vielle &agrave; roue qui m’a permis de donner des cours au conservatoire de Nevers et ce que je continue de faire aujourd’hui en tant que professeur mais aussi en tant que responsable du d&eacute;partement de musique traditionnelle.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Finalement, qu’est-ce que la musique traditionnelle&nbsp;? Est-ce que c’est une fa&ccedil;on de continuer de vivre dans le pass&eacute;&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> Pas du tout, c’est m&ecirc;me l’inverse. Quand j’enseigne la vielle au conservatoire, les enfants s’en fichent du pass&eacute;. On est totalement dans l’actualit&eacute;. Peut-&ecirc;tre a-t-on eu tort de garder ce terme de &laquo;&nbsp;musique traditionnelle&nbsp;&raquo;. Les bacs &agrave; disques nous ont oblig&eacute;s &agrave; avoir une &eacute;tiquette pour nous int&eacute;grer dans le paysage musical. Avec un instrument, on peut jouer tous les genres musicaux, &ccedil;a d&eacute;pend simplement du musicien qui l’utilise. La vieille &agrave; roue est apparue au Moyen-&acirc;ge, certes, mais entre temps le mouvement folk est pass&eacute; par l&agrave;. Depuis 40 ans, les luthiers s’int&eacute;ressent &agrave; nouveau &agrave; cet instrument en constante &eacute;volution.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Quel est votre lien avec la Ni&egrave;vre&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> En tant que musicien classique, je suis li&eacute; &agrave; un territoire. Je pourrai aller en Bretagne, l&agrave; o&ugrave; la musique traditionnelle tient une grande place, mais je devrais m’impr&eacute;gner d’autres sonorit&eacute;s, d’autres lieux. On n’est pas d&eacute;pla&ccedil;able &agrave; l’infini mais la musique reste une fa&ccedil;on de voyager. Ici, j’ai aussi cr&eacute;&eacute; des choses comme la compagnie B&eacute;rot, en 2010. C’est un collectif qui rassemble plusieurs groupes. C’est une fa&ccedil;on de r&eacute;unir d’anciens &eacute;l&egrave;ves, des musiciens professionnels, ou pas, et d’&ecirc;tre plus ind&eacute;pendants qu’au sein du conservatoire.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Vous serez bient&ocirc;t sur sc&egrave;ne pour pr&eacute;senter une cr&eacute;ation r&eacute;alis&eacute;e entre la France et l’Alg&eacute;rie. Comment vous est venue l’id&eacute;e de <em>Rivi&egrave;res de sables</em>&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> J’avais d&eacute;j&agrave; co-&eacute;crit <em>Babylone sur Loire </em>avec Fawzy Al-Aiedi, un musicien irakien. Mais nous n’avions jou&eacute; cette cr&eacute;ation qu’une seule fois &agrave; Nevers. De ce projet a d&eacute;coul&eacute; l’id&eacute;e de travailler avec l’Alg&eacute;rie. Je suis all&eacute; au centre culturel alg&eacute;rien &agrave; Paris et j’ai rencontr&eacute; l’&eacute;crivain Yasmina Khadra qui a fini de me convaincre. Enfin, j’ai fait la rencontre d’Hassen Karbiche, lui-m&ecirc;me franco-alg&eacute;rien et joueur de mandole, mon compagnon de sc&egrave;ne dans cette aventure. Il m’a fait d&eacute;couvrir la musique cha&acirc;bi qui veut dire &laquo;&nbsp;populaire&nbsp;&raquo; en arabe. N&eacute;e dans les ann&eacute;es 30, elle permettait aux berb&egrave;res de se retrouver autour d’une m&ecirc;me musique. J’ai trouv&eacute; beaucoup de liens entre nos deux genres musicaux&nbsp;: l’amour, les paysages, la nostalgie du pays. J’ai tout de suite &eacute;t&eacute; inspir&eacute;. Finalement, la cr&eacute;ation <em>Rivi&egrave;res de sables</em>, ce sont 800 heures d’&eacute;criture pour tout un orchestre avec des textes po&eacute;tiques, m&eacute;taphoriques… Je me suis mis &agrave; la place d’un alg&eacute;rien d&eacute;racin&eacute;.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Qu’est-ce que cet &eacute;change culturel vous a apport&eacute;&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> Je n’avais jamais autant c&ocirc;toy&eacute; l’Alg&eacute;rie qu’&agrave; cette occasion. Nous sommes m&ecirc;me all&eacute;s &agrave; Alger rencontrer les jeunes musiciens de l’association SOS Bab El Oued. Nous avons d&eacute;couvert des gens accueillants et tr&egrave;s attachants. C’&eacute;tait l’occasion de faire des rencontres, de jouer ailleurs mais aussi de rentrer dans la vie et dans le paysage de ces personnes. C’&eacute;tait tr&egrave;s enrichissant. D’ailleurs, nous avons &eacute;t&eacute; invit&eacute;s &agrave; revenir jouer par le maire d’Alger en personne. C’est une grande chance. Nous jouerons &agrave; Nevers pendant la semaine &laquo;&nbsp;la Ni&egrave;vre rencontre l’Alg&eacute;rie&nbsp;&raquo; et &eacute;galement &agrave; Dijon pour &laquo;&nbsp;le festival des Nuits d’Orient&nbsp;&raquo;, le samedi 30 novembre.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Quels sont vos projets &agrave; venir&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> Depuis longtemps, j’ai l’envie de m&eacute;langer notre musique avec celle d’autres cultures. J’ai dans l’id&eacute;e de faire quelque chose avec l’Irlande mais &ccedil;a c’est une autre histoire&nbsp;!</p> <p> &nbsp;</p> <p> Pour en savoir plus&nbsp;: <a href="http://www.lacompagnieberot.com/">http://www.lacompagnieberot.com</a></p> <p align="right"> <strong>Propos recueillis par Cynthia Benziane</strong></p> <p align="right"> &nbsp;</p> <p align="right"> &nbsp;</p> Mon, 28 Oct 2013 04:21:39 GMT ffdb2dec-0699-4c17-b7d6-ab46a08aa1b4 ERIK TRUFFAZ http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/erik-truffaz <p> LA MUSIQUE AU SERVICE DU REVE</p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="979" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_bbdd92c53d224462d6285a39ce8b2dab.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 979px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>ERIK TRUFFAZ &copy;DR</em></p> <p> &nbsp;</p> </div> <p> <strong><em>Fils spirituel de Miles Davis et de Jon Hassel, Erik Truffaz est aujourd’hui l’un des trompettistes les plus influents de l’&eacute;lectro-jazz. &Agrave; mi-chemin entre les deux genres, il donne un coup de fouet aux phrases musicales classiques avec sa trompette parfois &eacute;lectrifi&eacute;e. Il sera aux c&ocirc;t&eacute;s du compositeur Murcof, du percussionniste Dominique Mahut et du dessinateur Enki Bilal pour un concert visuel unique en son genre, Being Human Being, au D’jazz Nevers Festival le 11 novembre prochain.</em></strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Comment devient-on un virtuose de la trompette&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> D&eacute;j&agrave; il faut avoir le go&ucirc;t de l’instrument. Mon p&egrave;re faisait du saxophone et globalement mes parents m’ont un peu pouss&eacute; &agrave; jouer. &Agrave; l’adolescence, dans les ann&eacute;es 70, il n’y avait que des guitares &eacute;lectriques partout, j’ai donc &eacute;lectrifi&eacute; ma trompette pour me rapprocher des groupes que j’&eacute;coutais. Mile Davis &eacute;tait mon mod&egrave;le, comme pour des millions de musiciens d’ailleurs. Je ne voulais pas le copier mais me rapprocher de ses sonorit&eacute;s. Je n’ai jamais pu le rencontrer mais j’aurai vraiment aim&eacute;. Apr&egrave;s il y a eu Jon Hassel, un trompettiste am&eacute;ricain qui a notamment collabor&eacute;, dans les ann&eacute;es 70, avec Brian Eno, et qui a transform&eacute; le son de sa trompette avec des effets &eacute;lectroniques. Tout &ccedil;a m’a inspir&eacute; car je ne joue pas de phrases typiques de jazz.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Finalement, &ecirc;tes-vous un musicien de jazz&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> Oui et non. Je suis &agrave; la fois un musicien de jazz et &agrave; la fois pas du tout. Je suis plus proche de la musique &eacute;lectronique et de Pink Floyd que d’autre chose. L’instrument, en lui-m&ecirc;me, est issu du jazz mais la mani&egrave;re dont j’en joue se rapproche de celle des noirs am&eacute;ricains de la Nouvelle Orl&eacute;ans. Je n’ai jamais jou&eacute; de jazz classique, je joue ce que j’aime et ce que je sais faire.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Comment est n&eacute; le projet de concert visuel, <em>Being Human Being</em>, que vous jouerez bient&ocirc;t &agrave; Nevers&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> C’est Armand Meignan, le directeur de l’Europa Jazz Festival du Mans qui a port&eacute; ce projet et qui nous a contact&eacute;s. Il est all&eacute; chercher Enki Bilal, Dominique Mahut et moi. Puis j’ai propos&eacute; Fernando Corona alias Murcof avec qui j’ai d&eacute;j&agrave; r&eacute;alis&eacute; un disque, <em>Mexico</em>, sorti en 2008. Je savais que nos deux atmosph&egrave;res allaient coller avec celle d’Enki Bilal. J’ai tout de suite &eacute;t&eacute; s&eacute;duit par le projet car, d’une part, j’aime le monde du dessinateur. D’autre part, j’ai d&eacute;j&agrave; v&eacute;cu une exp&eacute;rience similaire qui m’avait beaucoup plu. C’&eacute;tait un cin&eacute;-concert &agrave; la Cit&eacute; de la musique &agrave; Paris o&ugrave; j’avais jou&eacute; sur le film muet <em>Les gosses de Tokyo </em>de Ozu.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Vous l’avez d&eacute;j&agrave; jou&eacute; &agrave; Nantes, comment se d&eacute;roule le spectacle-concert&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> Nous avons un th&egrave;me impos&eacute; depuis le d&eacute;but&nbsp;: le parcours de l’humanit&eacute;, de sa naissance &agrave; sa mort. Bilal a donc dessin&eacute; des planches, mont&eacute; ses images et fait un film avec tout &ccedil;a. Il les projette &agrave; l’&eacute;cran tout en intervenant visuellement, il change les couleurs, la dynamique, en direct. Un vrai Dj de l’image. Du c&ocirc;t&eacute; des musiciens, nous avons compos&eacute; la musique, nous l’avons ajust&eacute; selon les images. Toutefois, il reste des parties improvis&eacute;es pour conserver une certaine souplesse et une rythmique. Nous avons vraiment mis la musique au service des histoires que racontent Bilal, c’est &agrave; la fois violent, doux et calme.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Est-ce qu’en g&eacute;n&eacute;ral musique et image sont compl&eacute;mentaires&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> Non, je crois que la musique se suffit &agrave; elle-m&ecirc;me en r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale. Nous voyons d&eacute;j&agrave; des images partout, nous entendons de la musique partout. Nous vivons dans un monde o&ugrave; tout le monde a peur du vide. Moi, je n’ai pas peur du vide. Les gens qui assistent &agrave; mes concerts r&ecirc;vent en &eacute;coutant la musique. J’ai la chance de faire une musique sans paroles, &ccedil;a laisse de la place pour s’inventer des mondes et des histoires…</p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> Plus d’info sur <a href="http://www.neversdjazz.com/">www.neversdjazz.com</a></p> <p> &nbsp;</p> <p align="right"> Propos recueillis par Cynthia Benziane</p> Mon, 28 Oct 2013 03:50:24 GMT 757b4084-7537-4d1d-bf2f-96257c064fff Le Chili de Neruda à Aujourd'hui http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/le-chili-de-neruda-à-aujourdhui <p> Dans notre prochain num&eacute;ro nous vous emm&egrave;nerons au Chili sur les pas de Pablo Neruda. Pour ce voyage, nous partons avec le metteur en sc&egrave;ne et com&eacute;dien Vincenzo Cirillo, sous l’&eacute;gide de la r&eacute;gion Bourgogne, &agrave; la d&eacute;couverte de la r&eacute;gion du Maule pour une travers&eacute;e de la montagne &agrave; la mer &agrave; travers les vall&eacute;es des vins du Chili. Le but de ce voyage est de ramener une photographie de la r&eacute;gion en 2013, un portrait vivant contant la culture, le patrimoine, la terre et l’oc&eacute;an, ses hommes et ses femmes. Un parall&egrave;le, peut-&ecirc;tre, entre nos deux r&eacute;gions… le tout sous forme d’&eacute;crits de Vincenzo Cirillo et de photographies de J&eacute;r&ocirc;me Gaillard.</p> Mon, 02 Sep 2013 07:54:19 GMT 35cbe48e-1450-4cde-953e-57c4bc82370d Alentejo : nature, patrimoine, glisse et plage http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/alentejo-nature-patrimoine-glisse-et-plage <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="778" original-width="519" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_9e2617c6be428dd2cb62f9c650fb6b2b.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 519px; height: 778px;" /> </div> <p> &nbsp;</p> </div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Moinhos (Moulin &agrave; vent)&nbsp;&copy; J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> Vous adorez l’oc&eacute;an pour ses vagues, vous prisez plus que tout l’air marin et ses odeurs, vous aimez les falaises pour leur c&ocirc;t&eacute; romantique, vous appr&eacute;ciez vous balader dans les dunes et admirer la faune et la flore sauvage mais vous aimez aussi le confort de la ville, les restaurants de poissons et de fruits de mers et pourquoi pas le vin frais… La nuit venue, vous adorez vous noyer dans la voute c&eacute;leste au milieu de myriade d’&eacute;toiles, vous &ecirc;tes alors en paix… La Bretagne&nbsp;? C’est magique la Bretagne&nbsp;! Maintenant d&eacute;placez vous 1800 km au sud, c’est quasi la m&ecirc;me, avec un climat plus chaud, plus sec, des paysages sans cesse diff&eacute;rents, de l’aridit&eacute; aux bananeraies, mais avec le m&ecirc;me oc&eacute;an, les m&ecirc;mes vagues, le m&ecirc;me accueil…</p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_0f6cf940c43cf52db569ad1a26734d46.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Vila Nova de Milfontes&nbsp;&copy; J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Non, vous n’&ecirc;tes pas en Algarve, vous &ecirc;tes dans l’Alentejo, &agrave; seulement 80 km au nord de Lagos&nbsp;! Pour vous y rendre, d&eacute;barquez &agrave; Lisbonne par avion. De Paris, il vous en co&ucirc;tera entre 100 et 200€ l’aller retour et pour parcourir les 200km restants longeant le magnifique littoral (Setubal, Sines, Porto Covo…) comptez environ 20€ par jour pour une voiture de location (avec autoescape.com). Vous y &ecirc;tes… voici la petite ville de Vila Nova de Milfontes et sa r&eacute;gion (Zambujeira, Almograve, Odemira…). Face &agrave; vous, s’offre une mer &agrave; perte de vue, des plages sauvages, des plages familiales, dans votre dos, la nature, des champs, des vaches, des chevaux, des cigognes, la terre ocre, les ch&acirc;teaux...</p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="424" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_8501293190d9a6e5b73b49f3facd22ed.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 424px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>praia de Zumbajeira&nbsp;&copy; J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> Vous pourrez vous loger assez facilement en camping ou en appartement mais si vous &ecirc;tes plusieurs, privil&eacute;giez une maison avec tout le confort (cuisine &eacute;quip&eacute;e, WC, douche, lave linge, BBQ…) pour 300€ &agrave; 400€ la semaine (2 &agrave; 3 fois moins cher qu’un bungalow&nbsp;!). N’h&eacute;sitez pas &agrave; consulter &laquo;&nbsp;Le bon coin local&nbsp;&raquo;&nbsp;: www.custojusto.pt. C&ocirc;t&eacute; restauration, nous vous conseillons Dunas Mil, un &eacute;tablissement plac&eacute; devant les dunes et un bras de mer, &agrave; Vila Nova de Milfontes. L’accueil y est agr&eacute;able, le service soign&eacute; et la cuisine sent bon la mer. Comptez 30€ pour une pa&euml;lla fraiche (2 personnes), 27 € un d&eacute;licieux cataplana (m&eacute;lange de poissons et fruits de mer dans un r&eacute;cipient ferm&eacute; sur lui-m&ecirc;me. Pour accompagner votre plat un Montevelho blanc fera tr&egrave;s bien l’affaire, &agrave; moins que vous ne pr&eacute;f&eacute;reriez un vin plus l&eacute;ger du type verde. La maison poss&egrave;de un vin en pichet tr&egrave;s honorable &eacute;galement pour environ 5€ les 75cl. Une autre adresse&nbsp;? La Tasca do Celso, autre haut lieu de la cuisine de cette ville. La r&eacute;gion est truff&eacute;e de vieux moulins &agrave; vent (moinhos), de ch&acirc;teaux, d’&eacute;glises, de mus&eacute;es, de parcs, de phares…</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_a5901c55153732d481b385b616de771a.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>artisanat&nbsp;&copy; J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> Le li&egrave;ge, la poterie, l’huile d’olive, le vin font partie &eacute;galement de la fiert&eacute; locale. Si vous y allez au mois d’ao&ucirc;t et que vous aimez les festivals, au d&eacute;but du mois, a lieu en pleine nature le festival Sudoeste. Bref, difficile de s’ennuyer dans le coin&nbsp;! Vous trouverez un panorama des paysages de l’Alentejo dans la vid&eacute;o ci-dessous. Nous vous invitons &eacute;galement &agrave; suivre le facebook de l’Alentejo qui r&eacute;guli&egrave;rement vous indique les manifestations &agrave; d&eacute;couvrir dans la r&eacute;gion.</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="424" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_cff9a5ddc8c5edc2c15d1b43d88ad0cf.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 424px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>maison de p&ecirc;cheur&nbsp;&copy; J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</em></p> </div> <p> <a href="https://www.facebook.com/turismodoalentejo">https://www.facebook.com/turismodoalentejo</a></p> <p> <a href="http://www.visitalentejo.pt/">www.visitalentejo.pt</a></p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="345px" src="http://www.youtube.com/embed/9IyNsusb7Zo?wmode=opaque" width="420"></iframe></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> l'Alantejo de A &agrave; Z</p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> Mon, 02 Sep 2013 07:49:13 GMT 78e3be43-be30-4802-887a-0d003e89498c James Thiérrée http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/james-thiérrée <p> <strong>L’ambivalence d’un nouveau costume</strong></p> <p> <img original-height="564" original-width="591" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_6a97c488a25f55c6f62e3e43e9217bf7.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 591px; height: 564px;" /></p> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>James Thi&eacute;rr&eacute;e&nbsp;<strong>&copy;&nbsp;</strong>Richard Haughton</em></p> <p> &nbsp;</p> </div> <p> <strong>Apr&egrave;s les succ&egrave;s des spectacles de la compagnie des Hannetons, James Thi&eacute;rr&eacute;e, son fondateur, nous revient avec <em>Tabac Rouge</em>, un nouveau spectacle o&ugrave; se croisent, derri&egrave;re les volutes d’un Denis Lavant en despote hallucin&eacute; distillant son pouvoir au creux d’une pipe, les univers labyrinthiques de Jean-Pierre Jeunet et de Jules Vernes…sans oublier bien s&ucirc;r la marque de fabrique des Thi&eacute;rr&eacute;e&nbsp;! Un spectacle de danse th&eacute;&acirc;tralis&eacute;e de haute voltige &agrave; la distribution &eacute;poustouflante&nbsp;: Denis Lavant, </strong><strong>No&eacute;mie Ettlin,&nbsp;Katell Le Brenn, Val&eacute;rie Doucet, Thi Mai Nguyen, Manuel Rodriguez, Namkyung Kim, Piergiorgio Milano, un certain Matthieu Chedid pour les interventions soniques et une certaine Victoria Thi&eacute;rr&eacute;e aux costumes…. Un spectacle sans mors ni filet, un saut dans une nouvelle aventure pour Thi&eacute;rr&eacute;e, un nouveau costume pour le descendant d’un autre touche &agrave; tout… Rencontre avec le petit fils de Charlie Chaplin.</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: A peine 40 ans, 5 spectacles dont vous &ecirc;tes auteur et metteur en sc&egrave;ne, d&eacute;j&agrave; des succ&egrave;s &eacute;normes&nbsp;et des tourn&eacute;es internationales &agrave; la clef. James, quel est votre secret de fabrication&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>James Thi&eacute;rr&eacute;e</strong>&nbsp;: Le secret ne se r&eacute;v&egrave;le jamais, m&ecirc;me pas &agrave; soi-m&ecirc;me (rires)&nbsp;! Il faut juste se montrer curieux, explorer diff&eacute;rents chemins, pers&eacute;v&eacute;rer sans jamais s’arr&ecirc;ter. J’ai eu aussi comme base cette esp&egrave;ce de carrefour d’influences qui finalement m’ont lib&eacute;r&eacute; d’appartenir vraiment &agrave; une cat&eacute;gorie artistique en particulier. Je pensais au d&eacute;part que c’&eacute;tait une faiblesse et finalement ce m&eacute;lange, cet amalgame a forg&eacute; mon identit&eacute;, ma singularit&eacute;&nbsp;… Aujourd’hui, je continue le chemin avec <em>Tabac Rouge</em> qui lorgne plus du c&ocirc;t&eacute; de la danse et d’une certaine th&eacute;&acirc;tralit&eacute; dans la danse. Mais il s’agit d’une danse vraiment d&eacute;complex&eacute;e, assez &eacute;loign&eacute;e du mot chor&eacute;graphie pour mieux se rapprocher de quelque chose de plus visc&eacute;rale, &nbsp;plus instinctif voire animale…&nbsp;Une danse pour le plaisir&nbsp;! Moi qui viens de l’acrobatie ou de la pantomime, j’associe le mouvement au plaisir et cette danse est une c&eacute;l&eacute;bration du mouvement lib&eacute;r&eacute; et du th&eacute;&acirc;tre que j’ai entrepris avec <em>Tabac Rouge.</em></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: En parcourant la distribution de <em>Tabac rouge</em>, on se dit que ce spectacle ne peut que faire carton plein, pourtant, les critiques s’accordent &agrave; dire qu’il y manque un &eacute;l&eacute;ment. Etes-vous d’accord avec cela&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JT</strong>&nbsp;: Non, je ne suis pas d’accord (rires). Effectivement, il y a eu une premi&egrave;re phase du spectacle o&ugrave; je disais tout haut ce qu’en g&eacute;n&eacute;ral on pense tout bas, que le spectacle devait se trouver, que c’&eacute;tait en cours de fabrication… ce qui est vrai pour tous mes spectacles&nbsp;! Souvent, il y a une fragilit&eacute; au d&eacute;part mais&nbsp; tout se met en place progressivement et c’est ce qui arrive avec <em>Tabac Rouge</em> aussi. Le spectacle est dans sa phase d’ascension et &ccedil;a va continuer ainsi de toute fa&ccedil;on. Il manque quelque chose pour quelqu’un, rien pour un autre… Encore une fois, il n’y a ni secret ni formule magique et les gens qui viennent avec l’id&eacute;e de revoir quelque chose que j’aurais d&eacute;j&agrave; fait se retrouveront devant un objet qui n’est pas dans la continuit&eacute; de mon travail et cela peut provoquer des r&eacute;actions diverses…</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: En fait, je voulais seulement parler de votre absence sur sc&egrave;ne, on s’attendait &agrave; vous voir dans <em>Tabac Rouge</em> et puis… non&nbsp;! C’est cela qui a troubl&eacute; le public et la presse.</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JT&nbsp;</strong>: Oui, c’est de bonne guerre car c’est le premier spectacle de ma composition o&ugrave; je n’apparais pas. Il n’emp&ecirc;che que dans le parcours d’un artiste on ne peut s’arr&ecirc;ter &agrave; cela, on ne peut pas cr&eacute;er une habitude et recopier ce qui a march&eacute;, on doit avancer, prendre d’autres chemins sinon c’est l’asphyxie. C’est vrai que je me retrouve &agrave; un carrefour &nbsp;qui ouvre une nouvelle voie &agrave; mon travail. On est en terre inconnue mais c’est presqu’une obligation de bouger les lignes lorsqu’on fait du th&eacute;&acirc;tre et je me sens tr&egrave;s heureux dans cette instabilit&eacute; et suis tr&egrave;s excit&eacute;.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Pour un circassien au d&eacute;part, c’est une nouvelle prise de risque&nbsp;finalement&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JT</strong>&nbsp;: Absolument, la prise de risque dans le th&eacute;&acirc;tre c’est presqu’un pl&eacute;onasme. Ne pas le faire c’est s’enfermer dans quelque chose de vitrifi&eacute;. Mais la question n’est pas de savoir si c’est plus po&eacute;tique qu’avant, si j’aurais du &ecirc;tre ou non sur sc&egrave;ne… Personnellement, je trouve fascinant de voir Denis Lavant emmener ce spectacle petit &agrave; petit avec tout son univers, tout son jeu d’acteur et sa corporalit&eacute;. Il est arriv&eacute; r&eacute;cemment et on s’amuse d&eacute;j&agrave; comme des gamins…</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Denis doit tr&egrave;s bien int&eacute;grer le personnage, lui aussi sort d’un r&ecirc;ve&nbsp;!</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JT</strong>&nbsp;: Oui, oui, c’est devenu sa maison tr&egrave;s, tr&egrave;s vite. Il a r&eacute;p&eacute;t&eacute; &agrave; peine une dizaine de jours et il a de suite fonc&eacute; et plong&eacute; t&ecirc;te baiss&eacute;e dans le projet, c’est une vraie rencontre&nbsp;! Je me demande m&ecirc;me comment il se fait qu’on ne se soit pas rencontr&eacute; avant.</p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_261255dea02f691a82a45413aeb0d1de.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>photo&copy;Jean Louis Fernandez</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: On dit que vous vivez mal le fait de ne pas jouer dans votre spectacle, cela va t-il changer&nbsp;? Il y a des bruits de couloir qui disent que peut-&ecirc;tre vous serez sur les planches en Bourgogne…</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JT</strong>&nbsp;: Non, je ne jouerai pas dans la tourn&eacute;e en Bourgogne. Sur certaines dates que Denis ne pourra pas faire un peu plus tard je vais reprendre le r&ocirc;le mais il a vraiment &eacute;tait &eacute;crit pour, pour… pas pour moi (rires)&nbsp;!</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: On a l’impression dans <em>Tabac Rouge</em> de naviguer entre Jule Vernes et Jean Jeunet. Ces univers vous sont-ils proches&nbsp;? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JT</strong>&nbsp;: Ce qui m’int&eacute;resse, c’est l’œil du spectateur et ce qu’il projette sur mes spectacles. J’adore &eacute;couter les histoires qu’on me raconte sur mon travail&nbsp;! Il n’y a pas de narration impos&eacute;e, on est plus dans l’inconscient, le fil rouge est plut&ocirc;t tortueux et labyrinthique. Je vous le dis, c’est un peu l’Enfer de Dante (rires). Mais le spectacle &eacute;volue &eacute;norm&eacute;ment de ville en ville et je ne sais o&ugrave; il en sera quand nous arriverons au Creusot, &agrave; M&acirc;con ou &agrave; Nevers.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: En attendant ces dates que devient <em>Raoul</em>&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JT</strong>&nbsp;: Oui, j’y retourne jusqu’&agrave; ces dates. <em>Raoul</em> tourne ponctuellement, c’est mon spectacle intime, c’est mon v&eacute;hicule, je ne le laisse pas tomber m&ecirc;me si je m’occupe beaucoup de mon <em>Tabac Rouge</em>.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: C’est une habitude familiale que d’avoir ce genre de liens avec un spectacle&nbsp;? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JT</strong>&nbsp;: Oui, oui&nbsp;! On ne fait pas beaucoup de spectacles dans la famille mais ils nous sont chers et pour moi ce sont quasiment des personnes. Quand je vois ces caisses entass&eacute;es dans un hangar du Morvan, j’ai un petit pincement au cœur car j’ai beaucoup d’affection pour ce qu’elles repr&eacute;sentent. J’ai tourn&eacute; 7 ans avec <em>La Symphonie du Hanneton</em>, presque toutes les ann&eacute;es de mes 20 ans, c’est toute une partie de ma vie quoi&nbsp;! Et pour les autres aussi c’est comme &ccedil;a… Apr&egrave;s, ne reste plus que les images dans la t&ecirc;te des spectateurs.</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="977" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_d1616877fee93af3926452af9609c56e.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 977px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Tabac Rouge &copy; Richard Haughton</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: On dit que chaque repr&eacute;sentation d’un spectacle de Thi&eacute;rr&eacute;e est diff&eacute;rente. Pourquoi&nbsp;? C’est la recherche de la perfection, une lutte contre l’ennui ?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JT</strong>&nbsp;: Oui il y a de &ccedil;a… Une lutte contre l’ennui, la mort, la r&eacute;p&eacute;tition du m&ecirc;me. Il faut que quelque chose se passe… Pour moi c’est presque une obsession de remettre en jeu constamment le spectacle, surtout ceux qui tournent comme &ccedil;a. C’est presque un d&eacute;fi qui consiste &agrave; ajouter chaque fois quelque chose de nouveau, un peu de piment, de risque… Et aussi, &eacute;videmment, pour am&eacute;liorer le spectacle. En &eacute;tant assis dans le public, j’apprends ce m&eacute;tier de metteur en sc&egrave;ne ext&eacute;rieur. Etre ext&eacute;rieur et ne pas pouvoir agir sur le spectacle, c’est &ccedil;a qui est nouveau et un peu douloureux pour moi&nbsp;! C’est une premi&egrave;re exp&eacute;rience totalement exotique et surnaturelle.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Une fa&ccedil;on de vous extraire de votre corps&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JT</strong>&nbsp;: Oui, oui, c’est &ccedil;a&nbsp;! Jusqu’ici mes spectacles &eacute;taient dans mon corps et l&agrave; ils sont en face de moi et j’essaie de comprendre comment agir de l’ext&eacute;rieur. Ca se met en place petit &agrave; petit, je suis un d&eacute;butant… de ce c&ocirc;t&eacute;.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Au final, <em>Tabac rouge</em> c’est quoi&nbsp;? Un r&ecirc;ve o&ugrave; l’effroi flirterait avec la gr&acirc;ce, une hallucination&nbsp;qui se consumerait dans le foyer d’une pipe &agrave; opium&nbsp;? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JT</strong>&nbsp;: Eh bien, si vous voulez… Franchement, autant je pouvais avoir quelques phrases types pour mes pr&eacute;c&eacute;dents spectacles qui pouvaient donner une piste que pour <em>Tabac Rouge,</em> il y a quelque chose d’assez myst&eacute;rieux &agrave; moi-m&ecirc;me. On y voit un homme et on y parle de pouvoir, on y parle de r&eacute;volution, on y parle de toxicit&eacute;, d’addiction, c’est comme si je voulais parler de th&egrave;mes diff&eacute;rents, de choses violentes parfois ou de sentiments forts et d’&eacute;v&eacute;nements forts, d’un homme… Mais il vaut mieux que je n’en dise pas davantage…</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Ce spectacle parait vraiment interroger l’actualit&eacute; sur le rapport au pouvoir et aux masses qui se r&eacute;voltent, qu’en pensez-vous&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JT</strong>&nbsp;: Il y a une tr&egrave;s grande confusion dans le monde en ce moment, parce qu’il y a certes des r&eacute;voltes, des r&eacute;volutions, des dictateurs qui tombent mais aussi des nouvelles dictatures qui &eacute;mergent. C’est particulier, on a l’impression d’&ecirc;tre dans une sorte de transition interminable. En ce qui me concerne, <em>Tabac Rouge</em> est un peu le reflet de cette transition &eacute;trange et continuelle o&ugrave; le bout du tunnel semble assez &eacute;vanescent&nbsp;; il y a ce m&ecirc;me brouillard au bout du chemin dans <em>Tabac Rouge</em> …</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: J’ai vraiment l’impression d’avoir une conversation psychanalytique avec vous (rires)…</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JT</strong>&nbsp;: (rires) Oui, c’est parfait car je ne consulte pas&nbsp;! Mes spectacles me permettent de me d&eacute;livrer et de me d&eacute;charger de toute sorte de choses mais je ne veux surtout pas gu&eacute;rir (rires)&nbsp;!</p> <p> Au-del&agrave; de la psychanalyse, cette p&eacute;riode que nous vivons nous am&egrave;ne &agrave; des recherches sur sc&egrave;ne, peut-&ecirc;tre pas de nouvelles formes, mais de nouveaux &eacute;lans… Si on ne cherche pas, si on s’ent&ecirc;te, &ccedil;a ne fonctionnera pas&nbsp;! <em>Tabac Rouge,</em> c’est l’histoire d’un homme qui provoque lui-m&ecirc;me sa propre r&eacute;volution, qui abat lui-m&ecirc;me son propre syst&egrave;me. Quand les choses qu’on a construites ne fonctionnent plus, il faut avoir le courage de les d&eacute;manteler et puis de repartir &agrave; z&eacute;ro.</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="345px" src="http://www.youtube.com/embed/nad2Z5rtazg?wmode=opaque" width="420"></iframe></div> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Propos recueillis par J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Tabac Rouge&nbsp;: les 4 et 5 octobre &agrave; l’Arc (Le Creusot 71), les 8 et 9 octobre au Th&eacute;&acirc;tre, Sc&egrave;ne Nationale (M&acirc;con 71) et les 12 et 13 octobre &agrave; la MCNN (Nevers 58) </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Pour en savoir plus&nbsp;: <a href="http://www.compagnieduhanneton.com/">www.compagnieduhanneton.com</a></strong></p> <p> &nbsp;</p> Mon, 02 Sep 2013 03:12:44 GMT eb526cc3-908b-42b6-88d4-eb2c57f7adbf La Verita, Daniele Finzi Pasca http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/la-verita-daniele-finzi-pasca <p> <strong>Et la lumi&egrave;re fut…</strong></p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="427" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_d1562a0d44291656d3ffcdec4f458991.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 427px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>photo&nbsp;&copy; Viviana Cangialosi</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Il y a dans ce monde des entreprises de destruction, des vendeurs d’armes, de drogues, des catastrophes affreuses, la famine, la maladie, la mort&nbsp;…et puis, il y a ceux qui illuminent nos vies, qui offrent du r&ecirc;ve, qui troquent contre un peu de votre temps de la po&eacute;sie sur un plateau. Ils se regroupent en partie sous ce que Daniele Finzi Pasca appelle le &laquo;&nbsp;Th&eacute;&acirc;tre de la caresse&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;la technique du geste invisible et de l’&eacute;tat de l&eacute;g&egrave;ret&eacute;&nbsp;&raquo;. Daniele Finzi Pasca enjolive ce monde et nous l’en remercions&nbsp;!</strong></p> <p> <strong>&nbsp;&laquo; &Agrave; la lumi&egrave;re du jour, nous recherchons inconsciemment les images captives de nos songes, et c'est pourquoi, quand le vestige d'un r&ecirc;ve vient &agrave; notre rencontre, nous vibrons &agrave; l'illusion du d&eacute;j&agrave; vu et d&eacute;couvrons que cette vision furtive suffit &agrave; nous faire r&ecirc;ver. &raquo; S. Dal</strong><strong>&iacute;</strong></p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="436" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_f78c822f3363f01044b443d5af61bb2c.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 436px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Daniele Finzi Pasca photo&nbsp;<strong>&copy; </strong>Andrea Lopez</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Daniele, on vous connaissait &agrave; travers le Cirque Eloize (<em>Nomade, Rain, Nebbia</em>) et le Cirque du Soleil (<em>Corteo</em>), on vous retrouve avec une nouvelle compagnie (la v&ocirc;tre&nbsp;!), la Cie Finzi Pasca. Qu’est-ce que cela va changer&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>DFP&nbsp;</strong>: Ma compagnie a trente ans, elle vit depuis longtemps, ce qui a simplement chang&eacute; c’est, comme pour un restaurant, le nom sur l’enseigne&nbsp;! Mais rassurez-vous, les cuisiniers restent les m&ecirc;mes (rires)&nbsp;! Et dans cette &eacute;quipe, il y a, par exemple, Julie Hamelin la cofondatrice du Cirque Eloize. Celui qui a vu <em>la Trilogie du Ciel</em> ou <em>Corteo</em> retrouvera les m&ecirc;mes parfums, les m&ecirc;mes saveurs dans <em>La Verit&agrave;</em>.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Quel fut le d&eacute;clencheur pour &nbsp;<em>La Verit</em></strong><em><strong>&agrave;</strong></em><strong>? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>DFP&nbsp;</strong>: C’est Julie qui a ouvert le chemin vers l’op&eacute;ra, il y a un peu plus de deux &nbsp;ans. La Cie s’est alors jet&eacute;e vraiment dans des exp&eacute;riences sc&eacute;niques li&eacute;es au monde de l’op&eacute;ra dans diff&eacute;rents pays.&nbsp; Mais rapidement elle a senti qu’il fallait retourner dans un monde plus proche du cirque, celui dans lequel on avait inscrit des traces profondes et ce titre, <em>La Verit</em><em>&agrave;, </em>d&eacute;coule de ce retour originel.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Pour la cr&eacute;ation, vous avez puis&eacute; dans l’œuvre de Dal</strong><strong>&iacute;. Pouvez-vous nous d&eacute;crire quelques tableaux du spectacle&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>DFP</strong>&nbsp;: On puise dans l’œuvre mais aussi dans notre perception des ann&eacute;es 40. On interroge aussi les machineries th&eacute;&acirc;trales et on est all&eacute; fouiller dans le r&eacute;pertoire d’un spectacle qui date probablement maintenant de 400 ans et mont&eacute; au Louvre la premi&egrave;re fois &agrave; l’occasion du mariage du duc de Vend&ocirc;me. 400 ans apr&egrave;s, le m&ecirc;me jour &agrave; Montr&eacute;al, nous d&eacute;butions l’aventure de <em>La Verit</em><em>&agrave;</em>. En ce qui concerne la cr&eacute;ation, nous avons travaill&eacute; sur de nouveaux appareils acrobatiques s’inspirant de la passion de Dal&iacute; pour la science et de son int&eacute;r&ecirc;t pour le trou noir. Autour de cette id&eacute;e, nous avons cr&eacute;&eacute; comme une gigantesque voile de bateau &agrave; travers &nbsp;laquelle on voit des formes &eacute;tranges, des projections similaires &agrave; des ombres que des acrobates dessinent… Derri&egrave;re cette voile, il y a&nbsp; la m&eacute;diterran&eacute;e et la fen&ecirc;tre par laquelle Dal&iacute; pouvait observer le jour se lever depuis son lit. Le fameux trou noir et cette r&eacute;flexion autour de l’espace sont donc bien pr&eacute;sents.</p> <p> Dans un autre tableau, nous avons cr&eacute;&eacute; un nouvel appareil acrobatique, une grande nouveaut&eacute;, disons- le, pour les sp&eacute;cialistes de l’acrobatie. C’est un escalier qui se tord sur lui-m&ecirc;me sur le mod&egrave;le d’une s&eacute;quence ADN, un autre aspect de Dali qui s’int&eacute;ressait beaucoup &agrave; la g&eacute;n&eacute;tique. Nous avons des acrobates qui utilisent cet objet comme un trap&egrave;ze fixe et trap&egrave;ze danse. Il tourne sur lui-m&ecirc;me derri&egrave;re un num&eacute;ro avec deux acrobates &agrave; t&ecirc;te de rhinoc&eacute;ros qui jouent avec des diabolos, autre &eacute;l&eacute;ment appartenant &agrave; la vie de Dali. En effet, il raconte dans une biographie qu’il jouait au hula hoop et au diabolo quand il &eacute;tait enfant. Un de ces rhinoc&eacute;ros lance vers le haut son diabolo et subitement s’abat une gigantesque pluie de diabolos. On en envoie un et… 400 retombent du ciel&nbsp;!</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_8dfc96bef31434984412c0334c29edce.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>photo <strong>&copy;&nbsp;</strong>Viviana Cangialosi</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Il parait qu’on vous a offert un tulle original de Dali pour orner le spectacle&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>DFP</strong>&nbsp;: Il y a deux ans, en p&eacute;riode de No&euml;l, alors qu’on &eacute;tait &agrave; la maison en pleine cr&eacute;ation et phase d’&eacute;criture, le t&eacute;l&eacute;phone a sonn&eacute;. C’&eacute;tait une fondation qui nous proposait de faire tourner pendant plusieurs ann&eacute;es un grand tulle qu’elle avait depuis l’apr&egrave;s guerre&nbsp;: un tulle &eacute;norme, impressionnant et magnifique que la fondation venait de restaurer&nbsp;! C’est Dal&iacute; qui l’avait peint dans les ann&eacute;es 40, &agrave; New York pour une pi&egrave;ce &eacute;crite par lui-m&ecirc;me autour des personnages de Tristan et Iseult, de Wagner. Souhaitant qu’il retourne sur sc&egrave;ne, elle l’a offert &agrave; la Cie. Elle connaissait notre d&eacute;marche ainsi que nos spectacles, nos possibilit&eacute;s pour les faire &nbsp;tourner et montrer ainsi ce tulle &agrave; travers le monde entier. On &eacute;tait au Canada en f&eacute;vrier, &agrave; Montevideo, en Uruguay et au Br&eacute;sil, il y a quelques mois. On sera prochainement en France, &agrave; Nevers, &nbsp;puis en Suisse, en Espagne et en Hongrie d’ici la fin de l’ann&eacute;e.&nbsp; Travailler avec ce tulle, c’est comme travailler avec Dali, c’est toute une &eacute;poque qui nous revient. Ca sort v&eacute;ritablement de l’ordinaire, c’est un peu comme jouer dans les grands th&eacute;&acirc;tres d’op&eacute;ra, tu per&ccedil;ois des sensations lointaines qui vivent avec le lieu.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: <em>La Verit</em></strong><em><strong>&agrave;</strong></em><strong> explore &eacute;galement le mythe de Tristan et Iseut ?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>DFP</strong>&nbsp;: Oui, modestement, c’est plut&ocirc;t un clin d’œil … L’acrobatie est un langage qui normalement ne raconte pas d’histoire, d’ordinaire c’est plut&ocirc;t allusif. L&agrave;, le surr&eacute;alisme devient un mariage parfait et le mythe de Tristan et Iseult nous permet d’explorer la mythologie nordique.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Pour un suisse italien, &eacute;tait-il simple de p&eacute;n&eacute;trer l’esprit espagnol et la folie de Dal</strong><strong>&iacute;&nbsp;? A moins que la folie ne vous soit commune? </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>DFP&nbsp;:</strong> Son langage fouille le r&ecirc;ve, c’est l&agrave; qu’on se rapproche, mais notre diff&eacute;rence c’est que lui vivait cela comme un cauchemar, il &eacute;tait passionn&eacute; par Freud et par la recherche psychanalytique. Pour moi, le r&ecirc;ve est quelque chose de plus a&eacute;rien, c’est plus un envol qu’une descente aux enfers, c’est un peu comme si Chagall racontait l’histoire de Dal&iacute;.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Combien de disciplines artistiques se croisent dans ce spectacle ?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>DFP&nbsp;:</strong> Beaucoup&nbsp;! D&eacute;j&agrave;, les artistes sont tous musiciens, tous &nbsp;tr&egrave;s polyvalents&nbsp;: des chanteurs, des acteurs, des acrobates, des straps, des rollers, des jongleurs, des &eacute;quilibristes, aussi de nouveaux objets assez imposants comme la Zig r&eacute;alis&eacute;e par un artiste fran&ccedil;ais avec qui on collabore (ndlr&nbsp;: sculpture cr&eacute;e par l’artiste Tony Vighetto &nbsp;autour des mouvements asym&eacute;triques et les notions de sph&egrave;re), c’est une premi&egrave;re&nbsp;! &nbsp;Il y a sans doute&nbsp; bien d’autres choses que&nbsp; j’ai certainement oubli&eacute;es de vous raconter (rires)</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Vous &ecirc;tes fils et petit fils de photographe, artiste de cirque, vous &ecirc;tes &eacute;galement auteur et metteur en sc&egrave;ne mais au final, quand on voit les premi&egrave;res images de <em>la Verit&agrave;</em>, on se dit que vous &ecirc;tes plut&ocirc;t un magicien doubl&eacute; d’un po&egrave;te. Qu’en pensez-vous&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>DFP</strong>&nbsp;: Ca se pourrait, &ccedil;a se pourrait (rires)&nbsp;! C’est s&ucirc;r qu’&ecirc;tre n&eacute; dans une famille de photographes fait que pour moi la lumi&egrave;re est &nbsp;le premier &eacute;l&eacute;ment que j’ai probablement appris, c’est ma base. Quand je monte un spectacle, la premi&egrave;re chose &agrave; laquelle je pense, c’est &agrave; la lumi&egrave;re. Je sais qu’un acteur illumin&eacute; d’une certaine mani&egrave;re va &ecirc;tre plus transparent, on va sentir autre chose… Donc, tout part de la lumi&egrave;re et du cadrage. Je suspends des personnages comme dans une photo de mani&egrave;re un peu irr&eacute;elle car la photo justement n’est pas un t&eacute;moignage du r&eacute;el m&ecirc;me si elle en est une repr&eacute;sentation, on ne peut pas bloquer le temps. Mes spectacles sont comme une connexion d’images que je mets en mouvement, irr&eacute;elles, ce sont des photos. Ce qui donne cette dimension un peu f&eacute;&eacute;rique ou proche du monde des r&ecirc;ves vient du fait que je fasse bouger ce qui est fig&eacute;.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;: Daniele, outre les spectacles pr&eacute;c&eacute;demment cit&eacute;s, vous avez &eacute;galement cr&eacute;&eacute;&nbsp; la c&eacute;r&eacute;monie de cl&ocirc;ture des XXe Jeux Olympiques d’hiver de Turin de 2006, vous travaillez pour l’op&eacute;ra, vous avez &eacute;t&eacute; choisi pour f&ecirc;ter les 150 ans de Tchekhov, vous avez &eacute;dit&eacute; plusieurs textes et vous serez &eacute;galement &agrave; la cr&eacute;ation de la f&ecirc;te des Vignerons en 2019, en Suisse. Avez-vous un clone ou &ecirc;tes-vous insomniaque&nbsp;?</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>DFP</strong>&nbsp;: J’ai plein d’amis qui font des m&eacute;tiers tr&egrave;s diff&eacute;rents du &nbsp;mien et ils courent tout autant. Mais c’est vrai que je ne dors pas beaucoup. Notre force vient du fait qu’on est une petite &eacute;quipe tr&egrave;s soud&eacute;e avec une longue habitude de travail collectif. Un cuisinier seul dans une cuisine arrive &agrave; faire certaines choses mais une &eacute;quipe peut pr&eacute;parer de grandes tables. On ne se perd pas pour autant…Je joue toujours mon <em>Icaro</em>, un spectacle en solo, et cela depuis 22 ans&nbsp;! Je g&egrave;re tout et quand un costume s’abime, c’est moi qui le r&eacute;pare. Si tu fais une olympiade, si tu fais le Cirque du Soleil, le risque…&nbsp; c’est de se perdre&nbsp;! Et il est primordial de rester fid&egrave;le &agrave; ses racines, de garder les pieds sur terre…</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="345px" src="http://www.youtube.com/embed/1M9e9Fps2P4?wmode=opaque" width="420"></iframe></div> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Propos recueillis pas J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Pour en savoir plus&nbsp;: <a href="http://finzipasca.com/">http://finzipasca.com/</a></strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>En spectacle &agrave; Nevers &agrave; la MCNN les 3 et 4 octobre / <a href="http://www.mcnn.fr/">www.mcnn.fr</a> </strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> Mon, 02 Sep 2013 02:58:08 GMT 49d391c5-b969-49ff-9002-d6a8699a5ea4 TOUT SCHUSS SUR "HORS PISTE" http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/tout-schuss-sur-hors-piste <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="480" original-width="320" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_c159000f6b5b1f6ce01be0c9c000e427.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 320px; height: 480px;" /> </div> <p> &nbsp;</p> </div> <p> Vendredi 14 juin, la 5&eacute;me &eacute;dition de la soir&eacute;e Hors-Piste a eu lieu dans l’intimit&eacute; du Th&eacute;&acirc;tre Mansart &agrave; Dijon.&nbsp; Cette soir&eacute;e rassemblait &nbsp;14 courts-m&eacute;trages internationaux choisis, pour leur caract&egrave;re innovant et d&eacute;cal&eacute;, par les membres de Plan9 et les Fr&egrave;res Marcoeur. Un p&eacute;riple &agrave; travers la France (Paris, Cannes, Brest…) a permis de les s&eacute;lectionner. Les films viennent d’horizons et de culture divers et vari&eacute;s.</p> <p> Bien qu’ils soient brefs (maximum 17 minutes), ils ont tous un message &agrave; faire passer, y compris le plus court qui ne dure que 43 secondes. Bien loin des blockbusters habituels sans &acirc;me et sans surprise, ces courts-m&eacute;trages attendrissent et interpellent. Qu’il fait bon de regarder un cin&eacute;ma de qualit&eacute;! Certains poussent &agrave; la r&eacute;flexion sur la nature humaine, c’est le cas de&nbsp;<em>La Gran carrera</em>&nbsp; de Kote Camacho. Une course de chevaux est annonc&eacute;e, les pronostics et les paris sont lanc&eacute;s. Mais au top d&eacute;part les jockeys restent pendus aux portes et les chevaux se lancent seuls dans la course. Apr&egrave;s un moment de silence et d’h&eacute;sitation dans les gradins, les paris reprennent le dessus. Les spectateurs orientent leurs encouragements vers leur canasson favori en oubliant les jockeys d&eacute;c&eacute;d&eacute;s.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="345" src="http://www.youtube.com/embed/5KmyWeQSxec?wmode=opaque" width="420"></iframe></p> <p> &nbsp;</p> <p> Apr&egrave;s une heure de film, c’est l’entracte, un entracte simple mais convivial qui calme notre app&eacute;tit et nos ventres gargouillant. Les membres de Plan9 et les fr&egrave;res Marcoeur sont l&agrave; pour r&eacute;pondre aux questions et satisfaire la curiosit&eacute; des plus passionn&eacute;s.&nbsp;</p> <p> Cette soir&eacute;e, autog&eacute;r&eacute;e, permet de d&eacute;couvrir des films tr&egrave;s surprenants qui ne seront pas projet&eacute;s dans les grandes salles de cin&eacute;ma. Des courts-m&eacute;trages qui pourtant m&eacute;ritent leur place sur le grand &eacute;cran, m&ecirc;me celui d’une petite salle.</p> <p> L’association de cin&eacute;ma, Plan9, investit dans la promotion d’un cin&eacute;ma de qualit&eacute; et la diffusion des &nbsp;formes cin&eacute;matographique artistiquement et &eacute;conomiquement fragiles. Elle organise notamment&nbsp; le festival &laquo;&nbsp;Fen&ecirc;tres sur Courts&nbsp;&raquo; dont la 18<sup>&egrave;me</sup> &eacute;dition se tiendra du 2 au 9 novembre 2013.</p> <p> &nbsp;</p> <p> Marie Vollot</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong style="color: rgb(26, 23, 27); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Pour en savoir plus : Elen Bernard / Fr&eacute;d&eacute;ric Martin</strong><br class="autobr" style="color: rgb(26, 23, 27); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;" /> <span style="color: rgb(26, 23, 27); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">2 rue Boutaric, 21000 Dijon 03 71 19 73 39&nbsp;</span><a class="spip_mail" href="mailto:contact@plan09.fr" style="color: rgb(153, 0, 0); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">contact@plan09.fr</a><span style="color: rgb(26, 23, 27); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">&nbsp;</span></p> <p> &nbsp;</p> Thu, 27 Jun 2013 11:44:42 GMT c1ce9fff-7c7f-4ff0-aa4f-88064d8fdeb8 LES TAMBOURS DU BRONX + SILICONE CARNE http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/les-tambours-du-bronx-silicon-carne <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_08051710d4a0b87d2b657267353d702d.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>(C&eacute;c&eacute;, les Tambours du Bronx &copy;J&eacute;r&ocirc;me Gaillard)</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> C’est assez inhabituel, on n’avait plus vu cela depuis des ann&eacute;es &agrave; la Vapeur&nbsp;: la sc&egrave;ne, coup&eacute;e en deux par un mur de f&ucirc;ts d’huile de 220&nbsp;! C’est comme cela que les Tambours du Bronx manifestent leur pr&eacute;sence…en toute discr&eacute;tion&nbsp;!</p> <p> Mais avant de d&eacute;couvrir les colosses, c’est Silicone Carne, un trio &agrave; deux guitares et une batterie, qui est charg&eacute; de chauffer la salle.</p> <p> On retiendra essentiellement le jeu du batteur, son &eacute;nergie et son plaisir de jouer sans oublier, m&ecirc;me si ce n’est qu’accessoire son &laquo;&nbsp;body painting&nbsp;&raquo;&nbsp;! Une bonne mise en bouche en attendant l’orage…</p> <p> L’ambiance est &eacute;lectrique, il fait chaud dans la salle &eacute;tonnamment bond&eacute;e de femmes …</p> <p> Les Tambours d&eacute;molissent le mur de f&ucirc;ts dans une explosion d’applaudissements, le tonnerre s’appr&ecirc;te &agrave; gronder sur la Vapeur&nbsp; tandis que les Bronx se placent. Les maillets dress&eacute;s vers le ciel sont pr&ecirc;ts &agrave; fracasser le silence,&nbsp; la c&eacute;r&eacute;monie peut d&eacute;marrer. Les TDB nous embarquent dans leur gal&egrave;re en battant le rythme de leurs compositions comme des for&ccedil;ats.</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_16af2c435c8ab9ae7a11233226207eaf.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>(les Tambours du Bronx&copy;J&eacute;r&ocirc;me Gaillard)</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Le spectacle se d&eacute;roule en plusieurs &laquo;&nbsp;rounds&nbsp;&raquo; o&ugrave; chacun des tambours vient donner de lui au milieu du cercle, tapant le bidon, criant, ou chantant. Mais bient&ocirc;t les t-shirts tombent et les corps des gal&eacute;riens nivernais se d&eacute;voilent. Je comprends alors le pourquoi de cette large pr&eacute;sence f&eacute;minine&nbsp;! Les TDB sont venus f&ecirc;ter leurs 25 ans et la route est encore longue (ils partent tout le mois de mai en Chine, puis passent par l’Allemagne, la Belgique et l’Espagne avant de retourner au Br&eacute;sil au Rock In Rio avec SEPULTURA en septembre prochain). Le set est l&agrave;, la machine fonctionne, les m&eacute;canismes sont bien huil&eacute;s et nos mutins r&eacute;ussissent &agrave; harponner le public de la Vapeur m&ecirc;me si on aurait pr&eacute;f&eacute;r&eacute; aux sons &laquo;&nbsp;synth&eacute;&nbsp;&raquo; accompagnant la d&eacute;flagration des maillets sur les tonneaux, une ligne electro lourde et agressive qui comme un ent&ecirc;tement double offrirait une double d&eacute;tonation&nbsp;!</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_1e7de648c0bd225e4544337a9f70c26c.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p align="center"> <em>(TDB&copy;J&eacute;r&ocirc;me Gaillard)</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> On regrette que C&eacute;c&eacute; ne prenne pas plus de place et que certains n’aient pas un r&ocirc;le plus soutenu, plus &eacute;pais, on regrette aussi quelques anciens comme DD tout en sachant pertinemment que le roulement (de tambours) est l’essence m&ecirc;me du groupe… Au final, m&ecirc;me si mes oreilles en bourdonnent encore, on se dit qu’on irait bien du c&ocirc;t&eacute; de Rio pour saisir toute la dimension de cette formation certainement bien plus impressionnante encore sur une sc&egrave;ne de festival. On souhaite bon vent aux TDB et encore beaucoup de grands moments&nbsp;!</p> <p> &nbsp;</p> Thu, 27 Jun 2013 11:09:57 GMT 931724d2-d848-4ce8-8d00-6baad59f44a1 THEATRE EN MAI 2013 http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/theatre-en-mai-2013 <p> <em><strong>Au mois de mai, en Bourgogne, on n’a pas toujours le beau temps, &ccedil;a ressemble un peu… &agrave; la Bretagne&nbsp;? Avouons quand m&ecirc;me que cette ann&eacute;e, on n’a jamais autant pest&eacute; contre le ciel et ses envol&eacute;es dramatiques&nbsp;: pluie, temp&ecirc;te, gr&ecirc;le… Certains, sont m&ecirc;me all&eacute;s jusqu’&agrave; prof&eacute;rer des menaces de mort contre les salari&eacute;s de M&eacute;t&eacute;o France. On &eacute;tait devenu p&acirc;les presque transparents … Par contre, on a de bons th&eacute;&acirc;tres, avec des toits au-dessus, des murs autour, du chauffage dedans et des si&egrave;ges pour certains tr&egrave;s confortables&nbsp;! Pourquoi je vous parle de th&eacute;&acirc;tre&nbsp;? Parce qu’en mai &agrave; Dijon, on a …Th&eacute;&acirc;tre en Mai&nbsp;! Un excellent festival avec une programmation aussi large qu’&eacute;tonnante. Alors, si vous vous posez encore la question du &nbsp;temps en Bourgogne au mois de mai, laissez tomber, on s’en moque, on a Th&eacute;&acirc;tre en Mai&nbsp;! Allez, rien que pour vous et vos yeux &eacute;bahis, retour sur un beau moment de th&eacute;&acirc;tre en Bourgogne.</strong></em></p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_e48510650f2e05d695b1645ead1c5ed8.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <p> <em>(Se Souvenir de Violetta&copy;Jean Louis Fernandez)</em></p> <p> <strong>Cie Les Hommes Approxiamtifs</strong></p> <p> <strong>Th&eacute;&acirc;tre Mansart, le 21 mai dernier</strong></p> <p> <strong>Se Souvenir de Violetta.</strong></p> <p> Ici, on revisite <em>La Dame aux Cam&eacute;lias </em>et Margueritte prend le visage d’une autre &eacute;poque, elle pourrait se perdre dans chacune des g&eacute;n&eacute;rations qui la m&egrave;ne jusqu’&agrave; la chambre de notre h&eacute;ros, Alexandre. Mais Margueritte flotte ici et par un jeu de passe passe, entre une cloison, une &eacute;poque, elle joue &agrave; cache cache avec le phantasme, elle joue la vie de Violetta.</p> <p> Violetta est malade et cherche &agrave; mourir. Alexandre la secourt, l’espoir renait et l’amour semble possible. Violetta trouve un amant, une famille, un foyer mais bien vite le fant&ocirc;me de Margueritte la rattrape et la mal&eacute;diction ressurgit, le d&eacute;samour, la contrainte, l’ordre, la norme. Violetta tousse, Violetta crache ce morceau de vie qu’on lui arrache. Le bonheur n’est pas pour elle ou tout au moins il durera le temps d’une floraison de cam&eacute;lia car Violetta trouble le paisible foyer d’Alexandre o&ugrave; les parents de ce dernier le chouchoute et l’entretienne dans une nostalgie pathologique. Le temps est immuable.et on ne doit pas leur arracher ce qui leur reste de jeunesse&nbsp;: Alexandre (ou Armand)&nbsp;! Ce dernier est un adolescent au bord de la r&eacute;volte mais il n’a rien &agrave; reprocher &agrave; ses parents qui le dorlotent jusqu’&agrave; ce que Violetta tente de rompre le cordon.</p> <p> Une pi&egrave;ce qui traite encore une fois de l’impossibilit&eacute; de l’amour, de l’emp&ecirc;chement d’aimer, de l’amour amer… Une belle r&eacute;alisation avec deux jeunes acteurs de talents (Caroline Arrouas et Lucas Partensky) qui poussent leur r&ocirc;le au paroxysme, de la r&eacute;volte &agrave; l’intimit&eacute;.&nbsp; Tr&egrave;s bel &eacute;change m&ecirc;me si on aurait aim&eacute; s’attarder un peu plus&nbsp; sur la passion et le d&eacute;chirement, &nbsp;comprendre aussi le&nbsp; pourquoi de cet &eacute;cart entre des parents de 75 ans et un fils adolescent. Malgr&eacute; ces quelques points, on salue le travail et le courage des com&eacute;diens, la mise en sc&egrave;ne, mais aussi la musique et encore les lumi&egrave;res… Bref un bel ensemble pour une pi&egrave;ce que l’on &eacute;pouserait sans probl&egrave;me &agrave; moins que…&nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong><em>GUNS! GUNS! </em><em>GUNS! &nbsp;</em>Blitz Theatre Group</strong></p> <p> <strong>Parvis Saint-Jean, vendredi 24 mai</strong></p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_4f9fd2f0695d64175487a3c2d07e8593.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>(GUNS GUNS GUNS&nbsp;<strong>&copy;</strong>J&eacute;r&ocirc;me Gaillard)</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Si Guns&nbsp;! </strong><strong>Guns&nbsp;! Guns&nbsp;! Etait un cours d’Histoire, le th&egrave;me serait&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le XX&egrave;me si&egrave;cle, un mal pour un bien&nbsp;?&nbsp;&raquo;. En guise de profs, les membres du Blitz Theatre Group, tout droit venus de Gr&egrave;ce. Objectif&nbsp;: Analyser de mani&egrave;re loufoque un si&egrave;cle qui a vu autant d’atrocit&eacute;s que d’avanc&eacute;es. Quel bilan en tirer&nbsp;? Tous &agrave; vos copies, il est d&eacute;j&agrave; trop tard pour r&eacute;fl&eacute;chir. </strong></p> <p> Qui n’a jamais r&ecirc;v&eacute;, durant l’un de ces cours d’histoire parfois soporifiques, de se faire l’ensemble du programme en acc&eacute;l&eacute;r&eacute;&nbsp;? C’est un peu l’id&eacute;e avec Guns&nbsp;! Guns&nbsp;! Guns&nbsp;! Attention, ce n’est pas l’Histoire comme on la conna&icirc;t mais plut&ocirc;t un fourre-tout plein d’&eacute;v&egrave;nements, d’objets, de tendances et de personnages qui ont (ou auraient pu) changer le monde. Comme pour faire &eacute;cho &agrave; ce si&egrave;cle de folie, la troupe du Blitz nous joue cette pi&egrave;ce &agrave; un rythme effr&eacute;n&eacute;, balan&ccedil;ant une avalanche d’informations, d’images et de sons. De la Guerre Mondiale &agrave; la chute du Mur de Berlin, en passant par l’invention de l’interrupteur et les super-h&eacute;ros, c’est un v&eacute;ritable zapping chronologique, o&ugrave; chacun trouve ce qui, pour lui, a &eacute;t&eacute; marquant. Tout commence toujours par un drame&nbsp;: Un pays en guerre, des morts, des leaders despotes, des hymnes de lutte, des r&eacute;volutions, des inventions, un apaisement et rebelote. A la mani&egrave;re d’un sketch, les com&eacute;diens rejouent leur &laquo;&nbsp;histoire&nbsp;&raquo;. Sur sc&egrave;ne est install&eacute; un grand bureau type journal t&eacute;l&eacute;, sobrement accompagn&eacute; d’un pr&eacute;sentateur et de personnages d’arri&egrave;re-plan pour l’illustration. Staline, Hitler, Martin Luther King, Margaret Thatcher, King Kong ou encore Miss Univers sont vos invit&eacute;s du 20h. Tant&ocirc;t sonores, tant&ocirc;t visuels, les extraits et les protagonistes se multiplient, sans transition. Mais le spectateur n’est pas passif, il est souvent sollicit&eacute;, questionn&eacute;&nbsp;ou m&ecirc;me impliqu&eacute;.</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="329" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_06b29782684c4b0212d3707c6a7c4a75.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 329px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>(GUNS GUNS GUNS&nbsp;&copy;J&eacute;r&ocirc;me Gaillard)</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Cette vue d’ensemble fr&eacute;n&eacute;tique et totalement parodique, souligne avec justesse l’incoh&eacute;rence dans laquelle se sont suivies les d&eacute;cennies du XX&egrave;me si&egrave;cle. La guerre a &eacute;t&eacute; civile puis financi&egrave;re. On a pleur&eacute; des h&eacute;ros de guerre puis des artistes. On a entonn&eacute; un hymne puis une chanson. On a fait une r&eacute;volution civile puis une r&eacute;volution culturelle. La grande question est de savoir si cela a chang&eacute; quelque chose&nbsp;? A l’heure o&ugrave;, partout en Europe, des mouvements contestataires se soul&egrave;vent encore, l’id&eacute;e reste la m&ecirc;me&nbsp;: Peut-on changer le monde&nbsp;? La mise en sc&egrave;ne d&eacute;lirante rend le propos encore plus intense. M&ecirc;me si certains morceaux nous &eacute;chappent, il faut prendre l’histoire comme elle nous vient, comme un boomerang qui vous arrive en pleine figure cr&eacute;ant une v&eacute;ritable onde de choc. M&ecirc;me si les &eacute;v&egrave;nements &eacute;voqu&eacute;s ne sont pas toujours de bons souvenirs, le propos est finement d&eacute;dramatis&eacute; par les moments burlesques et anachroniques. Le r&eacute;sultat reste tr&egrave;s&nbsp;frontal, brutal et c’est rudement efficace. On se dit au revoir avec humour, la main et le sourire fig&eacute; comme sur un char Miss France et on esp&egrave;re, vraiment, que l’on fera mieux demain.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>M&eacute;lissa Mari</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>&laquo;&nbsp;HETERO&nbsp;&raquo;&nbsp; / (Denis Lachaud)</strong></p> <p> <strong>Atheneum, le vendredi 24 mai</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> Que serait un monde peupl&eacute; uniquement d’hommes&nbsp;? Un monde o&ugrave; la femme n’aurait jamais exist&eacute; de mani&egrave;re physique ni m&ecirc;me conceptuelle&nbsp;? Un monde &laquo;&nbsp;unique-sexe&nbsp;&raquo; ? Une hypoth&egrave;se troublante que Denis Lachaud a choisi d’explorer en gardant les codes du sch&eacute;ma &laquo;&nbsp;dominant-domin&eacute;&nbsp;&raquo;. Dans une soci&eacute;t&eacute; toujours plus discriminante, qui du &laquo;&nbsp;moi&nbsp;&raquo; ou de &laquo;&nbsp;l’autre&nbsp;&raquo; sera pr&ecirc;t &agrave; changer&nbsp;?</p> <p> Contrairement &agrave; ce que le titre pourrait laisser penser, ce n’est pas une pi&egrave;ce qui fait l’apologie de l’h&eacute;t&eacute;rosexualit&eacute;. Le mot est ici &agrave; prendre au sens propre du terme, soit&nbsp;: &laquo;&nbsp;l’Autre&nbsp;&raquo;. De noir et de blanc v&ecirc;tus, des hommes en costumes trois pi&egrave;ces, cheveux habilement coiff&eacute;s et peaux d&eacute;licatement ras&eacute;es, nous parlent couple, famille, mariage… Avec leurs faux airs de Ventura, Reno ou Gabin, des hommes bien virils jouent une sc&egrave;ne de m&eacute;nage. Non, ce n’est pas une parodie de la &laquo;&nbsp;Cage aux folles&nbsp;&raquo;, bien que de cage, il en soit question. Un p&egrave;re et un papa (nuance importante), pr&eacute;occup&eacute;s par l’avenir de leur fils unique, d&eacute;cident de lui trouver un mari. Aid&eacute;s par un entremetteur douteux, Mr. N&eacute;goce, ils arrangent un mariage avec l’un des partis les plus en vue. Malheureusement, le promis bien sous tous rapports, n’est pas tr&egrave;s docile. Nous voil&agrave; revenus au Moyen-&acirc;ge, &eacute;poque o&ugrave; la situation financi&egrave;re, les attributs physiques et la propension &agrave; l’ob&eacute;issance d&eacute;terminaient ce qui allait, ou non,&nbsp; faire une bonne union. Comme &agrave; l’&eacute;poque donc, le futur mari&eacute; (le capitaine) n’a de l’&eacute;ph&egrave;be que la beaut&eacute; et pas grand-chose de plus. Un bon emploi dans lequel il a du mal &agrave; briller, un patron stressant, des parents exigeants, la pression de la soci&eacute;t&eacute; qui l’oblige &agrave; &laquo;&nbsp;s’installer&nbsp;&raquo;. On se rapproche de la r&eacute;alit&eacute;. Son pr&eacute;tendant (le soldat), est un homme d’affaires visc&eacute;ralement ind&eacute;pendant. M&ecirc;me si la nature le destine &agrave; enfanter et devenir &laquo;&nbsp;homme au foyer&nbsp;&raquo;, il est bien d&eacute;cid&eacute; &agrave; imposer sa vision moderne de la vie. Le sujet est clairement d’actualit&eacute;. Ici, la femme n’est pas, mais tout s’y rapporte : carri&egrave;re, enfants, maison, tromperie et, pour les cas plus extr&ecirc;mes&nbsp;: mariages forc&eacute;s, humiliation physique et morale, enfermement. L’histoire est habilement transpos&eacute;e dans un univers strict et masculin&nbsp;: com&eacute;diens aux visages peints, d&eacute;cor sans &acirc;me, musique et traditions guerri&egrave;res. La libert&eacute; semble &ecirc;tre dehors, dans un hors-champ compos&eacute; de sons et de couleurs, qui vous crache ses effluves au visage comme pour montrer la voie du changement. La critique est violente mais non moralisatrice, elle souligne avec humour ce travers de notre soci&eacute;t&eacute;. Le constat qu’elle dresse n’en reste pas moins dramatique car si le monde n’&eacute;tait peupl&eacute; que du sexe suppos&eacute; &laquo;&nbsp;dominant&nbsp;&raquo;, on ne peut d&eacute;fier la loi de la nature. Reste &agrave; savoir si dans le monde actuel, cette loi se doit encore de pr&eacute;valoir, puisqu’il ne s’agit plus de pertinence biologique, mais bien d’une caract&eacute;ristique id&eacute;ologique et ali&eacute;nante pour l’homme et la femme. Une pi&egrave;ce &laquo;&nbsp;couillue&nbsp;&raquo; qui donne &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir.</p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>&nbsp;&laquo;&nbsp;NE M’OUBLIE PAS&nbsp;&raquo;</strong></p> <p> <strong>(Philippe Genty-Mary Underwood) / Parvis Saint-Jean, samedi 18 mai</strong></p> <p> 20 ans apr&egrave;s, Philippe Genty revisite son spectacle &laquo;&nbsp;Ne m’oublie pas&nbsp;&raquo;, s’entourant pour l’occasion de l’Ecole de Th&eacute;&acirc;tre Gestuel de Verdal, en Norv&egrave;ge. Un spectacle f&eacute;&eacute;rique, o&ugrave; danseurs, marionnettes et autres cr&eacute;atures sublimes vivent un r&ecirc;ve d’une po&eacute;sie troublante, dans les paysages glaciaires et nus de l’imaginaire.</p> <p> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_4abb00df9e9705d1c9f44f54f00c87cd.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></p> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>(Ne m'oublie pas&nbsp;<strong>&copy; </strong>Pascal Fran&ccedil;ois)</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Ne m’oublie pas n’est pas une histoire, ni une fable, ni m&ecirc;me un conte. C’est une odyss&eacute;e. Rappelez-vous de ce monde enchant&eacute;, peupl&eacute; de mille et un personnages humains et anthropomorphes, que vous avez visit&eacute; enfant. Ce monde n’a pas cess&eacute; d’exister, il a juste &eacute;volu&eacute;. Comme si Alice, Peter et Doroth&eacute;e, des ann&eacute;es plus tard, conjuguaient leurs imaginaires d’adultes en un r&ecirc;ve aux allures de fantasme amoureux. Ne m’oublie pas est une qu&ecirc;te sentimentale, la qu&ecirc;te d’un alter ego. Au commencement, une guenon, m&egrave;re de tous les hommes. Lorsque les brumes s’estompent, laissant na&icirc;tre les premiers reliefs de la Terre, la guenon chante et virevolte gracieusement dans sa robe de bal. Le paysage se met alors &agrave; changer, devenant moins rude, moins d&eacute;sert. Par-del&agrave; les montagnes, de petites formes humaines arrivent en catimini. Endimanch&eacute;s jusqu’au bout des cheveux, des hommes et des femmes trimballent avec eux leurs doubles d&eacute;sarticul&eacute;s. Bouleversant l’ordre &eacute;tabli, ils se lancent dans une danse sans fin, faisant communiquer leur corps de chair et de sang avec les silhouettes en mousse. La ressemblance entre le com&eacute;dien et son double est d&eacute;concertante, &agrave; tel point que l’on ne sait plus qui est quoi&nbsp;: des f&eacute;tiches, des reflets&nbsp;?&nbsp; De danses en chansons, d’unions en fuites, de jeux en confrontations, les personnages comblent les vides sc&eacute;niques et les failles de l’&acirc;me. Amour, amiti&eacute;, d&eacute;sir, solitude, tristesse, angoisse…. Et si l’essence m&ecirc;me de cette histoire, n’&eacute;tait pas justement l’union d’un homme et d’une femme&nbsp;? La narration est &agrave; la fois visuelle et sonore, notamment au travers des odes nordiques entonn&eacute;es par les personnages et les compositions grandioses de Ren&eacute; Aubry. C’est un v&eacute;ritable ballet qui se joue sous nos yeux, peut-&ecirc;tre m&ecirc;me un petit op&eacute;ra. L’interpr&eacute;tation des com&eacute;diens est sans doute l’aspect le plus touchant. Totalement habit&eacute;s, ils manient les mots (et les silences) aussi bien que les marionnettes ! Dans ce d&eacute;cor &agrave; la fois simpliste et complexe, on croit observer chaque recoin de l’esprit, tant&ocirc;t douillet, tant&ocirc;t abrupt. On devine d’ailleurs qu’il s’agit peut-&ecirc;tre de l’esprit d’une jeune fille amoureuse, entre passion et ind&eacute;cision. Mais la guenon, cette bonne &laquo;&nbsp;M&egrave;re Nature&nbsp;&raquo;, r&ocirc;de comme une gardienne ramenant l’Homme, ivre de passion, &agrave; la r&eacute;alit&eacute;. Illusions d’optique, magie, chants et danses, des &eacute;l&eacute;ments qui rappellent clairement l’univers des contes enchant&eacute;s. Que l’on soit adulte ou enfant, le regard ne peut se poser que na&iuml;vement et tendrement sur cette histoire. Un spectacle qui illustre clairement l’imaginaire de son cr&eacute;ateur mais dont la plus grande force, est de cr&eacute;er une &eacute;motion totalement universelle.</p> <p> Retrouvez ce spectacle le 6 octobre prochain au festival&nbsp;<em><strong>Effervescences</strong></em>&nbsp;&agrave; Nevers.</p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Call Me Chris / Idem Collectif</strong></p> <p> <strong>Lundi 20 mai au Th&eacute;&acirc;tre des Feuillants</strong></p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_f1455d017f033c523a4b2f6a0c13c540.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>(Call Me Chris&copy;J&eacute;r&ocirc;me Gaillard)</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> Call me Chris, c’est une fable sur l’avilissement et la folie inh&eacute;rente au travail. Pas celui que l’on r&ecirc;ve de faire, non&nbsp;! Celui auquel on aurait bien voulu &eacute;chapper, celui qui blesse, celui qui d&eacute;shumanise, celui qui, quelquefois, tue&nbsp;! On r&ecirc;ve tous de se voir un jour star de cin&eacute;ma, &eacute;crivain, rock star, grand reporter ou encore athl&egrave;te Olympique et on se r&eacute;veille un jour, enfin adulte, d&eacute;crochant inlassablement un t&eacute;l&eacute;phone. 20 fois l’heure, 160 fois par jour avec 160 personnes diff&eacute;rentes. On ne compte pas les NRP (ne r&eacute;pond pas), les O (Occup&eacute;), les FN (faux num&eacute;ro)… 160 conversations d&eacute;shumanis&eacute;es et d&eacute;shumanisantes dont le seul but est celui de vous vendre quelque chose ou de r&eacute;colter votre avis concentr&eacute; en cent cinquante questions-r&eacute;ponses.</p> <p> L’action se d&eacute;roule au sein d’une entreprise de t&eacute;l&eacute;marketing, on y vend du vin… La responsable est une femme d&eacute;saim&eacute;e, elle dirige cette soci&eacute;t&eacute; sans autre int&eacute;r&ecirc;t que celui du r&eacute;sultat. Elle n’a pas de limite dans la motivation du personnel&nbsp;:&nbsp;remise de 5% sur un coffret de vin &agrave; 65€, un canard en plastique pour celui qui atteindra le plus rapidement l’objectif du jour. L’image est volontairement ridicule mais le cynisme tellement proche de la r&eacute;alit&eacute;&nbsp;! Vous &ecirc;tes Dominique Lefranc, Christian Laporte ou encore Sophie Leroy… Car oui, ce job a la possibilit&eacute; de tout effacer de vous. On doit &ecirc;tre un bon fran&ccedil;ais pour pratiquer ce &laquo;&nbsp;m&eacute;tier&nbsp;&raquo; et m&ecirc;me si vous avez le pire accent chinois, indien ou arabe… Mohamed, Tang ou Arul une fois affubl&eacute; de votre nouveau nom, celui-l&agrave; bien fran&ccedil;ais, vous pourrez sans probl&egrave;me appeler toutes les familles de France ! On organise la course entre &laquo;&nbsp;coll&egrave;gues&nbsp;&raquo; avec le hachoir du classement scolaire, du cancre au chouchou&nbsp;! Alors on r&eacute;veille des questions sur la raison d’&ecirc;tre, le sens de la vie, sa fonction dans la soci&eacute;t&eacute;, l’utilit&eacute; d’un passage terrestre, son poids et sa respectabilit&eacute; au sein d’une famille.</p> <p> Malgr&eacute; une distribution un peu trop &eacute;loign&eacute;e du r&eacute;el des candidats &agrave; l’assommoir t&eacute;l&eacute;phonique, le spectacle est une r&eacute;ussite tant dans la justesse du propos que dans la pr&eacute;cision de l’&eacute;criture et les acteurs l’incarnent avec exactitude dans le traitement du glissement vers la folie, dans la solitude dans le travail, dans le &laquo;&nbsp;craquage&nbsp;&raquo; de la femme-m&egrave;re devenu veuve suite au suicide de son mari… Chaque personnage est creus&eacute;, chacun avec une psychologie et une pathologie diff&eacute;rente. La folie est palpable, ressentie, bouleversante tant elle est proche…&nbsp;</p> <p> JG</p> Thu, 27 Jun 2013 03:53:25 GMT 05d31e80-185f-4700-bd33-4b4d8fd3e921 MURAT, LA CLASSE AMERICAINE http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/murat-la-classe-americaine <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="270" original-width="605" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_20afb7bfca1efb5c811735185169c54b.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 605px; height: 270px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>DR</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p> C’est l’entracte. Holden, arm&eacute; de quelques titres de leur prochain opus, a d&eacute;frich&eacute; le terrain, d’un son pop-rock, tr&eacute;pidant ou &eacute;tir&eacute;, teint&eacute; d’un soup&ccedil;on de gravit&eacute;. On entend alors, du bar, les premi&egrave;res notes d’un <em>Over and over </em>tr&egrave;s blues, qu’&agrave; l’entame on ne reconna&icirc;t pas.</p> <p> Au premier coup d’œil, on s’&eacute;tonne face &agrave; ce nouveau Murat sc&eacute;nique, attif&eacute; comme un fossoyeur. Murat, si classe, &ccedil;a sent le coup du rachat m&eacute;diatique&nbsp;! Alors quoi, au placard, les liquettes de trappeur ou de yogi, les cheveux et la parole hirsutes du sniper? Peu importe, &agrave; vrai dire, les mues du cam&eacute;l&eacute;on, pourfendeur parfois aga&ccedil;ant de la m&eacute;diocrit&eacute; ambiante, car Murat, sur sc&egrave;ne, est loin de la b&ecirc;te du zoo promotionnel. Am&eacute;ricain comme jamais, il y est, comme toujours, dans son &eacute;l&eacute;ment.</p> <p> Inspir&eacute;, le bluesman des hautes terres dompte la l&eacute;gendaire guitare dobro. Son dernier album <em>Toboggan</em>, m&eacute;di&eacute;val et bricol&eacute; de mille sons, se transforme en un road-movie qui traverserait sa carte du Tendre. Derri&egrave;re l’Auvergnat et son batteur attitr&eacute; St&eacute;phane Reynaud, d&eacute;filent des images en plan fixe qui font de chaque chanson un nouveau paysage. Le set, commenc&eacute; par des miroitements sur l’eau, se terminera sur le fr&eacute;missement l&eacute;ger de feuilles de roseaux. D’ailleurs, l’eau est partout. Le Murat de l’Yonne est liquide… &nbsp;quand il chambre son public, demandant en pleine p&eacute;riode d’inondations le nom du &laquo;&nbsp;gros ruisseau&nbsp;&raquo; qui borde le Silex… Ou quand il peste mollement contre &laquo;&nbsp;toute cette flotte&nbsp;&raquo; qui l’emp&ecirc;che d’accorder sa guitare. Les paroles de l’in&eacute;dit <em>Fronti&egrave;re</em> sont d’ailleurs incroyablement raccord&nbsp;: &laquo;&nbsp;L’eau de la rivi&egrave;re / Au mois de mai / Franchit la barri&egrave;re…&nbsp;&raquo;</p> <p> Le voyage en Muratie quitte parfois la rivi&egrave;re pour prendre des teintes nocturnes et hivernales. Ici, comme chez Depardon, une route en for&ecirc;t est film&eacute;e depuis une voiture (fabuleux <em>Belle</em>, dans une version &eacute;lectrique et rapide). L&agrave;, un croissant de lune en ombre chinoise accompagne <em>Le Chat noir</em>, chanson enfantine et doo-wop o&ugrave; Murat miaule et fait le chien. Ailleurs, <em>Il neige</em>. Quelques flocons ch&eacute;tifs tombent, obliques, dans la nuit. &laquo;&nbsp;Un chasseur accroupi guette dans la montagne&nbsp;&raquo; et la guitare, sinistre, d&eacute;chire l’espace. On pense aux riffs de Neil Young pour la BO de <em>Deadman, </em>on se croit dans <em>Jeremiah Johnson.</em></p> <p> <em>Amour n’est pas querelle </em>s’envole vers les m&ecirc;mes sommets. Murat se d&eacute;double et dialogue avec lui-m&ecirc;me, avec pour seule image son ombre port&eacute;e sur la toile<em>.</em> Sa po&eacute;sie, soutenue par un sifflement &agrave; la E. Morricone, d&eacute;sinvolte et mystique, fusionne le Puy de Sancy et les Rocheuses. Si les mots de Murat convoquent du Bellay et Baudelaire, son rock les invite &agrave; un barbecue &agrave; la sauce western&nbsp;! Et la qualit&eacute; de l’&eacute;coute est impressionnante. On est &agrave; la messe, emport&eacute; par cette intensit&eacute; panth&eacute;iste. Mais il faut redescendre, quitter le bivouac et revenir au ras de l’eau, avec dans l’œil, la lumi&egrave;re de ceux qui sont all&eacute;s l&agrave;-haut</p> <p> <strong>David Legoupil</strong></p> <p> &nbsp;</p> Wed, 26 Jun 2013 08:46:45 GMT 18070382-cafd-46c4-8f5e-cfe85c0b92ef VERENA VELVET http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/verena-velvet <p> <strong><em>Dans tes pas je me cherche !</em></strong></p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="600" original-width="600" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_ac87aca76a84b3135b2c407513328288.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 600px; height: 600px;" /></div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong><em>V&eacute;r&eacute;na Velvet, c’est la recherche d’une identit&eacute;, du poids d’un h&eacute;ritage sinon aveugle disons fantasm&eacute;, fantasme… ment&nbsp;! V&eacute;r&eacute;na pour le myst&egrave;re quasi mystique, Velvet pour la douceur d’un parfum lointain mais familier. Qui suis-je&nbsp;? La Cie entre chien et loup vous m&egrave;nera sur un chemin pour tenter de d&eacute;couvrir cette face cach&eacute;e de cet &ecirc;tre. D’indices en observations vous fr&ocirc;lerez V&eacute;r&eacute;na (ou bien est-ce Velvet&nbsp;?) qui vous entrainera dans son sillon &agrave; moins qu’elle ne vous y perde. Un spectacle aux sensations nouvelles &agrave; d&eacute;couvrir cet &eacute;t&eacute; sur les festivals bourguignons.</em></strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: Avant tout, pourquoi ce titre&nbsp;: V&eacute;r&eacute;na Velvet?</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Camille Perreau&nbsp;(Directrice artistique)</strong> : Il s’agit d’un nom et d’un pr&eacute;nom sortis tout droit de notre imagination. On cherchait quelque chose qui ne soit pas courant car c’est finalement le cœur de l’intrigue de notre histoire…&nbsp; C’est donc deux femmes &eacute;ponymes, l’une vient &agrave; la recherche de l’autre parce qu’elle se sait pr&eacute;nomm&eacute;e d’apr&egrave;s la premi&egrave;re et il y a toute cette notion de transmission et de myst&egrave;re autour de ce nom. Pour moi, ce titre &eacute;voque quelque chose d’un peu flou et en m&ecirc;me temps de la douceur mais sans exc&egrave;s. Et puis, la sonorit&eacute; me plaisait car pas banale. V&eacute;r&eacute;na est un pr&eacute;nom rare mais qui existe, il d&eacute;signe, entre autre, une sainte c&eacute;l&egrave;bre qui &nbsp;viendrait du m&ecirc;me coin que moi. Mais tout b&ecirc;tement ce pr&eacute;nom &eacute;tait celui d’une fille que je croisais au lyc&eacute;e. L’id&eacute;e &eacute;tait juste de couvrir notre personnage d’un nom myst&eacute;rieux.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;</strong>: Pouvez-vous nous parler de cette installation, de cette&nbsp; d&eacute;ambulation, de ce parcours, ou plus globalement, comment d&eacute;finit-on ce genre de chose&nbsp;?</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="356" original-width="300" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_e6c83a787767ce82a08c7f0ba4371a6e.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 300px; height: 356px;" /></div> <p> <em>(Camille Perreau, Directrice artistique de la Cie Entre chien et loup &copy; Cie entre chien et loup)</em></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>CP</strong>&nbsp;: C’est un spectacle parcours, mais nous dirons tout simplement spectacle car m&ecirc;me s’il n’y a pas de com&eacute;diens qui jouent dedans pendant le temps de repr&eacute;sentation tous les ingr&eacute;dients du spectacle y sont&nbsp;!</p> <p> Ce spectacle est un itin&eacute;raire qu’on propose aux spectateurs qui se retrouvent dans un endroit pr&eacute;cis dans une ville ou un village. On les &eacute;quipe d’&eacute;couteurs et de petites sacoches qu’on leur met autour du cou puis on leur donne quelques consignes assez simples&nbsp;: bien garder leurs &eacute;couteurs sur les oreilles, suivre le marquage au sol qui va les guider tout au long de leur trajet et &nbsp;ne pas s’inqui&eacute;ter car l’histoire va se d&eacute;rouler fid&egrave;lement &agrave; la cadence de leurs pas. Nos candidats partent donc pour environ une heure de promenade et deux km &agrave; travers l’espace public o&ugrave; on joue car le projet s’adapte aussi bien au monde rural qu’au monde urbain.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: Peut-on dire que ce genre de cr&eacute;ation offre un parall&egrave;le avec ce qu’on appelait &agrave; une &eacute;poque &laquo;&nbsp;le livre dont vous &ecirc;tes le h&eacute;ros&nbsp;&raquo;, une sorte de film sans cam&eacute;ra mais avec un sc&eacute;nario, une mise en sc&egrave;ne et un public qui est en quelque sorte acteur&nbsp;?</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>CP</strong>&nbsp;: Ce n’est pas compl&egrave;tement comme le livre dont on &eacute;tait le h&eacute;ros parce qu’en fait le spectateur lui n’influe pas sur le d&eacute;roulement de l’histoire, le contenu reste le m&ecirc;me partout o&ugrave; on joue et pour tous les spectateurs. Seul le rythme peut &ecirc;tre diff&eacute;rent selon que le spectateur fasse une petite pause o&ugrave; aille un peu vite. Le &nbsp;parcours se compose d’une quinzaine d’&eacute;tapes qui permettent de ponctuer le parcours par des œuvres plastiques, bien s&ucirc;r en lien avec ce qu’ils &eacute;coutent. Ce seront des indications suppl&eacute;mentaires par rapport &agrave; ce qu’ils entendent ou un contrepied, un clin d’œil. On pourrait dire qu’ils approchent la mani&egrave;re de voir le monde d’un des deux personnages qui est vision beaucoup plus large, plus artistique, plus imaginative que celle de la plupart des gens. En fait, ces compositions d’art plastique sont &nbsp;sa propre vision des choses. Il &nbsp;est l&agrave; pour &laquo;&nbsp;&eacute;clairer&nbsp;&raquo; une sc&egrave;ne, apporter des indices. En fait c’est plut&ocirc;t une histoire o&ugrave; on est avec le h&eacute;ros&nbsp;!</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: Quels sont les &eacute;l&eacute;ments que vous grefferez aux lieux o&ugrave; vous &laquo;&nbsp;jouerez&nbsp;&raquo; ce spectacle&nbsp;?</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>CP</strong>&nbsp;: L’aspect &eacute;conomique mais aussi le c&ocirc;t&eacute; pratique ne nous ont pas permis pas de r&eacute;aliser tout ce que nous aurions voulu. Nous avions, par exemple, imagin&eacute; une branche d’arbre qui sortirait d’un immeuble… Mais cela prend &eacute;norm&eacute;ment de place et pose des probl&egrave;mes de transport… En fait, on joue beaucoup avec ce qui va piquer l’imagination du spectateur et avec 3 petits bouts de ficelle, un c&ocirc;t&eacute; fabriqu&eacute; main, on va chercher les gens ailleurs que dans ce monde d’images dans lequel on vit. C’est d’ailleurs un moment assez fort pour les personnes les plus &acirc;g&eacute;es qui sont un peu perdues aujourd’hui dans ce flot d’images tr&egrave;s rapides et omnipr&eacute;sentes. On am&egrave;ne aussi les gens &agrave; red&eacute;couvrir des endroits de leur quotidien mais avec une approche diff&eacute;rente et certains nous disent&nbsp;deux jours apr&egrave;s le spectacle&nbsp;: &laquo;&nbsp;je suis repass&eacute; par l&agrave; et j’ai eu encore l’impression de croiser les personnages&nbsp;!&nbsp;&raquo;.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: Pourquoi cette rencontre entre ces deux femmes&nbsp;?</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>CP</strong>&nbsp;: L’histoire d&eacute;marre par la recherche par la jeune V&eacute;r&eacute;na Velvet de la &laquo;&nbsp;vieille&nbsp;&raquo;&nbsp; V&eacute;r&eacute;na Velvet. Elle sait qu’on l’a appel&eacute;e V&eacute;r&eacute;na en m&eacute;moire de son a&iuml;eule et d’une certaine mani&egrave;re elle a des questions &agrave; lui poser, des choses &agrave; r&eacute;gler. Par le biais de cette rencontre, V&eacute;r&eacute;na d&eacute;couvre que la vieille ne r&eacute;pondra jamais franchement &agrave; ses questions et que peut-&ecirc;tre elle en soul&egrave;vera d’autres…Qu’est ce qu’on nous transmet? Avec quoi nous construisons-nous&nbsp;? Qu’est-ce qu’on nous dit vraiment et qu’est-ce qu’on ne nous dit pas&nbsp;? Et ces valises qu’on traine, ces secrets de famille&nbsp;! Comment sortir de tout cela et, finalement, qu’est-ce qui est le plus important&nbsp;?</p> <p> La r&eacute;ussite de ce spectacle est l&agrave;, je tire mon chapeau &agrave; Chantal Joublon, l’auteure qui a mis en mots l’histoire de chacun et d’une certaine mani&egrave;re… la n&ocirc;tre. La fin par son flou, laisse le champ &agrave; diff&eacute;rentes issues possibles et chaque spectateur va choisir la sienne en fonction des &nbsp;&eacute;l&eacute;ments qui l’auront interpel&eacute;. L’environnement, lui aussi, influe &nbsp;sur l’interpr&eacute;tation. La derni&egrave;re sc&egrave;ne est notamment primordiale…</p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: Le spectacle est amen&eacute; &agrave; tourner, on le retrouvera dans plusieurs lieux en Bourgogne mais il a &eacute;t&eacute; &eacute;galement pens&eacute; en espagnol, en anglais et en allemand. O&ugrave; l’emm&egrave;nerez-vous&nbsp;?</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>CP</strong>&nbsp;: A Chalon, c’est certain&nbsp; parce que le festival Chalon dans la rue et l’Abattoir nous aident &nbsp;depuis plusieurs ann&eacute;es et c’est, je crois, le troisi&egrave;me spectacle que cette &eacute;quipe soutient. C’est vrai aussi, et ce gr&acirc;ce au concours de Pedro Garcia, que nous avons re&ccedil;u une aide de la part du Conseil R&eacute;gional de Bourgogne qui s’appelle <em>les arts Publics,</em> et l&agrave;, c’est carr&eacute;ment g&eacute;nial, c’est un coup de pouce assez important&nbsp; pour la cr&eacute;ation du spectacle. Aussi, dans ce cadre, trois structures r&eacute;gionales s’engagent &agrave; nous programmer. C’est une v&eacute;ritable opportunit&eacute;&nbsp; pour pouvoir &ecirc;tre diffus&eacute; en r&eacute;gion et avoir des moyens pour la cr&eacute;ation.</p> <p> Quant &agrave; l’&eacute;tranger, ce serait vraiment extraordinaire et la prochaine &eacute;tape pour nous c’est de chercher des financements pour une adaptation et pourquoi pas un d&eacute;part en r&eacute;sidence outre- fronti&egrave;res &nbsp;avec des repr&eacute;sentations &agrave; la clef&nbsp;!</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Propos recueillis par J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</strong></p> <p> <strong>Photos &copy; Cie Entre Chien et loup</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> Retrouvez la Cie Entre chien et loup les 6 et 7 juillet au Festival les Zaccros d’ma rue &agrave; Nevers (58), le 12 juillet pour Les Pronomade(s) &agrave; Puymaurin (31), du 25 au 28 juillet au &nbsp;festival Chalon dans la Rue (71) et le 21 septembre &agrave; La Transverse &agrave; Corbigny (58)</p> <p> <a href="http://www.cie-entrechienetloup.net/">www.cie-entrechienetloup.net</a></p> Mon, 24 Jun 2013 11:38:36 GMT 21083ff4-2f0f-41fc-b5ab-a6365683a38b MATTHIEU CHENEBY http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/matthieu-cheneby <p> <em><strong>Le d&eacute;clic</strong></em></p> <p> &nbsp;</p> <p> <em><strong>L’&eacute;ducation nationale n’est pas toujours l’endroit r&ecirc;v&eacute; pour s’&eacute;panouir. Certains s’y sentent &agrave; l’aise mais d’autres…. Ce qui compte au fond, c’est la passion&nbsp;! Et Matthieu Ch&egrave;neby a d&eacute;couvert tr&egrave;s t&ocirc;t cette derni&egrave;re et c’est avec le soutien de ses parents qu’il a pris son envol. Aujourd’hui, Matthieu est un photographe appr&eacute;ci&eacute; du public, il expose en France, en Italie et r&eacute;alise encore cette ann&eacute;e l’iconographie du festival Di&egrave;se pour la ville de Dijon.</strong></em></p> <p> <img original-height="349" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_e303b451172f20bed1e45774c32784aa.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 349px;" /></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Magma Bourgogne</strong>&nbsp;: Vous vous dites auteur- photographe. Quelle est la nuance avec le m&eacute;tier de photographe&nbsp;?</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Matthieu Ch&egrave;neby</strong>&nbsp;: Disons que je travaille l’image dans sa globalit&eacute;. J’effectue des recherches autour d’une id&eacute;e afin de savoir si cela s’est fait dans d’autres disciplines, comment &ccedil;a a &eacute;t&eacute; approch&eacute;… J’essaie de d&eacute;velopper, &agrave; priori, au maximum mon sujet pour arriver &agrave; quelque chose de vraiment abouti. Peut-&ecirc;tre est-ce cela la nuance, une notion de r&eacute;flexion, d’approfondissement de recherche autour d’un th&egrave;me de d&eacute;part.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB&nbsp;</strong>: Comment d&eacute;finissez-vous votre travail&nbsp;? Vous investissez-vous dans un courant photographique ou votre d&eacute;marche est-elle &laquo;&nbsp;solitaire&nbsp;&raquo;&nbsp;?</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MC</strong>&nbsp;: Mon travail est vraiment solitaire parce que d’une part c’est mon temp&eacute;rament et puis, j’ai toujours eu l’habitude de travailler seul. En effet, parce que je n’ai pas l’occasion de rencontrer des gens avec qui œuvrer, c’est devenu une habitude de travail et l’avantage c’est qu’on n’est pas influenc&eacute; par les orientations des autres. Par contre, le risque du travail en aveugle c’est de s’enfermer peut-&ecirc;tre quelquefois dans des chemins compl&egrave;tement d&eacute;risoires. En ce qui concerne les courants, je ne me r&eacute;f&eacute;rence &agrave; personne en particulier, et puis, je n’ai pas forc&eacute;ment une tr&egrave;s grande culture photographique. J’avoue que &nbsp;c’est un peu voulu car l&agrave; encore je ne veux pas &ecirc;tre &laquo;&nbsp;pollu&eacute;&nbsp;&raquo; par le travail d’un autre. Maintenant, peut-&ecirc;tre que mon travail s’inscrit dans un courant mais si tel est le cas, c’est involontaire.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: Quel fut votre parcours pour arriver &agrave; ce m&eacute;tier?</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MC</strong>&nbsp;: Je n’ai pas eu mon brevet des coll&egrave;ges (rires), je m’ennuyais ferme au coll&egrave;ge, je pensais &agrave; d’autres choses et j’avais d&eacute;j&agrave; une id&eacute;e de ce que je voulais faire. J’ai eu la chance d’avoir des parents qui ont cru en moi et qui m’ont aid&eacute; &agrave; r&eacute;aliser ce que je voulais faire. J’ai donc entam&eacute; un CAP photo &agrave; Mercurey. Il m’a fallu trouver un ma&icirc;tre d’apprentissage et ce n’est pas la t&acirc;che la plus facile. Mais j’ai r&eacute;ussi &agrave; d&eacute;goter une place au Mus&eacute;e des Beaux Arts de Dijon avec Monsieur Fran&ccedil;ois Jay, c’est avec lui que j’ai appris la photo. Pour la petite histoire, Fran&ccedil;ois Jay est le fils de Paul Jay, le premier conservateur du mus&eacute;e Niepce de Chalon sur Sa&ocirc;ne. J’ai eu beaucoup de chance de tomber sur ce grand monsieur. J’ai continu&eacute; sur ma voie et enchain&eacute; apr&egrave;s mon CAP sur un BTM pendant encore deux ans o&ugrave; l&agrave;, j’&eacute;tais chez Photographic, un studio de pub et de photos culinaires, &agrave; Dijon. Ce fut encore une excellente exp&eacute;rience qui n’a pas manqu&eacute; de me conforter dans mon envie de devenir photographe.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: Quel a &eacute;t&eacute; le premier œil jet&eacute; sur votre travail &agrave; croire en vous&nbsp;?</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MC</strong>&nbsp;: Mes parents bien s&ucirc;r, ceux qui m’ont toujours soutenu dans mes projets&nbsp;! Mais la premi&egrave;re personne &agrave; critiquer mon travail dans un cadre professionnel et &agrave; me faire plaisir fut mon premier ma&icirc;tre de stage, Monsieur Jay. Je lui avais montr&eacute; un travail o&ugrave; la lumi&egrave;re dessinait une sorte de calligraphie, du light painting mais invers&eacute;&nbsp;! C’&eacute;tait entre la danse et la photo, la lumi&egrave;re &eacute;tait fixe et moi je faisais bouger le boitier pour obtenir les formes voulues. Il m’a dit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Oui, il y a l’id&eacute;e mais il faut que tu creuses, tu as quelque chose, un regard.&nbsp;&raquo;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: Ensuite, ce fut Oliviero Toscani&nbsp;?</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MC</strong>&nbsp;: Oui, c’&eacute;tait suite &agrave; un appel sur facebook pour l’&eacute;mission &laquo;&nbsp;Photo for life&nbsp;&raquo;, sur la chaine Arte. J’y ai particip&eacute; sans trop y croire. J’ai d’abord &eacute;t&eacute; pris dans la premi&egrave;re s&eacute;lection d’une centaine de personnes, puis dans une seconde de 30. C’est &agrave; ce moment qu’on a rencontr&eacute; Toscani &agrave; qui on a pr&eacute;sent&eacute; notre travail. Ce n’est que quelques jours plus tard que j’ai re&ccedil;u un appel me disant: &laquo;&nbsp;tu as &eacute;t&eacute; s&eacute;lectionn&eacute; pour faire partie des six participants &agrave; l’&eacute;mission&nbsp;&raquo;. Cela m’a permis bien s&ucirc;r de passer &agrave; la t&eacute;l&eacute; mais surtout d’effectuer un master class avec Oliviero Toscani, un artiste connu et reconnu &agrave; travers le monde entier. C’est le genre de truc qui ne t’arrive qu’une fois dans la vie. C’est gr&acirc;ce &agrave; cette &eacute;mission que beaucoup m’ont connu.</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: On connait certains de vos travaux, comme ceux illustrant l’affiche du festival Les Nuits Sauvages, &agrave; Dijon, ou encore ceux pour le festival Di&egrave;se avec lequel vous collaborez pour la deuxi&egrave;me ann&eacute;e cons&eacute;cutive. On a vu &eacute;galement quelques unes de vos œuvres dans le cadre d’Italiart Festival…Actuellement, sur quoi travaillez-vous&nbsp;?</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MC</strong>&nbsp;: En ce moment, je fais des recherches sur le papier avec lequel je &nbsp;travaille pas mal ainsi que sur des couleurs, bien qu’&agrave; la base je ne sois pas dans l’exub&eacute;rance. Ma d&eacute;marche, pour le coup, est vraiment esth&eacute;tique. Cette s&eacute;rie s’appelle United Colors, on parlait de Toscani justement... Et puis, j’approche quelque chose de nouveau, avec des personnages dans certaines postures, une r&eacute;f&eacute;rence aux Ic&ocirc;nes, au l&eacute;gendaire…</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: Pouvez-vous, par exemple, nous expliquer la d&eacute;marche pour la r&eacute;alisation de l’affiche de Di&egrave;se 8&nbsp;?</p> <p> <strong>MC</strong>&nbsp;: C’&eacute;tait assez &laquo;&nbsp;free party&nbsp;&raquo;, on s’est orient&eacute; sur l’id&eacute;e des prolif&eacute;rations (cf. <a href="http://www.matthieu-cheneby.com/">www.matthieu-cheneby.com</a>) mais assez vite on s’est rendu compte que c’&eacute;tait plut&ocirc;t angoissant et par cons&eacute;quent pas id&eacute;al pour l’esprit d’un festival. J’ai gard&eacute; l’attitude du personnage, je l’ai incorpor&eacute;e dans la salle de garde de l’H&ocirc;tel de Vog&uuml;&eacute;, &agrave; Dijon mais il me manquait cette chose qui allait en faire le personnage du festival. Alors, j’ai eu l’id&eacute;e de lui &ocirc;ter sa t&ecirc;te et de lui mettre une t&ecirc;te de di&egrave;se, le di&egrave;se serait en quelque sorte quelque chose qui prendrait possession d’un &ecirc;tre le temps d’un &eacute;v&egrave;nement&nbsp;! Sur la Salle de Garde, j’ai travaill&eacute; avec du grand angle, du tr&egrave;s grand angle… du 14mm&nbsp;! J’aime beaucoup cette nouvelle perspective, cela donne beaucoup d’espace &agrave; la pi&egrave;ce, un effet monumental qui colle bien &agrave; cet endroit. Hormis la t&ecirc;te et le contraste, il n’y a pas de post production sur cette image. En ce qui concerne l’impression de creux du personnage, c’est une technique que j’ai appris durant mon cursus dans une agence de pub. C’est une manipulation tr&egrave;s rependue, en particulier sur les sites de vente en ligne.</p> <p> <strong>MB</strong>&nbsp;: Comment fait-on aujourd’hui pour vivre de la photographie dite&nbsp; &laquo;&nbsp;d’auteur&nbsp;&raquo;&nbsp;?</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>MC</strong>&nbsp;: On n’en vit pas&nbsp;! C’est juste un truc pour faire beau sur la carte de visite et faire tomber les meufs (rires). Non, plus s&eacute;rieusement, on peut en vivre mais il faut avoir un nom, des contacts, faire de la diplomatie, serrer des mains… Je n’ai pas cette d&eacute;marche l&agrave;, ce n’est pas moi. Et puis, si on me demande quelque chose, je ne me contenterai pas d’&ecirc;tre un ex&eacute;cutant, il faut que je participe au projet, que ma patte, ma griffe soit profond&eacute;ment dedans&nbsp;!</p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Propos recueillis par J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</strong></p> <p> <a href="http://www.matthieu-cheneby.com/">www.matthieu-cheneby.com</a></p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>Prochaine expositions dans la r&eacute;gion&nbsp;: Galerie La Source &agrave; Fontaine l&egrave;s Dijon en 2014</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> Mon, 24 Jun 2013 11:20:06 GMT 4cb5af94-fbe6-4418-aa5a-6efdbc5c451b L’IDEAL CLUB : CA CARTONNE ! http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/lideal-club-ca-cartonne <p> &nbsp;</p> <p style=""> <strong>Apr&egrave;s 4 folles ann&eacute;es de tourn&eacute;e, la troupe des <a href="http://www.26000couverts.org/">26000 Couverts</a> revient &agrave; Dijon. Dans leur dancing de foire, ils nous pr&eacute;sentent L’Id&eacute;al Club version finale&nbsp;(ou presque), un spectacle &laquo;&nbsp;juste pour se faire du bien&nbsp;&raquo;.</strong></p> <p style=""> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_22a66145fba46f2fa6bf69fefb8adf09.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <p> <em><span style="color: rgb(255, 255, 255); font-family: Helvetica, Arial, sans-serif; line-height: 15.59375px; white-space: nowrap; background-color: rgb(0, 0, 0);">photos &copy; J&eacute;r&ocirc;me Gaillard</span></em></p> <p> &nbsp;</p> <p> Qu’est-ce que c’est agr&eacute;able de voir un spectacle dr&ocirc;le, franc, simple et non-moralisateur&nbsp;! Un spectacle, point barre. M&ecirc;me si il court toujours apr&egrave;s un r&ecirc;ve, l’Id&eacute;al Club peut d&eacute;j&agrave; se f&eacute;liciter d’en avoir vendu beaucoup&nbsp;!</p> <p> &nbsp;</p> <p> L’Id&eacute;al&nbsp;? C’est du tout, du rien… Dans l’absurde et le d&eacute;construit, mais avec un vrai sens du partage (et du rythme). Du &laquo;&nbsp;Air trap&egrave;ze&nbsp;&raquo; au karat&eacute;-barbecue,&nbsp; en passant par des mimes, des interludes musicaux, des danses et j’en passe, les joyeux compagnons des 26000 entrent sur sc&egrave;ne souvent par hasard, mais jamais comme des intrus (enfin…). C’est donc l’ambiance bon enfant qui r&egrave;gne dans le dancing bond&eacute;. Jeunes, tr&egrave;s jeunes et&nbsp; moins vieux se retrouvent, partageant gradins et coussins au sol comme dans un spectacle d’&eacute;cole (les douleurs articulaires en plus). Qu’importe&nbsp;! On joue de la contorsion et du rapprochement physique pour se tenir chaud et rigoler ensemble.&nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="410" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_e12c45ba341144a41854e76d54479ea3.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 410px;" /></div> <p> &nbsp;</p> <p> De toute fa&ccedil;on, on est entre nous, on ne se cache rien. Les 26000 ont le sens de l’accueil, ils nous montrent tout, des coulisses aux parties intimes&nbsp;(oui, oui&nbsp;!). C’est comme un parc d’attractions, avec quatre univers, quatre &laquo;&nbsp;sc&egrave;nes&nbsp;&raquo;.&nbsp; Dans le coin des musiciens, c’est une ambiance feutr&eacute;e pour des hommes tout terrain, v&eacute;ritables b&ecirc;tes de sc&egrave;ne multi-transformistes.&nbsp; Sur l’estrade, devenue parc &agrave; jeux des acteurs, on assiste &agrave; des va-et-vient en tous genres&nbsp;: danseurs, humoristes du dimanche et performers. Dans l’ombre, le coin &laquo;&nbsp;retouches&nbsp;&raquo; o&ugrave; l’on se d&eacute;tend et o&ugrave; l’on s’observe, c’est le &laquo;&nbsp;hors-champ&nbsp;&raquo; sc&eacute;nique. Enfin, il y a l’espace du public o&ugrave; l’on se fait surprendre, o&ugrave; l’on crie son m&eacute;contentement&nbsp;: &laquo;&nbsp;C’est pas un peu long et con votre truc&nbsp;?&nbsp;&raquo;. Et ben non, car on ne s’ennuie pas une seconde&nbsp;! L’air un peu b&eacute;at et les yeux plein d’&eacute;toiles, on participe &agrave; une joyeuse com&eacute;die, une sorte de compilation du meilleur de l’humour, m&ecirc;me le foireux et le pas dr&ocirc;le&nbsp;! Dans ce d&eacute;cor &laquo;&nbsp;en carton&nbsp;&raquo; (on ne croit pas si bien dire) de faux cabaret, les paillettes c&ocirc;toient les marionnettes.</p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="392" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_613c4047ac49bd573f60d39fa1650179.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 392px;" /></div> <p> On ne se prend pas au s&eacute;rieux, on se prend pour Johnny Cash, Bob Dylan, Tom Waits ou Peggy Lee et on remet le couvert, comme &ccedil;a, pendant 2h&nbsp;! 2h durant lesquelles on fait une pause (monu)mentale… le temps s’arr&ecirc;te… et les soucis s’envolent. M&ecirc;me &agrave; l’entracte, on se sent comme &agrave; la maison, on mange un petit bout et on boit un coup &agrave; la buvette&nbsp;! Quand il y a de la place pour 26000… La fin arrive et on voudrait ne plus s’en aller car on sait que dehors il fait froid, que le monde est en fait bien terne et que le cirque du quotidien n’a rien de celui de l’Id&eacute;al&nbsp;! Alors profitons et …RIONS&nbsp;!</p> <p> &nbsp;</p> <p> MM</p> <p> <a href="http://www.26000couverts.org/">www.26000couverts.org</a></p> <p> &nbsp;</p> Wed, 01 May 2013 08:14:52 GMT 4aa12a33-3c6e-4e3f-bc96-fa33a7c47830 C2C, LA PLATINE DE COULEURS http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/c2c-la-platine-de-couleurs <p> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_b639547cb7a7690ff9b7d434766c8e32.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></p> <p> <em>(photo&copy; J&eacute;r&ocirc;me Gaillard)</em></p> <p style=""> <strong>H&eacute;ritiers de la g&eacute;n&eacute;ration 90, rap boom-bap et skateboard, <a href="http://www.c2cmusic.fr/">C2C </a>&nbsp;est devenu une r&eacute;f&eacute;rence du turntablism*, avec &nbsp;4 titres de champions du monde DMC*. Pour la fin de leur tourn&eacute;e fran&ccedil;aise, qui pr&eacute;sente leur album <em>TETR4,</em> &laquo;&nbsp;Coup 2 Cross&nbsp;&raquo; nous en met plein les yeux&nbsp;!</strong></p> <p> En un mot&nbsp;: spectaculaire.&nbsp; A la fois cr&eacute;ateurs, interpr&egrave;tes et &laquo;&nbsp;ambianceurs&nbsp;&raquo;,&nbsp; Pfel, 20cyl, Greem et Atom ne font pas un set de DJ casque sur les oreilles, t&ecirc;tes sur les platines et bras en l’air. Non, ils font de la musique ! Le show prend place dans un Z&eacute;nith envahi par une foule de minots et quelques 20/30 ans. Deux ambiances r&egrave;gnent entre les fans d’hier et d’aujourd’hui. C2C ne fait pas dans la sobri&eacute;t&eacute; !</p> <p> Des d&eacute;cors impressionnants, des guest, et surtout, du jeu&nbsp;! La mise en sc&egrave;ne ressemble &agrave; la plateforme de d&eacute;marrage d’une console.&nbsp; Ecran noir, musique de d&eacute;marrage, 4 &eacute;l&eacute;ments g&eacute;om&eacute;triques. C’est parti pour le jeu d’&nbsp;&laquo;&nbsp;<em>Arcades&nbsp;</em>&raquo;&nbsp;! Du haut de leurs tables de mixage amovibles, 4 dandys se pressent derri&egrave;re les platines. Les embl&egrave;mes s’illuminent sur l’&eacute;cran et sur la sc&egrave;ne gr&acirc;ce aux constructions XXL. Des couleurs en cascades, des d&eacute;mos de mixage,&nbsp; la c&eacute;l&egrave;bre battle avec le public, des performances (on fait des mix crois&eacute;s, &ccedil;a fait crier les filles) mais surtout, du live&nbsp;! Avec la participation des chanteuses Eva M&eacute;nard, Rita J. et Mauikai et du rappeur Pigeon John, le concert prend une forme &laquo;&nbsp;classique&nbsp;&raquo;.&nbsp;</p> <p> C2C fait aussi la part belle aux instruments. Le morceau &laquo;&nbsp;<em>Together</em>&nbsp;&raquo; port&eacute; par un incroyable solo de kora et de xylophone africain, laisse place &agrave; une d&eacute;monstration fascinante. Animations visuelles et prestations live permettent de d&eacute;composer les morceaux et d’en d&eacute;couvrir les secrets. Une fa&ccedil;on ludique de rappeler au public que C2C sort du sch&eacute;ma de Djing* habituel. Pour preuve, ils n’h&eacute;sitent pas &agrave; descendre de leur&nbsp;perchoir pour rev&ecirc;tir le costume de MC, avec un bel hommage aux Beastie Boys.&nbsp; Apr&egrave;s 2h de show &eacute;lectrique, le concert se termine sur le morceau fard &laquo;&nbsp;<em>F.U.Y.A</em>&nbsp;&raquo;, final quasi pyrotechnique, qui monte en puissance pour venir s’&eacute;clipser sur quelques notes de violon. Quand on est s&eacute;duit par le format du Djing multiple type Birdy Nam Nam ou Chinese Man, on l’est aussi avec le style C2C. M&ecirc;me g&eacute;n&eacute;ration, m&ecirc;mes influences, m&ecirc;me go&ucirc;t du spectacle, les liens sont &eacute;vidents.&nbsp; Le plus C2C, c’est de r&eacute;ussir &agrave; m&ecirc;ler musique organique et num&eacute;rique, sampling et composition pure. Ces 4 &laquo;&nbsp;platinistes&nbsp;&raquo;, comme ils aiment &agrave; se d&eacute;crire, sont d&eacute;j&agrave; aussi&nbsp;repris que David Bowie. Seul petit regret, ils ne sont pas (trop) sortis de la tracklist album en proposant des mix live revisit&eacute;s, m&ecirc;me si l’interlude &laquo;&nbsp;<em>Superstition</em>&nbsp;&raquo; de Stevie Wonder a fait son effet ! Mais on ne va pas chipoter, le Z&eacute;nith s’est embras&eacute;, les mains ont claqu&eacute;, le &laquo;&nbsp;Coup 2 cross&nbsp;&raquo; a mis en plein dans le mile!</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>M&eacute;lissa Mari.</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> *Turntablism&nbsp;: Faire de l’&eacute;l&eacute;ment platine ou vinyle un v&eacute;ritable instrument de musique</p> <p> *DMC: Disco Mix Club</p> <p> * Art de mixer</p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="345px" src="http://www.youtube.com/embed/gpc3cCxWNkU?wmode=opaque" width="420"></iframe></div> Wed, 01 May 2013 07:40:47 GMT 6a398e29-ad44-4aae-8ecf-26aa860662ff Retour à Iltika http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/retour-à-iltika <p> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_3448a0d3365e69a87318ff3ddfc94ae0.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <p> <em>(photo &copy; J&eacute;r&ocirc;me Gaillard)</em></p> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> C’est en mars 2007, peu apr&egrave;s son concert &agrave; la Vapeur de Dijon et son premier Z&eacute;nith en premi&egrave;re partie de <a href="http://www.jamait.fr/">Yves Jamait</a>, que Magma rencontre un tout jeune groupe de la sc&egrave;ne bourguignonne qui surfe sur la vague du slam avec des textes soign&eacute;s et une solide base musicale . Ce dernier fera rapidement parler de lui et enchainera des festivals comme <a href="http://www.lesgiboulees.com/">les Giboul&eacute;es</a>, les Eurock&eacute;ennes, les <a href="http://www.lespeplum.com/">Nuits Peplum d’Al&eacute;sia</a>, les Sc&egrave;nes d’Et&eacute; de La Villette… Bref, c’est une formation qui devait tout &laquo;&nbsp;casser&nbsp;&raquo;&nbsp;!</p> <p> Mais au final, alors que tout le monde nourrissait de grands espoirs pour eux, le r&ecirc;ve n’eut pas lieu.</p> <p> Manque d’accompagnement, de chance, de pr&eacute;paration, p&eacute;riode peu propice&nbsp;?</p> <p> La question reste encore sans r&eacute;ponse…</p> <p> Ce que nous savons par contre, c’est qu’<a href="https://www.facebook.com/pages/Iltika/206933345990806">Iltika</a> a repris le chemin des planches avec un nouveau spectacle, le 6 avril dernier, au Th&eacute;&acirc;tre des Feuillants, &agrave; Dijon. C’est une premi&egrave;re secousse avant la sortie d’un nouvel album pr&eacute;vue pour fin 2013- d&eacute;but 2014. Iltika is back et m&ecirc;me si le show est encore un peu fragile (trois ans loin de la sc&egrave;ne&nbsp;!), on y croit, tout le monde y croit tant cette formation est bourr&eacute;e de talent en commen&ccedil;ant par le chanteur Sidi, le cœur dans la voix, les yeux dans les &eacute;toiles et en continuant avec cette flop&eacute;e de musiciens hors pair&nbsp;: Thotho (Thomas Loyer), <a href="http://saintloup.net/">Damien Saint Loup</a>, Florian Raimondi, <a href="https://www.facebook.com/benoit.kalka?viewer_id=803304385">Beno&icirc;t Kalka</a> et une nouveaut&eacute; de taille, le quatuor Hyperion&nbsp;!</p> <p> Le public &eacute;tait au rendez-vous et l’&eacute;motion palpable, le tour de &laquo;&nbsp;chant&nbsp;&raquo; avait &agrave; peine commenc&eacute; que Sidi embarquait avec lui la salle comme si le temps n’avait pas pass&eacute; et pourtant…</p> <p> &laquo;&nbsp;Y a pas&nbsp;&raquo;, Iltika is back !!!</p> <p> &nbsp;</p> <p> <strong>JG</strong></p> <p> &nbsp;</p> <p> On retrouve Iltika&nbsp;:</p> <p> Au <a href="http://www.francosgourmandes.fr/">Francos-Gourmandes de Tournus</a> (71) le vendredi 7 juin</p> <p> <a href="http://www.lespeplum.com">Aux Nuits Peplum d’Al&eacute;sia</a> (21) fin juillet.</p> <h5> &nbsp;</h5> <h5 align="center"> &nbsp;</h5> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="345px" src="http://www.youtube.com/embed/0a5oBU66azs?wmode=opaque" width="420"></iframe></div> <p> &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> Wed, 01 May 2013 07:27:20 GMT 2e1b2676-d31e-4d5d-8c0b-f4c3e50b7c6e LGK http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/lgk <p> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_02137689e1ce14ba72b50cca8f900c4a.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></p> <p> <em>(Cie LGK&nbsp;&copy; J&eacute;r&ocirc;me Gaillard) &nbsp;</em> &nbsp; &nbsp;</p> <p> &nbsp;</p> <p> Magma ne s’int&eacute;resse pas qu’aux &laquo;&nbsp;pro&nbsp;&raquo;, il nous arrive aussi d’aller fouiner et de faire incursion dans des lieux dits &laquo;&nbsp;amateurs&nbsp;&raquo;&nbsp;! Aussi, ce soir, voyant une assembl&eacute;e bien mise devant une clinique v&eacute;t&eacute;rinaire, je m’arr&ecirc;te et tente la perc&eacute;e. Personne ne se connait, parfait, je me fonds dans l’assembl&eacute;e&nbsp;! Nous entrons dans le couloir de la clinique, nous l’appellerons &laquo;&nbsp;la salle d’attente&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;l’antichambre&nbsp;&raquo;. Les gens sont intrigu&eacute;s mais calmes…Que va-t-il se passer&nbsp;? Pour nous tous, ce soir, c’est la premi&egrave;re fois&nbsp;! Nous descendons les marches une &agrave; une, entre anti puces et vermifuges, nous d&eacute;couvrons des tissus drap&eacute;s sur les murs, des photos… Mais bient&ocirc;t l’ouvreuse arrive et nous introduit, librement, dans la cave.</p> <p> &nbsp;</p> <p> Une sc&egrave;ne, des chaises, une console son… Nous sommes dans une salle de spectacle&nbsp;!</p> <p> Le d&eacute;cor, minimaliste mais efficace, apparait sous les projecteurs. Sous mes fesses, je d&eacute;couvre le programme&nbsp;: &laquo;&nbsp;Cuisine et D&eacute;pendances&nbsp;&raquo;, une pi&egrave;ce d'<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Agn%C3%A8s_Jaoui" title="Agn&egrave;s Jaoui">Agn&egrave;s Jaoui</a>&nbsp;et de&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Bacri" title="Jean-Pierre Bacri">Jean-Pierre Bacri</a>&nbsp;datant de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1992_au_cin%C3%A9ma" title="1992 au cin&eacute;ma">1992</a>. Apr&egrave;s un petit quart d’heure, la troupe apparait et bient&ocirc;t les emmerdes commencent…</p> <p> C’est toujours comme &ccedil;a avec Bacri, incarn&eacute; brillamment ici par Thierry Museur, il n’est jamais content mais quand les invit&eacute;s des personnes qui l’h&eacute;bergent arrivent avec presque deux heures de retard… La suite&nbsp;? Vous la connaissez sans doute…une soir&eacute;e de retrouvaille o&ugrave; tout tourne mal&nbsp;! Les jalousies, la concupiscence, la cupidit&eacute;, les regrets… Mais pour moi, aucun, ce soir&nbsp;! <a href="http://lgk.free.fr/">LGK</a> s’amuse et fait rire l’assembl&eacute;e. Des talents se d&eacute;voilent, des passions sont mises &agrave; jour et de nouveaux lieux pour nos soir&eacute;es apparaissent. La pi&egrave;ce termin&eacute;e, les com&eacute;diens vous proposent un verre de vin ou de jus de fruit, nous &eacute;changeons et la tension redescend. La soir&eacute;e s’ach&egrave;ve, nous quittons l’h&ocirc;pital animalier en glissant &agrave; notre guise une pi&egrave;ce, un billet dans le chapeau avant d’entreprendre la sortie…&nbsp;</p> <p> JG</p> <p> &nbsp;</p> <p> Pour en savoir plus&nbsp;: <a href="http://lgk.free.fr/">http://lgk.free.fr/</a></p> <p> &nbsp;</p> <p> Les prochaines repr&eacute;sentations&nbsp;:</p> <p> Les 31 mai, 4 juillet, 28 septembre &agrave; 21h00 &agrave; LGK <a href="http://www.dijon.fr">Dijon</a> (rue Parmentier)</p> Wed, 01 May 2013 03:25:21 GMT a0cb2792-202d-4cf1-b46f-9d279d4a7d11 NAZCA http://magmajerome.wix.com/magma/apps/blog/nazca <p> <em><strong>CREVER LE DUVET</strong></em></p> <p class="normal"> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <img original-height="434" original-width="652" src="http://static.wixstatic.com/media/ec8ae8_2f49c0825c905e45b71800761cfdca52.jpg" style="display: inline; border: 0px; width: 652px; height: 434px;" /></div> <div content-type="media-description" style="width:100%"> <p> <em>Nazca&nbsp;&copy; Maxime Lelong</em></p> </div> <p> &nbsp;</p> <p class="normal"> <b><i>&nbsp;</i></b></p> <p class="normal"> Si le mot Nazca peut avoir plusieurs significations, on aura bien compris qu’il renvoie ici au voyage, mais &agrave; un voyage tout en l&eacute;g&egrave;ret&eacute; port&eacute; par une harmonie doucereuse et des voix de femmes-enfants jouant sur le fil de la candeur. Nazca, c’est une hache enterr&eacute;e sur le sentier de la guerre o&ugrave; les cowboys ont troqu&eacute; leurs colts contre l’ukul&eacute;l&eacute;, la guitare et l’harmonica afin de s&eacute;duire de jolies et narquoises indiennes tapies sous le tipi...</p> <p class="normal"> <o:p> &nbsp; </o:p></p> <p class="normal"> <b>Magma Bourgogne&nbsp;: Pour vous, tout a commenc&eacute; suite aux tremplins successifs Dijon Live et Musique de RU. Etait-ce le passage obligatoire pour un groupe &eacute;tudiant&nbsp;?</b></p> <p class="normal"> <o:p> &nbsp; </o:p></p> <p class="normal"> Juliette (chanteuse / auteure): On pourrait s’en passer mais je me demande si finalement ce n’est pas n&eacute;cessaire… M&ecirc;me si on ne gagne pas le tremplin, cela permet de se produire sur une bonne sc&egrave;ne, d’avoir les retours d’un jury de professionnels, et surtout de rencontrer d’autres groupes qui en sont au m&ecirc;me point que nous globalement, de voir ce que d’autres &eacute;tudiants explorent musicalement, de r&eacute;aliser ce qu’il est possible de faire &agrave; notre niveau. Dans le cadre d’un tremplin, les gal&egrave;res, les questions, les avanc&eacute;es&nbsp; sont les m&ecirc;mes pour tous et cette relativisation n’est pas possible au contact de grands artistes dont on ne voit que le c&ocirc;t&eacute; dor&eacute; de la m&eacute;daille&nbsp;!</p> <p class="normal"> <o:p> &nbsp; </o:p></p> <p class="normal"> <b>Magma Bourgogne&nbsp;: Que vous ont apport&eacute; ces tremplins&nbsp;?</b></p> <p class="normal"> <o:p> &nbsp; </o:p></p> <p class="normal"> J&nbsp;: De l’assurance&nbsp;!!! Les contacts, la&nbsp; &laquo;&nbsp;renomm&eacute;e&nbsp;&raquo; et la fiert&eacute; font na&icirc;tre une r&eacute;elle confiance indispensable &agrave; un groupe comme nous qui se remet sans arr&ecirc;t en question. &laquo;&nbsp;Gagner&nbsp;&raquo; prouvait que toutes ces heures &agrave; gamberger n’avaient pas &eacute;t&eacute; vaines et que le jury avait remarqu&eacute; que nous pensons notre musique autant que nous la jouons. On s’est dit &laquo;&nbsp;ah tiens, on vaut quelque chose...!&nbsp;&raquo; Et &ccedil;a nous a incit&eacute;s &agrave; aller encore plus droit et plus franchement vers la ligne qu’on voulait suivre,&nbsp; confort&eacute;s dans notre envie d’aller encore plus loin et plus en profondeur. Et puis, bien s&ucirc;r, le gain financier du tremplin nous aide pour &ccedil;a. Les retours du jury nous montrent aussi nos limites et nos fausses routes. Le tremplin fait joli sur un CV, nous donne une certaine cr&eacute;dibilit&eacute; aupr&egrave;s des professionnels. Tout &ccedil;a est tr&egrave;s important... Et puis, on ne remerciera jamais assez la Sc&egrave;ne Bourguignonne qui nous a soutenus suite au Dijon Live et fait b&eacute;n&eacute;ficier de nombreux contacts ! C’est d’ailleurs sur leur site que le festival des Francos Gourmandes de Tournus nous ont rep&eacute;r&eacute;.</p> <p class="normal"> <o:p> &nbsp; </o:p></p> <p class="normal"> <b>MB&nbsp;: Justement, quels souvenirs gardez-vous de cette premi&egrave;re grosse sc&egrave;ne&nbsp;?</b></p> <p class="normal"> <o:p> &nbsp; </o:p></p> <p class="normal"> J&nbsp;: Les souvenirs de cette sc&egrave;ne sont grandioses&nbsp;: nous, comme des boules de nerfs au bord de l’explosion, face &agrave; un public bouillant&nbsp;! C’est vraiment terrible de se donner et de recevoir simultan&eacute;ment de fa&ccedil;on si g&eacute;n&eacute;reuse. On a pris conscience, malgr&eacute; notre style intimiste, que les grosses sc&egrave;nes nous allaient bien aussi. Tant qu’on ira chercher le public du bout des pupilles, il viendra &agrave; nous, et pas besoin de guitare &eacute;lectrique ni d’orchestre symphonique pour cela&nbsp;!</p> <p class="normal"> <o:p> &nbsp; </o:p></p> <p class="normal"> <b>MB&nbsp;: Vous venez de remporter un troph&eacute;e Sacem (et non pas le Prix Sacem), c’est une premi&egrave;re cons&eacute;cration pour vous&nbsp;?</b></p> <p class="normal"> <o:p> &nbsp; </o:p></p> <p class="normal"> J&nbsp;: Oui, c’est Beryl B la laur&eacute;ate du Prix Sacem mais un troph&eacute;e Sacem c’est quand m&ecirc;me pour nous une sorte de cons&eacute;cration. On est vraiment ravis et fiers, et comme pour nos deux tremplins l’ann&eacute;e derni&egrave;re, celui-ci nous remplit &agrave; nouveau d’une &eacute;nergie cr&eacute;atrice donc tr&egrave;s positive ! Ce qui ne veut pas dire qu’on se repose et s’assoit sur ce qu’on a d&eacute;j&agrave; fait, au contraire&nbsp;! La cr&eacute;ation, c’est aussi la remise en cause de certains choix. En plus, ce tremplin nous offre deux semaines de r&eacute;sidence qui conviennent parfaitement &agrave; cette &eacute;nergie qui ne demande qu’&agrave; &ecirc;tre d&eacute;ploy&eacute;e.</p> <p class="normal"> <o:p> &nbsp; </o:p></p> <p class="normal"> <o:p> &nbsp; </o:p></p> <p class="normal"> <b>MB&nbsp;: Est-ce, d’apr&egrave;s vous, la fraicheur de vos compositions et de votre style qui suscite&nbsp; l’int&eacute;r&ecirc;t du public&nbsp;?</b></p> <p class="normal"> <o:p> &nbsp; </o:p></p> <p class="normal"> J&nbsp;: La &laquo;&nbsp;fra&icirc;cheur&nbsp;&raquo; de notre musique, la &laquo;&nbsp;jeunesse&nbsp;&raquo; du groupe et de ses membres, ce sont des mots qui reviennent souvent dans la bouche des gens. Et c’est vrai qu’on est jeunes et qu’on ne cherche pas &agrave; passer pour des plus vieux. On est conscient de cette candeur et on en joue agr&eacute;ablement, ce qui montre bien qu’on n’est tout de m&ecirc;me pas si na&iuml;fs. On ne triche pas avec notre &acirc;ge ni avec nos instruments&nbsp;: pas d’effets, pas d’&eacute;lectrique …juste de la musique pure et brute. On nous dit souvent qu’il y a quelque chose en nous que les gens n’arrivent pas &agrave; d&eacute;finir,&nbsp; &agrave; mettre un mot&nbsp;: un esprit&nbsp;? Un univers&nbsp;?... La musique de Nazca raconte l’histoire d’une naissance, de fa&ccedil;on implicite, mais ce fil nous tient, ancre nos personnages dans une atmosph&egrave;re particuli&egrave;re, un peu myst&eacute;rieuse, en livrant un tout coh&eacute;rent et soud&eacute; qui monte en intensit&eacute;. Ca accroche mine de rien&nbsp;! Le public sent en nous quelque chose de diff&eacute;rent, qu’on ne rencontre pas partout, se laisse apprivoiser. On ne se contente pas de chanter. Nos voix, nos corps racontent et c’est ce qui envo&ucirc;te. Je ne suis pas une indienne en fait, mais plut&ocirc;t une sorci&egrave;re (rires).</p> <p class="normal"> <o:p> &nbsp; </o:p></p> <p class="normal"> <b>MB&nbsp;: Vous venez de sortir votre premier EP pouvez nous en parler mais aussi &eacute;voquer votre d&eacute;marche pour son financement&nbsp;?</b></p> <p class="normal"> <o:p> &nbsp; </o:p></p> <p class="normal"> J&nbsp;: Financer un EP, c’est toujours le probl&egrave;me quand on est un groupe ind&eacute;pendant d’&eacute;tudiants. Alors on a lanc&eacute; un appel aux dons sur le site KissKiss BankBank. Celui qui veut est amen&eacute; &agrave; donner un certain montant qu’il choisit, et en &eacute;change, nous proposons des contre-parties, comme le CD d&eacute;dicac&eacute;, une vid&eacute;o d’une reprise de votre choix, etc. et m&ecirc;me un concert priv&eacute; ! Enfin &ccedil;a c’est pour les giga-dons ;-)</p> <p class="normal"> Sur notre EP, on a d&eacute;cid&eacute; de r&eacute;&eacute;diter quelques compos qui &eacute;taient d&eacute;j&agrave; sur la maquette, avec d’autres arrangements, et surtout un meilleur mixage, et d’enregistrer nos nouveaux tr&eacute;sors. On a fait &ccedil;a chez Marc, le guitariste, qui se d&eacute;brouille tr&egrave;s bien le petiot ! La qualit&eacute; est interm&eacute;diaire, entre la maquette et l’album produit par un label. On est content du r&eacute;sultat pour les moyens qu’on avait. On voulait produire quelque chose qui nous ressemble, et c’est le cas.</p> <p class="normal"> &nbsp;</p> <p class="normal"> <b>MB&nbsp;: Quels sont vos projets et o&ugrave; pourra-t-on vous voir bient&ocirc;t&nbsp;?</b></p> <p class="normal"> <o:p> &nbsp; </o:p></p> <p class="normal"> J&nbsp;: Toujours plus loin !!! Prendre le temps de composer un peu, travailler notre jeu de sc&egrave;ne, les lumi&egrave;res et le son gr&acirc;ce &agrave; la r&eacute;sidence. D&eacute;marcher les salles, festivals, labels et autres structures avec ce nouvel EP. Grandir, rester simple, &eacute;clore!</p> <p class="normal"> <o:p> &nbsp; </o:p></p> <p class="normal"> <b>Propos recueillis par J&eacute;r&ocirc;me Gaillard <o:p></o:p></b></p> <p class="normal"> <o:p> &nbsp; </o:p></p> <p class="normal"> En savoir plus&nbsp;: <a href="http://www.musicnazca.com/">www.musicnazca.com</a></p> <p class="normal"> &nbsp;</p> <p class="normal"> &nbsp;</p> <div content-type="media" style="width:100%;margin-top:10px;margin-bottom:10px"> <iframe allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0" height="345px" src="http://www.youtube.com/embed/EsnrDRl203o?wmode=opaque" width="420"></iframe></div> <p> &nbsp;</p> Tue, 30 Apr 2013 15:56:29 GMT b39b8b91-d630-4ad8-a136-dce7a2c215a1